Travailler plus pour perdre plus ! Selon l'INSEE, le Sarkozysme c'est 435 milliards d'euros de dettes publiques nouvelles sans réindustrialisation ! Soit moins de souveraineté par une dilapidation record en moins de 5 ans imposant 6700 euros de dettes « Nicolas Sarközy de Nagy-Bocsa » par français ! Bonne année 2012 !
vendredi  10 février  2012
Bonne lecture !
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Chronique 19 - samedi 25 avril 2009 Mot Claeys, clé de la duplicité poitevine (acte 5) Chronique 18 - jeudi 23 avril 2009 Mot Claeys, clé de la duplicité poitevine (acte 4) Chronique 17 - lundi 20 avril 2009 Mot Claeys, clé de la duplicité poitevine (acte 3) Chronique 16 - samedi 18 avril 2009 Mot Claeys, clé de la duplicité poitevine (acte 2) Chronique 15 - mercredi 15 avril 2009 Mot Claeys, clé de la duplicité poitevine (acte 1) Chronique 14 - samedi 11 avril 2009 Conseil CAP : Philippe Brottier, dignité fontenoise (acte 3) Chronique 13 - mercredi 8 avril 2009 Conseil CAP : Philippe Brottier, dignité fontenoise (acte 2) Chronique 12 - vendredi 3 avril 2009 Conseil CAP : Philippe Brottier, dignité fontenoise (acte 1) Chronique 11 - mercredi 4 mars 2009 Cantine de Poitiers : Alain Claeys très soupe au lait ! Chronique 10 - mardi 3 mars 2009 Poitiers sereine... Mais que fait Alain Claeys ? Il investit... Chronique 9 - samedi 21 février 2009 Alain Claeys, président de la CAP, ne créera pas de nouvel impôt Chronique 8 - dimanche 8 février 2009 Coeur d'agglo : Poitiers accroche un Lion de plus à son blason (acte 2) Chronique 7 - jeudi 5 février 2009 Coeur d'agglo : Poitiers accroche un Lion de plus à son blason (acte 1) Chronique 6 - vendredi 16 janvier 2009 Rires sous CAP : déboires à plus soif du Poitiers fiscal ! Chronique 5 - lundi 12 janvier 2009 Mauvais CAP à la Communauté d'agglomération de Poitiers Chronique 4 - lundi 5 janvier 2009 Poitiers, paix sociale en ordre de bataille Chronique 3 - samedi 3 janvier 2009 Tandem pictave Claeys-Desbourdes : « je t'aime moi non plus ! » Chronique 2 - mercredi 3 décembre 2008 Poitiers, délicate démocratie locale selon Alain Claeys Chronique 1 - lundi 1 décembre 2008 Poitiers d'Alain Claeys, si bien en son Conseil...
 
19ème Chronique

Mot Claeys, clé de la duplicité poitevine (acte 5)

Kritix, le samedi 25 avril 2009 - 852 consultations - Commenter la chronique
L'an 732. Charles Martel secourant la chrétienté par sa victoire sur les Sarrasins près de Poitiers, où l'on retrouve des réminiscences de l'entrée des croisées à Constantinople de Delacroix. Peinture de Puvis de Chavannes, 1874, dans l'escalier d'honneur de l'Hôtel de Ville de Poitiers.
© kritix.com

Au beau milieu d'un endormissement menaçant, une petite voix fluette se fit entendre avec fracas. L'opposante et conseillère Modem Françoise Colleau se chargea d'une mission des plus rafraîchissante pour monsieur le maire, qui ne vit pas venir cette algarade bien embusquée, « Les grèves à la faculté, c'est tous les ans depuis 2004 ! Cette année, l'université se dépeuple avec une baisse de 26 % des effectifs... Quelles en seront les conséquences ? Lourdes pour l'économie de Poitiers, l'emploi, le rayonnement international. Les étrangers paient cher pour ne pas pouvoir étudier ! Nous sommes très inquiets. Comment défendrez-vous cette université, la plus ancienne de France ? » Le premier magistrat de Poitiers se voulut doucereux, « Je me suis exprimé sur ce sujet grave [voir la vidéo de l'acte 2], sérieux, qu'une jeune femme courageuse m'a communiqué dans un développement explicite... [le maire se fit brouillon] Demain, je rencontre la ministre et des organisations syndicales à Paris » Mais pas seulement... comme nous le verrons en fin de séance...

