Travailler plus pour perdre plus ! Selon l'INSEE, le Sarkozysme c'est 435 milliards d'euros de dettes publiques nouvelles sans réindustrialisation ! Soit moins de souveraineté par une dilapidation record en moins de 5 ans imposant 6700 euros de dettes « Nicolas Sarközy de Nagy-Bocsa » par français ! Bonne année 2012 !
dimanche  12 février  2012
Bonne lecture !
Chronique 61 - vendredi 11 juin 2010 Claude Eidelstein but le calice budgétaire jusqu'à la lie
Chronique 61 - vendredi 11 juin 2010 Claude Eidelstein but le calice budgétaire jusqu'à la lie Chronique 60 - jeudi 3 juin 2010 Claude Eidelstein ne jettera pas la pierre... Chronique 59 - mardi 1 juin 2010 Tourmente poitevine ou la pression fiscale décomplexée Chronique 58 - samedi 29 mai 2010 0,9 de Pâques : cap, cap, cap, codex ! Chronique 57 - mercredi 26 mai 2010 Fibre budgétaire : cachez cette taxe qu'un rigoureux socialiste ne saurait voir ! Chronique 56 - dimanche 23 mai 2010 Le transport gratuit d'une exaspération budgétaire Chronique 55 - dimanche 18 avril 2010 0,9% : l'Impôt d'un passé de l'Imprévoyance Chronique 54 - vendredi 16 avril 2010 Alain Claeys a sauvé la CAP de la faillite ! 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61ème Chronique

Claude Eidelstein but le calice budgétaire jusqu'à la lie

Kritix, le vendredi 11 juin 2010 - 791 consultations - Commenter la chronique

C'est en ces circonstances que l'on mesure combien le président Alain Claeys doit endurer les conséquences de choix désinvoltes... Si l'on peut reprocher à l'élu Alain Claeys de beaucoup filtrer, l'élu Jacques Santrot communiquait quasiment pas sur les problèmes ; ce qui explique pour beaucoup sa longévité, en léguant à ses partisans le fruit de sa fuite en avant !
       En fin de règne, du temps où l'argent publique coulait à flot, le président Jacques Santrot rappelait souvent, quand les choses étaient délicates, qu'elles seraient "pour son successeur", sans jamais citer de nom ! Successeur qu'il connaissait bien sûr... Or, celui-ci fut son ancien directeur de cabinet, toujours en retrait, attendant son heure tapi dans l'ombre, devant tant d'intempérance !

L'édile Alain Claeys n'est pas expansif : il agit à l'abri du nombre, en comité toujours restreint... Les conciliabules aidant, les choix sont alors communiqués et c'est en essayant de ne pas trop faire de vagues, que le président-député-maire rationalise et met au placard les responsables de la situation de quasi faillite de la CAP. La différence majeure entre les gouvernements Jacques Santot et Alain Claeys, tient en ce que le président Santrot arrosa d'argent public sans contrepartie tout ce qui était mal géré ; tandis que le président Alain Claeys a le souci du contribuable et demande des comptes à ceux qui dilapident l'argent public par négligences. Si le président Claeys assume le passé, on pourrait plutôt ajouter qu'il écarte de la réalité du pouvoir tous ceux qui pourraient nuire à l'équilibre du budget communautaire. En cela, on pourra louer ce tournant de bonne gestion, même si imparfait, mais respectueux des poitevins et vital pour Poitiers à court terme. On pourra noter que le plus difficile, pour le président Claeys, sera de ne pas laisser certains clientélismes prendre le pas sur les grands équilibres budgétaires.
       On pourra constater que monsieur le président du "Grand Poitiers" assume pour le moment sa charge via une efficiente méthode prudentielle : l'édile Alain Claeys est méfiant de nature, ce qui est la base de tout bon gouvernement. Dans quelques mois, ce sera l'heure de vérité : les arbitrages devront enfin se faire et de là sortiront du bois quelques surprises...

Un centre de conférence si semblable aux banques...

