Travailler plus pour perdre plus ! Selon l'INSEE, le Sarkozysme c'est 435 milliards d'euros de dettes publiques nouvelles sans réindustrialisation ! Soit moins de souveraineté par une dilapidation record en moins de 5 ans imposant 6700 euros de dettes « Nicolas Sarközy de Nagy-Bocsa » par français ! Bonne année 2012 !
dimanche  12 février  2012
Bonne lecture !
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26ème Chronique

Le peuple bat le pavé... Raffarin bat en retraite !

Kritix, le lundi 26 mai 2003 - 2002 consultations - Commenter la chronique

Lancement de la battue ! Retraites: Raffarin utilise le Fillon de la discorde entre privé et public. Le principe de l’égalité en droit fait bonne figure, pour mieux masquer les intentions peu avouables de mettre la SECU sur le déclin... Les banquiers et assureurs se frottent les mains, pour le plus grand malheur de l’exception sanitaire française ! Prendre à son compte, à bon compte, un Medef se targuant avec félicité maladroite, que le pouvoir ne se fait pas dans la rue, mais s'y perd. La Rue appauvrit. Le discours dictatorial a ceci de bon qu’il ne change pas. Ne pas se réformer, c’est aller à la ruine. Monsieur Seillière se croirait investi d’un mandat gouvernemental... Raffarin , c’est vrai ? En bon Monsieur 49-3, il sourit. Et sa popularité s’effrite, ses Raffarinades fanent, Sarkozy se mure... Un an est passé, l’euphorie aussi...

La démagogie, elle, est toujours là, mais maintenant elle se voit ! Si les français, dans leur ensemble ne comprennent pas toutes les manigances du poitevin, il ne se trompent pas quand ils constatent la croissance de la fracture sociale en terme de répartition des richesses. Citons l’augmentation des rémunérations des salariés de la SECU, ceux qui se disent de statut « profession libérales » : vous aurez reconnus les généralistes. Ces corporatistes qui plombent la SECU, eux qui ont pris la santé en otage, pour mieux jouir de leurs privilèges ! Les spécialistes de la médecine eux, n’ont rien reçu, aussi grognent-ils devant ce « deux poids, deux mesures » ! La baisse de l’impôt sur le revenu qui profite à 10 % de la population française et que Monsieur 49-3 considère comme les « parents pauvres » des années Jospin... Quelle misère ! On en pleurerait... Matignon, quelle émotion ! Depuis plusieurs semaines la France manifeste , comme jamais depuis le 21 avril 2002 et mai 1968... Les manifestations du 13 mai dans toute la France ont annoncé celles du 25 mai 2003.

Au soir du 25 mai 2003, le gouvernement Raffarin aborde une semaine de vérité après la manifestation monstre de dimanche à Paris de centaines de milliers de personnes lui demandant de revoir sa réforme des retraites. Forts de leur démonstration de force, les syndicats (CGT, FSU, Unsa, Force ouvrière et le Groupe des Dix) demandent au Premier ministre français de surseoir à la présentation du projet mercredi en conseil des ministres. Mais le ministre des Affaires sociales, François Fillon, a exclu dans la soirée de renégocier sa réforme avec les partenaires sociaux. "Revoir les syndicats toujours, renégocier, non", a-t-il dit sur TF1, soulignant que les manifestants étaient "nombreux à manifester contre les retraites et encore plus nombreux à sanctionner les gouvernements qui n'ont pas le courage de les faire".

Le cortège parisien, l'un des plus imposants de ces dernières années, a rassemblé 600.000 personnes selon les organisateurs et 300.000 selon la police. Face à la détermination affichée jusqu'à présent par le gouvernement, le "front du refus" appelle d'ores et déjà à amplifier la mobilisation et brandit la menace d'un blocage des transports à partir du 3 juin. "Aucun calendrier politique ne saurait justifier la volonté du Premier ministre de passer en force", déclarent les organisateurs. "Une longue mobilisation, y compris avec des actions dures, est possible", a prévenu Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT. "Nous sommes à la veille du 28, vous avez encore la possibilité de discuter, après ce sera un débat politique", a renchéri Marc Blondel secrétaire général de FO.

Les opposants à la réforme bénéficient du soutien d'une majorité des Français (65%), selon un sondage CSA/Le Parisien-Dimanche. De plus, 74% d'entre eux voient dans le défilé du 25 mai le signe d'un conflit qui va durer. Selon une étude Ifop pour Dimanche Ouest-France, 55% des Français souhaitent l'ouverture de nouvelles négociations. Dans le même temps, J.Chirac et J.P.Raffarin enregistrent un recul, respectivement de sept et de trois points, dans le baromètre Ifop. Un "retour sur terre" après les surcroîts de popularité de la crise irakienne qui semble traduire, pour le chef de l'État, une forte demande d'expression et d'explications.