« Magalie met la pagaille !», Alain Claeys.

La conseillère socialiste Magalie Barc intervint sur Poitiers-Jeunes, puis Alain Claeys plaça, « On fait l'audit de l'association, le cahier des charges est partagé. Le montant[de la subvention], définitif. Il n'est pas question de remettre en cause le carnaval des Expressifs. » L'UMP s'abstint, ne lui épargnant rien. Le maire, lointain, sur le vote UMP de Stéphane Braconnier « Depuis le début, tu as un point faible. » La conseillère Magalie Barc d'humeur riante, « Le concept d'iso-budget c'est pas une cantine de plus. Vous n'oublierez pas de vénérer Bitard [groupe de joyeux drilles alcoolisés estudiantins], on les accueille comme depuis des années... au jus d'orange [roulement de tambour, on s'esclaffe] » A été fait référence à l'arrêté municipal interdisant la consommation d'alcool sur la voie publique. Le maire adora cette récréation et se révélant un bon père de sa famille politique, « Magalie met la pagaille ! » Un peu d'ironie ne nuit pas à la bonne correction...

Alain Claeys passa à la délicate question portant sur une association dans la tourmente, « Toit du Monde se voit dans l'obligation de licencier 3 personnes. On va y aller cette semaine pour comprendre cette crise grave ». Assailli par la fatigue, le chorum s'entendit claironné par Alain Claeys, « Écoutez Aurélien ! » Lequel, ragaillardit, présenta sommairement sa délibération, « Cette année, nous ne pourrons pas appliquer tous les critères, cela fera l'objet d'une application progressive. » L'émulation opéra dans le Conseil, le maire d'une mine réjouie, « Vous voyez comme on peut adopter les choses... » Puis Alain Claeys se porta sur la question du déménagement du lycée des Feuillants pour la création d'une cité judiciaire, « On a été les seuls à voter les taux[d'impositions]. On est tous à voter les subventions de nettoyage sur les voies publiques. Je ne vais pas vous gâcher la soirée... [agitation dans l'opposition] Mais non [à Stéphane Braconnier] !  »

« Pourquoi vous agresser à 22h30 ?! », Alain Claeys.

La bonne humeur retrouvée, le maire fit un vœu, « Je souhaiterai que tout le conseil adhère au chat libre ! » Le conseiller Modem Maxime Huille considérant, lui, ce sujet comme sérieux, non porté à la dérision, d'une voix posée, « Il faudrait réfléchir à une fourrière inter-communale... » Alain Claeys se retrancha derrière la modération de la posture, « C'est une remarque très pertinente. » La bonne humeur allait croissante, le maire, piquant « ça c'est des recettes, ch'sais pas si ils vont voter ![Ricanements... puis caustique à l'adresse de l'opposition] Pourquoi vous agresser à 22h30 ?! »

Retirée au couvent de Sainte Croix, Radegonde donne asile aux poètes et protège les Lettres contre la barbarie du temps, VIIe siècle, où le peintre s'amusa à se représenter avec sa compagne et son ami le poète Théophile Gautier. Peinture de Puvis de Chavannes, 1874, dans l'escalier d'honneur de l'Hôtel de Ville de Poitiers.
© kritix.com

A Poitiers y compris, il semble que la croissance verte n'ait pas la même pertinence économique de bassin d'emplois que de par les autres collectivités territoriales... D'un sourire sarcastique et de ricanements complaisants, sur une délibération parmi tant d'autres, « La région c'est moitié-moitié avec l'Ademe » (sous-entendu, à Poitiers, nous portons l'effort écologique plus loin que ne l'a fait la région). Le conseiller Georges Stupar (aussi conseiller régional) fut respectueux et considéra que la région devait aller plus loin dans la croissance verte. Ces temps de Grenelle de l'environnement : l'opportune bien-pensance qui permet aux gros pollueurs de communiquer écologie, pour continuer à polluer sereinement ! Pourquoi tant de bruit quand la solution tient à tendre vers une consommation des plus sobre possible dans nos modes de vie ?