Séance plénière de la Communauté d'Agglomération de Poitiers (CAP) le 26 mars 2010.
© kritix.com

Le conseil de la Communauté d'Agglomération de Poitiers du 26 mars 2010 se terminait. Le vice-président Aurélien Tricot, le port altier :
       « Je suis surpris de voir que monsieur Braconnier — dont les amis ont recapitalisé les banques, il y a quelques mois, à hauteur de plusieurs milliards d'euros — vienne nous faire la leçon aujourd'hui sur le fait que nous sommes en train d'essayer de sauver le centre de conférences de la gare, dans un quartier c'est vrai qui connaît des difficultés. [Le centre de conférence] a besoin, plutôt que de ceux qui crient avec les loups [La bergerie serait-elle en danger ? NDLR], d'être accompagné et restructuré. Je crois que le projet de la CAP, sur les années qui viennent, qui va consister à développer la gare [...] jusqu'à la Porte de Paris, participe à un développement important [...] puisque ce pôle va être un point fort en terme d'économie et de formation dans les années qui viennent. [À la condition que l'urbanisation ne soit pas confiée à l'amateurisme... NDLR] Et nous, nous n'avons pas recapitaliser les banques avec plusieurs milliards d'euros : il est normal que nous recapitalisions les structures de l'agglomération de Poitiers qui sont en difficultés. » L'édile Claude Eidelstein l'écouta, silencieux...

L'ancien directeur de cabinet de Jacques Santrot participa à cet échec d'urbanisation de la gare, avec une tour tronquée, une architecture banale qui ne donne aucune identité ni à Poitiers ni à la CAP ! Et dont les écheveaux financiers n'échapperont sûrement pas à l'ancien argentier de Poitiers, l'élu Jean-Daniel Blusseau, ni au numéro 2 du système Santrot, le vétéran Maurice Monange qui sait rester sur sa réserve...

Comparaison n'est pas toujours raison

Le conseiller communiste Patrick Coronas, lors de la séance publique du conseil municipal de Poitiers du 5 octobre 2009.
© kritix.com

Le conseiller Patrick Coronas rappela les fondamentaux :
       « Un centre de conférence dans un pôle multimodale à côté d'un centre de formation, c'est plutôt une idée très cohérente par rapport à ce quartier. [...] Par rapport à la viabilité à long terme, [...] je pense qu'il aurait été intéressant d'avoir des comparaisons avec le fonctionnement des structures équivalentes dans d'autres villes équivalentes... pour avoir en tête comment une structure comme celle-ci prend pied et arrive à l'équilibre ? »

Le vice-président Francis Chalard :
       « Sur les utilisateurs du centre de conférences : plus de 90% sont satisfaits de ce qui leur est proposé ! C'est un outil qui est effectivement bien situé... [...]. Sur le business plan à moyen terme, sur 3 ans, ce qui est prévu : c'est de terminer avec un déficit de 40 000 euros au cours de la première année 2010, [...] de trouver l'équilibre en 2011, et de passer à un bénéfice d'un peu plus de 40 000 euros en 2012 pour récupérer le déficit de la première année. Voilà ce qui est prévu aujourd'hui avec le développement du chiffre d'affaire raisonnable. Il y a une montée en charge, notamment avec l'utilisation du centre par le CNFPT [Centre National de la Fonction Publique Territoriale, NDLR] de façon plus importante. Il est prévu, dans le compte d'exploitation, un montant pour permettre une commercialisation moyennant commissionnements à des spécialistes pour ramener un certain nombre de clientèles. Mais [...] c'est un outil qui est assez extraordinaire [...]. Quant à la comparaison avec les autres centres de conférences, c'est un peu compliqué, mais il faudra effectivement que [nous y travaillions]. »

Dimensionnement sans mesure

Le conseiller UMP Stéphane BRACONNIER lors du conseil municipal de Poitiers du 29 mars 2010.
© kritix.com

Le conseiller UMP Stéphane Braconnier persifla :
       « Si la réponse à tout ça est de dire : "regardez ça marche bien, le CNFPT qui n'a pas assez de place chez lui, a besoin de salles". Alors à ce moment-là, il fallait construire des salles supplémentaires, moi je ne suis pas contre ! Mais c'est pas un centre de conférences que l'on a voulu de haut standing et de haut niveau, avec des coûts de fonctionnement qui sont nécessairement plus importants, qu'il fallait construire ! On est dans un problème d'adaptation de l'équipement aux besoins de la collectivité, au moment où l'équipement est en service. C'est çà la réalité ! Moi, je suis très content que le CNFPT utilise beaucoup le centre de conférence. Mais ce n'est pas d'un centre de conférence dont il a besoin, mais de salles de formation [...]. Le fond du problème c'est l'inadaptation de l'équipement aux besoins de la collectivité ! »

