Travailler plus pour perdre plus ! Selon l'INSEE, le Sarkozysme c'est 435 milliards d'euros de dettes publiques nouvelles sans réindustrialisation ! Soit moins de souveraineté par une dilapidation record en moins de 5 ans imposant 6700 euros de dettes « Nicolas Sarközy de Nagy-Bocsa » par français ! Bonne année 2012 !
vendredi  10 février  2012
Bonne lecture !
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4ème Chronique

Le conjuré Chirac mortifie la CPI !

Kritix, le lundi 2 septembre 2002 - 673 consultations - Commenter la chronique

Les pressions américaines ont commencé à ébranler la fermeté des pays de l'Union européenne sur la Cour Pénale Internationale, dont les États-Unis ne veulent pas être justiciables.
       Les ministres des Affaires étrangères des Quinze, qui ont affiché le 31/08/2002, lors de leur réunion informelle d'Elseneur (Danemark), leur opposition à une attaque préventive américaine contre l'Irak, ont tenté de trouver une position commune sur la CPI.
       Les États-Unis sont opposés à cette juridiction qui a été portée sur les fonts baptismaux le 1er juillet grâce à l'UE, et le Conseil de sécurité de l'Onu a accordé en juillet dernier une exemption de poursuites d'un an en faveur des soldats américains engagés dans des opérations de maintien de la paix.
       Mais Washington veut plus et tente de promouvoir des accords bilatéraux pour éviter que des ressortissants américains ne soient traduits devant la nouvelle instance internationale habilitée à juger des particuliers pour crimes graves.
       Quelques pays, dont la Roumanie, Israël et le Timor oriental ont accepté de conclure de tels accords, procurant l'immunité aux ressortissants américains, et le secrétaire d'État américain Colin Powell a écrit à tous ses homologues européens pour qu'ils fassent de même le plus vite possible.
       Pour la Commission européenne, les pays qui signeraient de tels accords se mettraient en contradiction juridique totale avec les engagements qu'ils ont pris dans le cadre de la CPI . Les Quinze doivent donc se déterminer, ce qu'ils devraient faire lors de leur prochaine réunion, le 30 septembre.
       Deux camps sont toutefois d'ores et déjà présents.
       Le premier, qui reste pour le moment majoritaire, ne veut pas entendre parler d'une dérogation générale qui affaiblirait d'emblée une toute jeune institution en quête de crédibilité. Si les États-Unis veulent, comme la France, faire usage de l'article 124 du traité de Rome pour obtenir un délai (sept ans dans le cas de la France) afin d'adapter leurs hommes aux exigences du CPI, ils en ont le loisir à condition, bien entendu, d'adhérer préalablement à ce texte. "Le mieux serait d'intégrer les Etats-Unis", a ainsi estimé Per Stig Moeller, le ministre danois des Affaires étrangères, dont le pays préside pour l'instant l'Union européenne. Mais certains pays de l'UE semblent prêts à aller plus loin et à accepter les demandes des Etats-Unis, qui n'entendent pas adhérer à un traité dont l'administration Bush ne veut pas.
       Le président du Conseil italien, Silvio Berlusconi a indiqué que son pays était prêt à accéder à la requête américaine d'accord bilatéral et un responsable britannique a estimé qu'un tel arrangement ne serait "pas incompatible avec le traité".
       Dans ce contexte, se dirige-t-on vers une crise interne? Les deux camps semblent souhaiter un compromis.
       Londres et Rome ont annoncé samedi qu'ils voulaient une position européenne et attendraient au moins la réunion du 30 septembre 2002 avant de déterminer définitivement leur position.
       La France refuse également de s'enfermer dans une position trop fermée qui empêcherait tout arrangement. "Nous comprenons les préoccupations américaines et c'est donc dans un esprit constructif que nous cherchons une solution pragmatique", a déclaré le ministre français des Affaires étrangères, Dominique de Villepin. Cet ancien membre du cabinet noir ou cellule de crise de l'Elysée, durant la troisième cohabitation, en sa qualité de maître du Quai d'Orsay, participe à l'affaiblissement de la diplomatie française… les Munichois du 30 septembre 1938 seraient-ils sur le Retour ? Par manque de courage politique et militaire, le consensus mou semble s'accorder sur tous les voeux du gendarme du monde américain; rappelez vous de 1938, où chacun pratiquait la politique de l'autruche par l'entremise de piteux compromis stratégiques. Or, on ne fit que retarder le conflit...qui arriva, comme le craignait la SDN.
       Remarquez le mépris américain vis à vis de l'ONU, en usant non pas de cette instance universelle, mais en usant de l'OTAN, cette instance propre à la famille G8 ! Il est donc singulier de constater que les oraganisations chechant la concorde internationale (ONU et ONG), restent l'artifice des grands enjeux...
       La SDN fut un échec. L'ONU quant à elle, est un alibi aux conflits armés: sorte d'habillage légal destiné à rendre souveraines toutes les actions des membres du conseil de sécurité et ce, sans que l'assemblée générale (regroupant la quasi totalité des pays) de l'ONU n'ait de réels pouvoirs !
       L'actuelle position toujours inconnue de l'UE sur le problème irakien, est en soi une parfaite illustration des abus de pouvoirs américains qui n'existaient pas sous la présidence Clinton... La famille Bush aurait cette faculté à jouer le western, et au Texas et à la Maison Blanche...
       Je terminerai cette perspective historique en vous faisant remarquer cette ironie de l'Histoire quant à la date de ces marchés de dupes : le 30 septembre est date commune pour 1938 comme pour 2002... la politique de l'Irrationnel serait elle de la partie ?
       Cette France médiocre semble donc silloner parmi les travées de l'armada du rustre texan et milliardaire Bush (grand ami du potentat médiatique et non moins président italien : Silvio Berlusconi le bien nommé ! ). L'ingratitude de la "médiocratie 2002" commence à parfaire les tous derniers feux du rayonnement diplomatique français ! Maudits soient les abandons politiques, au plus offrant des grandes puissances: on vend une certaine idée de la France ! Le trop-plein de compromis tue ainsi dans l'œuf le pittoresque de l'identité hexagonale ! Le Gaullisme est à mettre au Musée !
       Quelle belle rentrée quinquennale, mosieur Chirac! Mais quel legs politique laisserez-vous pour la postérité, votre Excellence ?


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