Alors que l'éreintement eut atteint tous les élus, petit florilège d'une atmosphère décalée : « une participation à 35 €, euh ! 35 000 € », balbutia le conseiller de la majorité Robert Rochaud... Un peu plus tard, on se félicita de rénovations urbaines... Un peu plus loin, le lapsus « cette Terre sainte » et le maire de rectifier « c'est pas Terre saine ? », marque du plan régional anti-pesticides... Fou-rires.
       La séance comme plongée dans un état second, « il faut être pragmatique, on se connaît bien avec Christiane Fraysse... » sa délibération dérapa, « sainte, savante, saine, sale... » Taquineries, la conseillère fut charriée dans ses retranchements, une franche camaraderie aidant... Le conseiller Georges Stupar apporta sa contribution avec le sourire, « un troisième S de concept médiéval ». La conseillère Éliane Rousseau surfant sur l'ironie teintée d'humour, un tempérament, « la ville est propre !  » Le maire juge de paix, s'amuse de l'évidence, « les travaux seront faits par un aménageur ? » « Euh, oui ! » entonna-t-elle.

« Nous ne sommes pas d'accord sur les recettes, mais on s'est finalement entendus sur les dépenses », Alain Claeys.

Ambiance détendue et fatiguée, le maire présenta une nouvelle recrue : une directrice de communication. « La 137 » (délibération), le maire riait, se laissant bercer... « je voudrai saluer les deux secrétariats qui ont cumulé les deux conseils... Nous ne sommes pas d'accord sur les recettes, mais on s'est finalement entendus sur les dépenses », lança-t-il à l'opposition en toute amitié républicaine...

22h43, fin de la séance.

Le maire se garda bien de signifier que le lendemain matin, il serrerait la pince au grand ordonnateur de la casse sociale (le maire, en séance publique, lui attribue régulièrement une politique de casse sociale), dans un esprit républicain. Le lendemain matin, Alain Claeys accueillit donc le président Sarkozy en compagnie de la droite locale sur l'aérodrome de Poitiers-Biard, alors que la visite présidentielle concernait exclusivement le bassin d'emploi du chatelleraudais. L'avidité du pouvoir aveugle certains sur ce qui différencie la règle de droit, du droit de retrait ; si les valeurs mêmes de la république sont bafouées par quiconque, y compris les autorités les plus hautes aux actuelles trahisons républicaines les plus viles. On ne prêche pas les bons sentiments un soir, pour flatter le lendemain matin l'autorité publique en mal de vertus. Quand l'État a des liaisons dangereuses avec certains réseaux d'obscurs milliardaires mexicains aux fortunes pour le moins douteuses, on ne badine pas avec les principes, ni la parole donnée, quand l'on se prétend être un élu républicain. On ne dit jamais à la France : « T'en veux ? », messieurs de la salubrité publique. La courtoisie républicaine ne se cantonne ni aux lieux communs ni à la bonne conscience : il y a des principes et des symboles qui sont républicains ou bien qui ne le sont pas ! A bon entendeur...

Lion de l'Hôtel de Ville de Poitiers, détail de la porte d'entrée.
© kritix.com

Dans l'affaire du cinéma fontenois, le maire Philippe Brottier enverra le lendemain, le 28 mars 2009, son écharpe tricolore de maire au président de la république pour qu'il endosse ses responsabilités, lui qui se prétend si souvent protecteur de tous les français. Le maire de Fontaine le comte Philippe Brottier interviendra devant Nicolas Sarkozy, le 31 mars 2009, l'interpellera alors que le maire de Poitiers Alain Claeys n'en dira mot ; quant à la présidente Ségolène Royal, elle aura été constituée persona non grata, comme non désirable par les services de l'Élysée. Inédit de la part du président de la république à l'égard d'une présidence de région que cet ostracisme... aux oripeaux mafieux. Évidemment, le tout au nom de l'État de droit : les temps ont bien changés depuis 1940... on aimerait le croire. Les électeurs reconnaîtront les bons et les méchants... élus.

Remarquez aussi la regrettable attention du maire de Poitiers soulignant le courage de la jeune étudiante qui lui porta le papier de revendications... après avoir procéder à des méthodes d'intimidations pour savoir quelle était l'appartenance politique de la requérante : réduire la citoyenneté à la portion congrue des a priori de chapelles ! Les présidents Claeys et Sarkozy, une certaine idée de l'ouverture républicaine...

Quand un président Claeys se fascine pour l'arbitraire d'un président Sarkozy, quand la duplicité prend le pas sur la parole donnée, le mimétisme est de tous les instants, l'ouverture politique une priorité : l'un et l'autre n'ont qu'une hantise, que le Modem aspire leur fond électoral...


Trombinoscope de la municipalité de Poitiers
Trombinoscope de la Communauté d'Agglomération de Poitiers [pdf]

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