Francis Chalard fendit l'armure technocratique, enfin :
       « Je n'ai pas dit qu'il n'y avait que le CNFPT ! Il y en a bien d'autres ! Mais, sans doute que c'est un problème de dimensionnement. [...] Et le problème de dimensionnement, il existe pour tous ! Puisque lorsque l'on [parle] avec le centre de conférence du Palais des Congrès [au Futuroscope], la problématique qu'ils ont, [...] c'est que lorsqu'ils accueillent 100 ou 150 personnes, ils sont emmerdés ! Voilà ! Non mais je le dis comme çà ! Ils sont ennuyés, voilà, comme me le dit Claude... ! [Le grand argentier sourit, et le président par intérim Claude Eidelstein passa par toutes les couleurs... dans le miroir de courtoisie. NDLR] Mais le problème c'est que mettre en route toute une mécanique pour accueillir 150 personnes, leur pose problème en terme de coût par rapport à la manifestation organisée. [...] Parfois lorsqu'il y a 100 personnes, elles se sentent perdues dans un grand centre de conférences... Et beaucoup aimeraient venir un peu plus en ville plutôt que de rester effectivement sur place !
       Voilà c'est un problème de dimensionnement dans tous les sens. Je pense que [le centre de conférence de la gare] est relativement bien dimensionné. En tout cas, ce qui est certain, c'est qu'il est bien placé ! Avoir un pôle multimodale où il y a un accès par les TER, par le TGV, par les bus, y compris pour faire la navette entre le parc du Futuroscope et le pôle multimodale : c'est autant d'atouts et c'est un lieu privilégié pour mettre en place ce type de structures. »

       Nous sommes prévenus : on ne touche pas au centre de conférences de monsieur Chalard ! On peut dire que le préposé aux finances le défend plutôt bien, tant la question est épineuse...

M. Eidelstein (à droite), maire de Chasseneuil-du-Poitou, vice-président. Monsieur Francis CHALARD (à gauche), vice-président. lors du conseil de la Communauté d'Agglomération de Poitiers du 2 juillet 2009.
© kritix.com

Après avoir pressé son voisin de droite, l'élu Claude Eidelstein, pas un mot plus haut que l'autre... quoique... :
       « Je crois que les collègues sont très éclairés sur le sujet ! Alors, il nous reste à désigner deux administrateurs. Donc, sont candidats Bernard Cornu et Maurice Monange... Si, si vous êtes candidats ! [Ricanements, NDLR]. Donc je les inscris sur la délibération que je mets aux voix ! » Les élus Cornu et Monange, bien que surpris, semblaient ravis ! Le président Alain Claeys avaient décidé de ces faveurs à l'abri du tohu-bohu public. Le vice-président fit son devoir consciencieusement, après avoir bien involontairement déconcerté certains élus par ce choix du prince. En tout cas on sait qui dirige...

Équipée de Varenne du gazon maudit !

Sur une subvention pour le stade de la Varenne, le vice-président Aurélien Tricot, grinçant :
       « Alors effectivement, sur la demande insistante et pressante [Pressions amicales, mais efficaces... NDLR] du maire de Saint Benoît, nous avons décidé en commission des équipements sportifs, d'engazonner le terrain de la Varenne. Et à cet égard, il s'agit donc de solliciter une subvention auprès du Conseil Général et de l'État en vue de financer cette opération. »

Puis furent votés des travaux d'optimisation énergétique sur les équipements de la patinoire et de la piscine de la Ganterie. Une mesure de bon sens et de bonne gestion.

