Travailler plus pour perdre plus ! Selon l'INSEE, le Sarkozysme c'est 435 milliards d'euros de dettes publiques nouvelles sans réindustrialisation ! Soit moins de souveraineté par une dilapidation record en moins de 5 ans imposant 6700 euros de dettes « Nicolas Sarközy de Nagy-Bocsa » par français ! Bonne année 2012 !
vendredi  10 février  2012
Bonne lecture !
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8ème Chronique

Valéo : les présidents Sarkozy et Claeys snobent la présidente Ségolène Royal

Kritix, le lundi 13 avril 2009 - 1006 consultations - Commenter la chronique

Présidente de Poitou-Charentes, Ségolène Royal, persona non grata ! Mais quel est donc cet esprit républicain à l'anathème obséquieux ? Il se trouve qu'en Poitou, on s'arrange de tout, la politique étant souvent circonstanciée ; l'argent étant souvent la variable d'ajustement des prises de positions...

A la veille de la venue en Poitou du président Nicolas Sarkozy, la présidente Ségolène Royal s'offusqua de ce précédent inédit que ce comportement présidentiel à l'adresse d'un élu local : « Nicolas Sarkozy est bienvenu dans la région que je préside, même si je n'ai pas été invitée, ce qui est parfaitement regrettable sur le plan républicain... J'attends que Nicolas Sarkozy se comporte en tant que président de la République et débloque sans lésiner le Fonds stratégique d'investissement [FSI] pour les entreprises précarisées »

Château médiéval poitevin de la Motte D'Usseau (XVème), à 5 km de Châtellerault (Vienne).
© kritix.com

10h50, la flotte présidentielle « bling-bling » (8 avions) se pose sur le tarmac de l'aérodrome de Poitiers-Biard. Jean Pierre Raffarin raconte le 31 mars 2009 dans son carnet, « Un salut particulier pour les députés socialistes Alain Claeys et Jean Michel Clément qui ont participé à l'aéroport à l'accueil républicain du Président, se joignant ainsi à mes collègues parlementaires Elisabeth Morin, Jean-Pierre Abelin et Alain Fouché ». Descendirent de la passerelle de l'airbus présidentiel, le sénateur Jean-Pierre Raffarin, les ministres tendus Laurent Wauquiez, Brice Hortefeux, Martin Hirsch puis rejoignirent le cortège officiel ; le président Sarkozy, avec son déhanché trépident, s'introduisit illico presto dans son véhicule blindé, sans autres manières, avec la diligence d'un président US : 17 voitures constitua le présidentiel cortège qui bloqua l'A10 pour se rendre dans le nord de la Vienne dans la bonne ville de Châtellerault. Nous avons ici le pourquoi de la flambée budgétaire de l'Élysée avec l'aimable complaisance de nos parlementaires ! Ce n'est pas la crise pour tout le monde : les restrictions c'est pour les français pas pour ceux qui les gouvernent... La visite présidentielle dura deux heures commençant par la CAF, puis le pôle emploi, puis la table ronde à la salle de spectacle du Chillou d'Ozon. Le président annonça la nomination d'un commissaire à la réindustrialisation, la signature d'un contrat de site (financements de projets), un meilleur soutien du chômage partiel et la mise en place du CTP (outil contre le licenciement économique).

Le préfet de régon Bernard Tomasini sur le qui-vive avec son blocus châtelleraudais... Les tireurs d'élites déjà opérationnels sur les toits... Venant avec ses gendarmes, ces murs, le président Sarkozy parla devant pléthore de caméras claquemuré dans une triste salle, au beau milieu d'un public filtré, où les sympathisants UMP étaient légion, sauf exceptions... à quelques centaines de mètres de la salle sans fenêtres où Nicolas Sarkozy prononça un discours sur les mesures prises face à la crise. La manifestation comprenant ouvriers d'Heuliez, salariés, étudiants contre la fac « bling bling », 2 000 personnes selon la préfecture, 7 000 selon les syndicats, fut stoppée loin du centre-ville en état de siège. Des projectiles atteignirent les forces de l'ordre qui répondirent par des tirs de grenades lacrymogènes. De violentes échauffourées furent constatées. Selon la préfecture, 700 policiers et gendarmes mobiles étaient chargés de la sécurité de la visite présidentielle.

L'un des huit appareils de la flotte présidentielle, après le décollage de l'aérodrome de Poitiers-Biard, le 31 mars 2009, par très beau temps.
© kritix.com

Lors de la table ronde traitant de la crise économique à Châtellerault, avec la délicate situation de Valéo, le président Nicolas Sarkozy sobre dans ses promesses, déclara « On va dépasser les 5% de déficit [public] et je dois en permanence équilibrer les sommes qu'on investit pour l'avenir... Je ne décrédibiliserai pas la signature de la France. Ma seule limite est là... » Il préconisa sa méthode : répondre à la crise par l'investissement. Il poursuivit, « ...La seule limite que je mets, c'est que les dettes ça se rembourse et je n'engagerai pas la France dans des dépenses répétitives, année après année, qui seront des dépenses d'assistance. » Tandis que Nicolas Sarkozy faisait bonne figure, le maire fontenois Philippe Brottier fit un coup d'éclat : assis parmi le public, il se leva soudainement et tenta vainement d'interpeller le président de la république sur l'état économique lamentable de sa commune qu'un projet de salle de cinéma, neutralisé à Paris, mène à la misère dans un contexte de crise économique mondiale, crise que le président Sarkozy prétend contrecarrer personnellement. Remarquons que les deux maires de la CAP que sont Philippe Brottier (Maire de Fontaine le Comte) et Alain Claeys (maire de Poitiers et président de la CAP), n'ont pas les mêmes amitiés avec le président Nicolas Sarkozy. Ce sinistre économique fut ignoré, le service d'ordre ayant eu pour consigne de faire taire cet élu de la république un peu trop indiscipliné au goût du président... A la veille du G20 de Londres, le président de la république affirma que, sur la scène internationale, « il faut qu'on obtienne des résultats, il n'y a pas de choix. La crise est trop grave pour qu'on se permette de faire un sommet pour rien »
      
       Nicolas Sarkozy quitta Poitiers-Biard et, survolant le Futuroscope, s'extasia derrière un hublot : « on ne dit pas assez que la Vienne c'est beau ! », dixit Jean Pierre Raffarin, jubilant dans son carnet le 31 mars 2009.

Voilà comment chacun des responsables pratiquent l'art de la politique : les uns ajustent leurs convictions au gré des circonstances, les autres, dans la recherche d'une opposition frontale, répugnent à louvoyer. Derrière les beaux discours, jugez les actes et leurs conséquences.


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