Travailler plus pour perdre plus ! Selon l'INSEE, le Sarkozysme c'est 435 milliards d'euros de dettes publiques nouvelles sans réindustrialisation ! Soit moins de souveraineté par une dilapidation record en moins de 5 ans imposant 6700 euros de dettes « Nicolas Sarközy de Nagy-Bocsa » par français ! Bonne année 2012 !
vendredi  10 février  2012
Bonne lecture !
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10ème Chronique

Poitiers sereine... Mais que fait Alain Claeys ? Il investit...

Kritix, le mardi 3 mars 2009 - 1031 consultations - Commenter la chronique

Il a une bonne mémoire, celle de son histoire... Subséquente, divine, son histoire sera celle de la rigueur politique, rigueur morale. Monsieur le maire sera personne vertueuse ou ne sera pas. Poitiers vit en lui un héritier, Poitiers devra saluer un réformateur. Réformer les finances, l'urbanité, les solidarités. Le temps politique sonne autrement, les cloches tinteront finement ; celles de Poitiers ne lui seront pas de trop...

« C'est un budget responsable, solidaire et ambitieux... ce n'est pas simple... », Alain Claeys.

Conseil municipal de Poitiers, le 16 février 2009.
© kritix.com

Ce lundi 16 février 2009 fut de ces journées lentes, laborieuses, que l'on connut si souvent durant l'ère Jacques Santrot... Le conseil municipal si mal installé dans cette salle des Échevins entra promptement en matière, le maire y tenant... Les pesanteurs du monde tourmentaient déjà le peu d'entrain de chacun. Le maire de Poitiers en fut bien inspiré et sans détours, aucun, planta le décor conjoncturel avec cette acuité d'esprit aux bienveillantes circonvolutions attribuées selon son bon vouloir, hors les murs de sa vénérable localité... Investir son Poitiers, ville à vil prix, le maire veut y « faire 26 millions d'euros d'investissements en 2009... C'est un budget responsable, solidaire et ambitieux... ce n'est pas simple... c'est difficile pour l'équipe du directeur financier. Ce qui correspond aux engagements pris il y a, ça passe vite, un an. » Il fut décidé des « arbitrages fiscaux » sur la base d'une inflation majorée faiblement.

L'adjoint aux finances et au personnel, Francis Chalard, déplora le désengagement de l'État, afin de stabiliser la situation en vue « d'équilibrer l'âme des services publics dans un plan pluriannuel » en 3 axes forts :
       - Limiter l'impact du respect des engagements
       - Limiter la pression fiscale en tenant compte de l'intégration de certains subsides.
       - Dégager une variable (i.e. marge de manoeuvre) de 8 à 10 millions d'euros : la commission Balladur (dont l'objectif est de proposer au corps législatif une nouvelle partition des collectivités locales françaises) impose la vigilance... Aussi, à ses yeux, doit-on maîtriser la dépense de personnels et améliorer la capacité d'investissement (dans le cas où les subsides nationaux seraient perçus). Le recours à l'emprunt sera stabilisé entre 93 et 98 millions d'euros selon les opportunités. Enfin, aller jusqu'à 26 millions d'investissements en 2009, le tout sera structuré par le projet « coeur d'agglo ».

Le budget devrait satisfaire les grands équilibres des principes financiers. Faire évoluer les ratios pour un excédent budgétaire et un encours de dette maîtrisé. Ne pas mobiliser indûment les encours sur le dos du contribuable. L'important est une dette saine, sans emprunt toxique. Les taux fixes sont parfois un risque quand ils ne profitent pas des opportunités conjoncturelles sur le prix global de la dette ; l'effort devrait permettre une gestion prudentielle comme pratiquée jusqu'à maintenant. « Je tiens à ce que les adjoints illustrent notre politique d'exemples concrets... fin juin, quelques soient les aléas ministériels, une délibération sur l'acquisition des Feuillants dans le cadre de la cité judiciaire sera présentée », annonça Alain Claeys.

« Il y a des promesses électorales que vous n'êtes pas obligé de tenir ! », Maryse Desbourdes.

Salle des échevins en travaux, le 16 février 2009.
© kritix.com

La conseillère Maryse Desbourdes pugnace, « Face au milliards d'euros sortis des caisses vides de l'État, le budget sera une nouvelle fois mis à contribution pour payer le désengagement de l'État... c'est une double peine : les habitants seront taxer de droite comme de gauche... Il y a des promesses électorales que vous n'êtes pas obliger de tenir : les compensations ne devraient pas être supportées par le même contribuable à cause d'une politique de faire mieux avec moins... l'emploi comme variable d'ajustement. Il nous parait urgent de soutenir les associations, les usagers fragilisés... rééchelonner la dette pour baisser la pression sur le budget de fonctionnement... concourir à une meilleur répartition des richesses... il faut voter contre ces orientations gouvernementales ». Il faut noter que la maire de Paris, Bertrand Delanoé, s'est dit dans l'incapacité de répondre à la loi de service minimum, ce qui n' a pas été le cas du maire de Poitiers Alain Claeys qui s'est retranché derrière l'aspect règlementaire, non l'aspect politique...