Un aménagement urbain de pointe

Le vice-président Bernard Cornu sur la ZAC des Montgorges, toujours avec ce souci d'être compris :
       « Il s'agit d'approuver le cahier des charges de cession de terrains des Montgorges. [...] C'est très rare d'avoir un cahier des charges de cession de terrains pour une ZAC qui soit aussi précis, aussi complet ; et qui aille aussi loin dans la description de ce qu'on attend ! De manière à ce qu'on ait une qualité architecturale d'ensemble et environnementale et urbanistique de très haut niveau. On a mis la barre très haute à la ZAC des Montgorges...
       Quelques exemples. Tout ce qui tourne autour évidemment de l'efficacité énergétique avec les normes BBC — Bâtiment Basse Consommation — et l'objectif d'atteindre la norme Bâtiment Passif en 2012. Le compostage collectif qui va être mis en place dans les îlots. Des espaces de jardins qui vont pouvoir être demandés aux promoteurs dans les îlots à logements collectifs. Il y a un travail sur les espaces de stationnements [...]. Des cheminements de déplacements doux qui sont recherchés. Et beaucoup de précisions très techniques sur les aspects architecturaux, paysagés, les essences d'arbres...
       Il s'agit aussi de mettre en œuvre la mixité sociale dans chaque îlot bâti ; c'est une disposition importante de notre PLH. Et pour faire tout çà, au delà du cahier des charges que vous approuverez, [...] [il y aura] un accompagnement des promoteurs par une équipe de conseils [qui contiendra] un architecte urbaniste [...] pour valider chacun des projets sur chacun des îlots de la ZAC
[Le président Alain Claeys a tiré les leçons de la piteuse réalisation urbanistique de Saint Eloi où le ghetto menace déjà ! NDLR] [...] ; et la mise en œuvre de pénalités pour dissuader les candidats à la construction de réaliser des opérations de moindre qualité. On envisage aussi sur cette ZAC de promouvoir des projets d'auto-promotion si certains candidats le souhaitent.
       [...] Ce cahier des charges préfigure l'orientation que l'on a en matière d'aménagement sur l'ensemble de l'agglomération. On met en œuvre [...] la notion d'éco-quartiers pour s'acheminer vers une notion d'éco-ville à travers des mesures de ce type-là un peu partout dans l'agglomération. »

Il est à noter que l'ère Claeys tourne définitivement le dos à l'aberration urbanistique qu'est l'étalement urbain de Beaulieu et Saint Eloi : sorte d'agrégat minéral impersonnel, auquel on y adjoint des illusions de nature ! Aujourd'hui, on revient aux fondamentaux : le politique met le cadre, fixe les objectifs et laisse aux professionnels du bâtiment le soin de mettre au mieux en musique la délicate alchimie urbaine que la brutalité du passé ne sut pas penser ! Il faudra panser ce qui pourra l'être, en ne signant pas mécaniquement des permis de construire pourvoyeurs de faciles et alléchantes recettes fiscales.

Pass'Foncier : une aide à la mixité sociale

Gare de Poitiers, en février 2010.
© kritix.com

Le vice-président Bernard Cornu sur le PLH et la réglementation du Pass-foncier :
       « Le Pass'Foncier [est un] dispositif d'accès à la propriété [...]. [Il] permet aux primo-accédants [...] des aides financières : la TVA à 5,5%, le prêt à taux zéro majoré et surtout le remboursement décalé du prix du terrain. Ils achètent d'abord le logement et puis quand ils ont fini de rembourser le logement, là, ils achètent le terrain. C'est un peu compliqué à mettre en œuvre... Ce dispositif inclut une participation financière obligatoire de la commune-siège et de la Communauté d'Agglomération.
       Alors la délibération décrit le montant de cette aide qui, selon la taille des ménages, va être pour la CAP de 1500 euros pour les ménages de 3 personnes et de 2000 euros pour les ménages de 4 personnes et plus. Dans l'hypothèse où les gens intéressés bénéficieraient également d'une aide du département, on réduit d'autant l'aide de la CAP puisque le montant des aides est plafonné à 3000 euros dans un cas et 4 000 euros dans l'autre. Donc cette délibération dit combien ont va donner pour çà.
       Deuxièmement, cette délibération indique comment on fait — c'est un peu compliqué comme dispositif — pour que chacune des personnes intéressées puisse constituer un dossier solide et être sûr que c'est de ce dispositif dont elles ont besoin. Eh bien c'est l'ADIL, l'Agence Départementale d'Information sur le Logement, qui va aider. Donc nous passons une convention avec l'ADIL qui, en gros, nous engage à orienter vers l'ADIL chacun des candidats à ce dispositif de Pass'Foncier. [...]
       Donc une aide financière de la CAP. Une aide financière de la commune. Une convention avec l'Adil. »

Le conseiller Patrick Coronas questionna :
       « J'ai lu dans le document qui nous est proposé [sur le Pass'Foncier], un point essentiel : la garantie de rachat et de relogement. Mais est-ce que quelqu'un peut me donner des informations sur cette garantie ? [...] Pour pouvoir me faire un avis plus posé sur le Pass'Foncier. »

Le vice-président Bernard Cornu lui répondit :
       « Cette garantie, elle est faite par le CIL concerné. C'est dans le dispositif légal du Pass'Foncier. Pour toute information de ce type, adressez-vous à l'ADIL puisque nous avons une convention avec eux. » Ricanements dans l'assemblée. Ambiance...