Cependant, J.P.Raffarin ne semble pas prêt à sacrifier sa crédibilité à un indice de popularité. "Je ne suis pas inquiet, il y a l'expression du moment et puis il y a le devoir d'avenir. Moi, j'estime devoir assumer mes responsabilités pour l'avenir de la France", a-t-il déclaré le 24 mai au soir avant de quitter le Canada (où il vient d’effectuer une visite d’État) pour regagner la France. Raffarin serein ? Le Premier ministre doit présider le 27 mai un comité interministériel sur l'Éducation pour tenter de dénouer la crise des enseignants et éviter qu'elle ne se conjugue avec celle des retraites. Il devrait attendre le 28 mai pour s'exprimer sur la crise sociale, probablement sur TF1, selon le JDD.

François Bayrou, président de l'UDF, a estimé pour sa part que les Français "ressentent un vrai malaise" mais il a affiché son soutien au gouvernement. "Imaginez que le gouvernement retire sa réforme, on ne pourrait plus jamais faire de réforme en France", a-t-il dit au Grand Jury RTL-Le Monde-LCI. Le président de l'UMP, Alain Juppé, a également appelé le gouvernement à tenir bon. "En démocratie, la décision appartient aux représentants du peuple", a-t-il ajouté sur Europe 1, soulignant qu'il revenait désormais au Parlement de débattre du projet du gouvernement. "Nous irons jusqu'au bout de cette réforme. C'est au Parlement que désormais le débat va s'ouvrir", avait martelé vendredi le ministre des Affaires sociales.

Dans une tribune adressée à "ceux qui doutent", François Fillon s'est également employé à dénoncer les "mensonges" utilisés selon lui pour torpiller son projet. "Les salariés ne doutent pas. Ils sont inquiets et n'ont plus confiance", lui ont répondu les syndicats. Le numéro deux de la CGT Jean-Christophe Le Duigou a demandé au gouvernement de "reporter de quelques mois les décisions" sur les retraites en déplorant que son calendrier soit, selon lui, "purement politique".

En revanche, le secrétaire général de la CFDT, François Chérèque, qui a approuvé le compromis proposé par le gouvernement, estime que "retirer le texte" sur la réforme des retraites "serait la pire des choses". Les opposants espèrent en tout cas que l'ampleur de la mobilisation amènera le gouvernement à reconsidérer sa position dans un pays où peu de réformes, depuis vingt ans, ont résisté à l'assaut de centaines de milliers de manifestants dans la capitale. Les syndicats doivent se retrouver dès le 28 mai pour envisager une "amplification du mouvement" et le début de la semaine devrait être marqué par une multiplication d'appels à la grève, notamment dans les hôpitaux et aux impôts.

Le 27 mai, les fédérations CGT, SUD, FO, Unsa et CFTC appellent à la grève à La Poste et à France Télécom, et une journée de mobilisation est prévue dans les Bouches-du-Rhône. Le trafic aérien sera sensiblement perturbé le même jour par une grève des contrôleurs aériens. S'y ajoute la mobilisation des personnels de l'Éducation nationale, qui prévoient une nouvelle journée d'action contre les deux réformes majeures du gouvernement, les retraites et la décentralisation.

Si le projet de loi sur les retraites est transmis en l'état le 15 juin au Parlement, les syndicats des transports menacent en outre d'entamer une grève reconductible à la SNCF, la RATP et dans les "entreprises privées et publiques" à compter du 2 juin au soir pour les trains et du 3 au matin dans les autres secteurs. Ces derniers estiment que les régimes spéciaux non concernés par les présentes réformes, le seraient tôt ou tard par la suite, en étant finalement présentées comme des vestiges de temps révolus...

Dénouement heureux ? Il semble que les réformes passeront en force... Seulement le gouvernement serait bien avisé de ne pas trop politiser ce qu’il présente comme des réformes intangibles ! L’urgence est une chose, le long terme en est une autre. L’exception française que constitue la SECU ne peut être pérenne qu’à la condition de faire priorité à la redistribution des Richesses : cette solidarité entre catégories socioprofessionnelles qui avec certaines perspectives de la réforme Fillon, semblent vaciller... C’est le moins que l’on puisse dire... Les français ne seront pas dupes longtemps... Monsieur 49-3 l’aurait-il oublié ?


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