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18ème Chronique

Bayrou raille le train-train Chiraco-Schröder !

Kritix, le Monday 20 January 2003 - 2386 consultations - Commenter la chronique

Rappelez vous... c’était un 23 avril 2002, au soir du périlleux premier tour de l’élection présidentielle française, le président de l'UDF François Bayrou avait affirmé son refus d'une uniformisation de la droite à l'occasion des Législatives 2002. "Dans la Constitution, ce sont les partis qui donnent les investitures, c'est même leur mission constitutionnelle", avait déclaré F.Bayrou sur Europe 1. "J'assumerai cette mission constitutionnelle; je ne serai ni phagocyté ni digéré par qui que ce soit", avait-t-il ajouté. Fort de son score de 6,84% obtenu ce fameux dimanche soir, qui le plaça comme le quatrième homme de cette élection présidentielle, F.Bayrou rejeta l'idée de la formation d'un grand parti de la droite pour mener la bataille législative. "Pour conjurer le risque" d'une multiplication des "triangulaires" aux législatives, "il faut que les Français sentent la possibilité de changer profondément le pouvoir en France", avait-t-il estimé. Interrogé sur sa participation au gouvernement dans le cas de la réélection de J.Chirac à la présidence, F.Bayrou a répondu: "Je n'en ai en tout cas pas discuté avec lui (Chirac) parce que je ne suis pas un homme de marchandage". "La clé, pour moi, c'est 'est-ce qu'on veut changer le pouvoir ou rester dans les schémas classiques éculés'", a poursuivi F.Bayrou. "Si on reste dans les schémas classiques éculés, je n'y participerai pas". Il a démenti avoir demandé le poste de Premier ministre, comme le rapportent certains journaux. "Ces journaux mentent et ceux qui leur ont dit ça mentent deux fois plus". A propos d'un débat entre Jacques Chirac et Jean-Marie Le Pen, dont l'organisation ne semblait pas acquise dans le camp RPR, F.Bayrou a déclaré: "J'étais favorable à un débat au premier tour. Je suis favorable à un débat au second tour, c'est naturel qu'il y ait un débat". Vous connaissez la suite, J.Chirac refusa le face à face télévisé, ne voulant pas donner à son ennemi politique de 30 ans, une tribune inespérée ! La droiture est ici toute chiraquienne... Appréciez !

F.Bayrou et Alain Juppé étaient ensemble à Toulouse lors d’une congrès de l’ex union pour la majorité présidentielle, en février 2002. Dix mois plus tard, le 5 octobre, le président de l'UDF fustige le "caporalisme" et le "sectarisme" de l'ancien Premier ministre devenu depuis, président de l'Union pour la majorité présidentielle (UMP). Des critiques qui intervint après le coup de colère de Juppé contre le soutien apporté par le ministre de l'Equipement Gilles de Robien à Christian Blanc, candidat de l'UDF à une législative partielle dans les Yvelines.

F.Bayrou s'est opposé le 15 janvier 2003 au président J.Chirac en rejetant l'idée d'une double présidence européenne proposée par la France et l'Allemagne qu'il a qualifié de "projet funeste et dangereux". Alors que peu de dirigeants avaient réagi à la proposition franco-allemande formulée la veille au soir conjointement par J.Chirac et G.Schröder, M. Bayrou a multiplié les interventions. Il s'est exprimé dès le matin sur LCI, a fait une déclaration à la presse en fin de matinée avant de poser une question très éculée au Premier ministre J.P.Raffarin furax et rubicond du front... UMP, à l'Assemblée dans l'après-midi. L’ancien candidat à l’élection présidentielle de 2002 a dénoncé le "compromis baroque" entre la France et l'Allemagne sur la présidence bicéphale de l'UE."Ce choix est pour moi extrêmement dangereux pour l'avenir". "L'Europe à 25, de surcroît avec des pays non-européens comme la Turquie et présidée par deux présidents, c'est la garantie de la division et de l'impuissance". Prédisant "un siècle d'embrouillamini" à l'Europe si la proposition franco-allemande est entérinée par les Quinze, F.Bayrou a estimé que cette configuration aboutirait à un "inéluctable conflit de légitimité". "Les citoyens n'y comprendront rien. Les pays étrangers n'y comprendront rien. Qui sera la voix de l'Europe, l'un ou l'autre?" s'est-il interrogé. Le président de l'UDF a proposé dès 1999 que le président de l'UE ait autorité sur la Commission.