La vice-présidente Florence Jardin, caustique :
       « Puisque même les élus vont aller consulter l'Adil, est-ce que la subvention a été revalorisée du fait qu'il y ait cette convention ? »

Le vice-président Bernard Cornu répondit à nouveau :
       « L'ADIL nous a écrit [...] pour que l'on augmente la subvention à l'ADIL pour plusieurs raisons. D'abord l'augmentation de l'activité ; et deuxièmenent le fait que l'ADIL a changé de locaux en s'installant dans les bureaux qui sont à côté de la gare. [Le fameux quartier d'affaires... NDLR] Notre effort pour l'ADIL a été important, puisqu'en 2008 la subvention était de l'ordre de 10 000 euros. En 2009, nous l'avons porté à la demande de l'ADIL à 13 500 euros. Et cette année nous la portons à 20 000 euros ! [...] Il y a effectivement une augmentation sensible de la subvention. [...] On a doublé la subvention en deux ans. » L'ADIL est gourmande : il faudra suivre le service rendu...

Le dribble las

Sur l'attribution d'une subvention de fonctionnement au Poitiers-Basket 86 (PB86), Aurélien Tricot :
       « 111 000 euros qu'on avait déjà versé... Il nous reste à verser 165 000 euros pour la saison 2010-2011. [...] Comme chacun le sait, [le PB86 est] désormais assuré de son maintien en pro A. » Indifférence sur tous les bancs... Aucun engouement parmi les élus... Décidément le basket ne semble pas passionner les élus poitevins.

Le conseiller Michel Berthier :
       « L'ADAPGV, c'est l'association qui s'occupe des gens du voyage, en particulier de la gestion des aires d'accueil. [Cette subvention] est un premier [apport] au titre du fonctionnement pour l'année 2010 de 68729 euros. »

S'en suivirent d'innombrables subventions aux associations qui conditionnent un maillage politique du territoire.

C'est en toute fin de séance qu'un élu s'étonna que Poitiers remplaçait l'agglomération dans un document... C'est alors que le vice-président, le sourire en coin, rectifia non sans humour : « Le Grand Poitiers ! Le Grand ! ». Ainsi va le temps : Poitiers marginalise les identités locales...

Le vice-président Claude EIDELSTEIN, lors du conseil de la Communauté d'Agglomération de Poitiers (CAP) du 30 avril 2010.
© kritix.com

« S'il vous plaît ! On arrive au bout ! », lança le maire de Chasseneuil-du-Poitou au silence éloquent sur les subventions tous azimuts ; une obligation de réserve, sûrement... Les élus étaient tous plus ou moins distraits et peu attentifs aux subventions routinières.

Le président par intérim Claude Eidelstein :
       « Jean Marie qui a encore une bonne vue à cette heure-là... Vas-y !
       — Je suggère d'autoriser le président à la place du maire !
       — Ooooooooooh !
       — Y'en a qui suivent ! C'est bien ! Bravo ! »
railla l'élu Claude Eidelstein, toujours tout en retenue.

Concernant les personnels de la CAP (le Grand Poitiers) Francis Chalard :
       « Oui, comme vous le savez, tout les ans nous faisons voter le montant de la prime annuelle de vacances des personnels de la Communauté d'Agglomération... [Soit 1279 euros brut]. » Ce sont les petits privilèges de fin de séances, qui suivent le point de fuite et puis s'en vont...

Il était 22 heures, ce 26 mars 2010. Le conseil de la Communauté d'Agglomération de Poitiers s'achevait et les élus partaient pour le pot.


Trombinoscope de la municipalité de Poitiers
Trombinoscope de la Communauté d'Agglomération de Poitiers [pdf]

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