Le maire Alain Claeys sur la défensive, tentant de se maitriser, « Je ne chercherai pas à vous provoquer comme vous avez essayé de la faire, toutefois... Il y a les faiseux et les diseux : on va essayer de faire ! Nous laissons les cantines pour les plus défavorisés... Si il y a désengagement de la CAF, nous compenserons notamment sur les vacances : c'est une politique de solidarité. Nous, nous fonctionnons à périmètre constant, à la différence de la droite... Jouer avec la dette ? Pas ici ! Je ne ferai pas payer aux générations futures le poids de la dette. La ville de Poitiers sera la ville qui augmentera le moins les impôts. C'est toujours trop mais je pense que la politique de solidarité est une priorité. Pour la politique de Sarkozy, ça se passe au parlement. Au conseil municipal, je respecte la confiance qui m'a été faite au premier tour par les Poitevins ! »

« Investir, c'est trouver des financements. », Philippe Mahou.

Actuel logo de la ville de Poitiers, salle des échevins, le 16 février 2009.
© kritix.com

Le conseiller Mahou, « Pendant la campagne vous aviez promis de ne pas augmenter les impôts ; est-ce une fatalité ? ». « Sortez de votre papier, monsieur Mahou ! », explosa le maire. Cette méthode de déstabilisation est parfois utilisée aussi par la présidente de Région Poitou-Charentes, Ségolène Royal, à l'endroit de ses opposants. En effet, notre actuelle classe politique peinent à discourir sans notes : la place laissée au Verbe est réduite à sa portion congrue, une sorte de caricature grotesque qui ferait pleurer un cirque ! Sauf exception, les tribuns ne sont plus en cour, quand le slogan publicitaire écarte le discours spontané, loin des charlatans en communication ! Notre classe politique est infestée de ces pratiques qui nuisent à la démocratie, à l'intérêt général : les citoyens ne pouvant plus s'exprimer librement en l'absence d'informations fiables, d'informations contradictoires et conformes à la réalité structurelle de la population.

Baissant d'un ton, le conseiller Mahou enchaîna « Un maintien strict de la fiscalité serait souhaitable : les taux sont déjà très haut. Quelque soit le désengagement de l'État, les poitevins ont déjà assez payé. Les développements d'économies d'échelles sont cruciales... Lille et Pau [apparentées PS] avec ou sans l'apport du Modem, n'ont pas augmenté la fiscalité ; elles ont adoptée une politique de fort désendettement... La mairesse de Pau a baissé les charges en maintenant l'Investissement. Lille et Pau ont une certaine maîtrise de la dépense par un gel croissant de la fiscalité... En 8 ans, Poitiers a augmenté les impôts de près de 40 % : c'est le pouvoir d'achat des poitevins qui est atteint... c'est un héritage lourd avec une absence de marges de manoeuvres... Pourquoi ne pas baisser nos indemnités d'élus ? Ce serait un beau symbole... » Son intervention leva des bancs de l'assemblée un brouhaha, cette humeur délétère convenant aux situations les plus désagréables...

« Des indemnités ?! J'en parle librement puisque je suis plafonné », Alain Clayes, maire de Poitiers. Pour la gouverne, le plafond indemnitaire est de 8 165,42 € au 1er octobre 2008, selon la circulaire ministérielle du 9 octobre 2008 (voir copie ci-contre).

Extrait de la circulaire ministérielle du 9 octobre 2008, relative aux indemnités de fonction des titulaires de mandats locaux.

Le député-maire n'y tint plus, laissa éclater sa fureur, son honneur ayant été souillé ! « Je n'aime pas la démagogie ! », s'écria-t-il ! « Des indemnités ?! J'en parle librement puisque je suis plafonné sur mes indemnités. Vous faîtes peut-être des voix [avec cette démagogie]... Je suis prêt à entendre toute critique mais je veux que chaque citoyen puisse devenir conseiller... Vous faîtes du mal ! Je veux un service publique de qualité. Vous serez le premier à me le rappeler... Je ne vous laisserai pas insulter le conseil municipal : c'est tout ce que je déteste en politique ! Ce que vous faites c'est du populisme, avec votre petit sourire ! A travers cette remarque... n'insultez pas la représentation locale ! C'est la deuxième fois que je met en colère, après que votre collègue eut mis en doute la transparence de ma politique... Je veux que tout poitevin puisse devenir un conseiller municipal. Un travail doit être rémunéré. » Une conseillère de la majorité fit remarquer avec regrets, « la chasse au gaspi se heurtera à des charges incompressibles...nous souhaitons un développement responsable ».

Tension extrême, colère homérique, Alain Claeys fut digne et ferme, se défendit du mieux qu'il le put, sans toutefois revenir sur les choix financiers parfois discutables de son prédécesseur et ami Jacques Santrot. La brutalité de la manière trouve son fondement en ce que le maire plaida en la démocratie représentative et non pas dans une démocratie censitaire, où la gestion du bien public tiendrait à des rentes de situations ou patrimoniale ou relationnelles.

La suite de la séance dans la chronique "Cantine de Poitiers : Alain Claeys très soupe au lait !"


Trombinoscope de la municipalité de Poitiers
Trombinoscope de la Communauté d'Agglomération de Poitiers [pdf]

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