M. Bayrou, qui propose un président européen élu, à terme, par les citoyens, avait déjà fait connaître son opposition à cette double présidence évoquée par Valéry Giscard d'Estaing, président de la convention pour l'avenir de l'Europe, notamment lors du débat organisé sur cette question à l'Assemblée le 3 décembre."C'est le genre de compromis boiteux qui risque de faire boiter l'Europe pendant longtemps", a-t-il affirmé, prédisant, si cette idée était adoptée "un siècle d'embrouillaminis parce que chacun voudra avoir la prééminence sur l'autre". "Une Europe à 25, avec des pays non européens comme la Turquie, et deux présidents, c'est une Europe qui est forcée de s'enfoncer dans l'impuissance, la division et au bout du compte dans l'immobilisme ou l'illisibilité", a dit M. Bayrou. De plus, a-t-il souligné, "les citoyens ont besoin de comprendre les institutions dans lesquelles ils vivent et cette idée de deux présidents (...) va les plonger dans une incompréhension complète". "Si l'Europe est incompréhensible, elle est rejetée, et si l'Europe est divisée, elle est impuissante. Or on veut institutionnaliser la division de l'Europe entre une Europe des Etats et une Europe des peuples qui chacun auront leur président, et chacun aura sa légitimité", a-t-il relevé. "On a essayé en France la cohabitation pendant des années. On a vu les dégâts que cela faisait", a-t-il noté, qualifiant de "faute" le fait de "vouloir exporter ce modèle de la cohabitation française". Il a aussi ironisé sur la déclaration de M. Chirac affirmant que cet accord "démontre que le moteur germano-français (...) fonctionne bien". "L'important n'est pas le moteur mais le volant. Ce n'est pas seulement à quelle vitesse on va, c'est la direction", a dit M. Bayrou.

Pour sa part, à cette interpellation, J.P Raffarin a vertement défendu ce même 15 janvier, le compromis franco-allemand sur la réforme des institutions de l'UE, en expliquant que les deux pays ont fait "un pas" l'un vers l'autre pour faire progresser la construction européenne."Les Allemands ont fait un pas. Les Français ont fait un pas. C'est cela la construction européenne", a déclaré le Premier ministre lors des questions au gouvernement à l'Assemblée nationale. Dans sa question, le président de l'UDF a mis en garde une nouvelle fois contre les dangers du "compromis boiteux" passé juste auparavant, entre J.Chirac et Gerhard Schröder. La France et l'Allemagne proposent une double présidence pour l'UE, avec un président de la commission élu par le Parlement et un président du conseil européen élu à la majorité qualifiée. F.Bayrou a jugé ce compromis "des plus dangereux". "S'il y a deux présidents, il y aura deux légitimités, et il y aura une concurrence et un affrontement entre les deux présidents et les deux légitimités", a estimé le député des Pyrénées-Atlantiques, en demandant au gouvernement de "renoncer à une idée aussi funeste".Dans sa réponse, le Premier ministre a rappelé que ce compromis n'était "pas une décision mais une contribution" commune des deux pays à la convention sur l'avenir de l'Europe présidée par V.G.d'Estaing. "C'est très important, notamment quand on a trop souvent donné le sentiment de l'arrogance de la France", a-t-il souligné. Sur le fond, J.P.Raffarin a rappelé que "l'Europe avance quand il y a un accord franco-allemand". "Que ce soient le général de Gaulle et Adenauer, V.G.d'Estaing et H.Schmidt, F.Mitterrand et H.Kohl, et aujourd'hui J.Chirac et M. Schröder, à chaque fois les accords sont obtenus quand chacun fait un pas vers l'autre", a noté le Premier ministre. M. Raffarin a expliqué que J.Chirac avait "fait un pas vers les Allemands" en acceptant que le président de la commission soit élu à la majorité qualifiée par le Parlement européen."En retour, nous obtenons le pas que nous attendions, enfin de doter le président du conseil de la durée et de la stabilité", a poursuivi le Premier ministre. La contribution Chirac-Schröder prévoit que le président du conseil sera élu par ses pairs pour cinq ans ou pour deux ans et demi renouvelables. J.P.Raffarin a estimé que ce compromis traduit la "double culture de l'Europe", "la culture des Etats-nations représentée par le Conseil", et "la culture des peuples représentée par le Parlement". "Nous ne voulons pas que l'on mésestime la culture des Etats-nations. Nous voulons respecter la culture des peuples exprimée par le Parlement", a-t-il souligné.

L’UDF de Bayrou, qui entend réaffirmer la place de sa formation entre l'UMP et le PS, a vivement critiqué le 19 janvier 2003 le "parti unique" de la droite et surtout son président, Alain Juppé, et a quelque peu égratigné le gouvernement Raffarin 2. "Alain Juppé, paraît-il, n'aime pas notre liberté de ton", a-t-il dit dans son discours de clôture du congrès de l'UDF, à Paris. Il répondait au président de l'UMP, qui, la veille, avait dénoncé "l'agressivité" de ses propos. "Aujourd'hui, il voudrait en plus de tout cela que ses alliés se taisent", a lancé F.Bayrou, après avoir rappelé que l'UMP "a tous les pouvoirs au niveau de l'Etat" et que "jamais aucun parti, depuis que la République existe, n'a concentré autant de pouvoirs entre ses mains". "Lui qui est intelligent, qu'il réfléchisse à ceci: les meilleurs soutiens, ce n'est pas ceux qui disent oui à tout, c'est ceux qui essaient de voir clair, d'avertir des dangers et qui sont assez libres pour approuver quand ils sentent que la direction est bonne et pour avertir quand ils croient qu'elle est mauvaise", a-t-il poursuivi. Le président de l'UDF, réélu la veille à la tête de son mouvement lors d’un nouveau congrès du Parti, avec 95,46% des suffrages exprimés, a proposé à son homologue UMP, au lieu "d'envoyer des télégrammes et des oukases par presse interposée", de lui téléphoner afin d'organiser une rencontre où ils discuteraient "en partenaires respectueux des uns les autres". F.Bayrou a également formulé des critiques à l'égard du gouvernement. S'il a dit soutenir la lutte contre l'insécurité et la position de Paris à propos de l'Irak, il s'est fait incisif sur de nombreux sujets comme la décentralisation, la construction européenne, la politique budgétaire et surtout la modification prévue des modes de scrutins. A propos des élections régionales, il a ainsi affirmé que telle ou telle modification envisagée par l'UMP "ne serait pas autre chose qu'une déclaration de guerre au pluralisme". Concernant les européennes, il a jugé que réformer le mode de scrutin risquait d'être "un crime contre l'idée européenne". "Je ne me situe nullement en critique du gouvernement, je me place en partenaire et en co-responsable. En éclairant le chemin qui nous reste à parcourir, nous appelons à l'effort", a-t-il dit. "Le meilleur allié du gouvernement, ce n'est pas celui qui manie la brosse à reluire et qui l'ovationne à tout propos, c'est celui qui parle avec lui, les yeux dans les yeux, du mal français, des injustices de la France et qui lui suggère un itinéraire et des méthodes pour y répondre". "Contrairement à ce qui est dit, nous n'avons aucune querelle, aucun contentieux avec le gouvernement de la France", a affirmé le président de l'UDF. "Nous sommes en désaccord avec l'idée de l'UMP parti unique, d'un monopole concentrant tous les pouvoirs de toute nature entre ses mains", a-t-il poursuivi.

Le président de la formation centriste, qui compte 27 sénateurs et 30 députés, alors que l'UMP dispose de la majorité absolue au Parlement, estime que la "société française a besoin d'un projet, d'un idéal". "Je veux assigner une ligne à notre mouvement. Nous devons être, dans la démocratie française, le parti de la justice". Tous les orateurs du mouvement ont abondé dans le sens de leur président. "Il est temps de se mettre en ordre de bataille", a dit Hervé Morin, président du groupe centriste à l'Assemblée, qui a plaidé pour la formation "d'une troisième voie", d'une "force centrale de la politique française. Gilles de Robien, unique ministre UDF du gouvernement, qui a préférer ironiser sur les déclarations d'Alain Juppé en lui proposant de "s'inspirer de la méthode Raffarin, qui fait travailler ensemble des UMP et des UDF", a proposé que les dirigeants centristes soient "ni des frondeurs perpétuels, ni des flatteurs permanents". Un autre ministre s'est rendu à ce congrès. L'ex-UDF Jean-Louis Borloo (Politique de la Ville) a assisté à la fin des travaux. Le député André Santini a préféré filer la métaphore cinématographique. "En gros, le PS, c'est Harry Potter et les petits sorciers, l'UMP, où chacun prépare ses petits couteaux, c'est Gangs of New York. A côté de ces super productions, il y a place pour un cinéma d'auteur", a-t-il dit. Mais pourquoi diable, la droite française préfère-t-elle les Enfers ?... En laissant le succès de Harry aux rouges adversaires, qui ne leur veulent pas du bien, mais qui de leurs couleurs se fondent bien dans ce décor endiablé !


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