En 2015, François Hollande c'est 900 euros de dette publique supplémentaire par français !
Wednesday  20 September  2017
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20ème Chronique

Hallucinations Raffarin !

Kritix, le Monday 10 February 2003 - 2243 consultations - Commenter la chronique

Le Nirvana n'est plus très loin… Fécondant l'esprit de la bonhomie de notre premier ministre, Vishnu féconde son "esprit bonhomme", et plus spirituel que jamais suit le cheminement gaulliste du "mentor Chirac" ! Que la ministre M.A.Marie se taise, elle qui fit croire le 6 février au monde entier, que la France suivait Bush ! La rhétorique diplomatique appartient au preux Dominique De Villepin, qui fier de sa monture onusienne rend un bel hommage à la France, à l'UE et au mythique Monde équilibré. Cet ancien responsable du cabinet noir de l'Élysée (durant la cohabitation avec Jospin) protégea le Prince avec talent, faute de morale publique… Mais reconnaissons, qu'il s'est bien racheté lui et Chirac: la France recouvre aujourd'hui son influence d'antan, cet aiguillon pacifique prompt à résoudre par le dialogue les conflits les plus mafieux !

Jean-Pierre Raffarin a déclaré le 6 février que la France et l'Inde avaient un message de paix commun à "faire passer" alors que la crise irakienne entre dans une phase décisive. "Je crois qu'aujourd'hui on peut dire que sur le plan international la France et l'Inde ont un message commun à faire passer en faveur de la paix", a déclaré le Premier ministre français au début du volet politique de sa visite en Inde. La France et l'Inde sont l'une et l'autre jusqu'à présent hostiles à une intervention militaire contre l'Irak qui serait unilatéralement décidée par les Etats-Unis, et souhaitent donner "toute sa chance" à la mission des inspecteurs de l'ONU. La crise irakienne a été un sujet important de ses entretiens avec les dirigeants indiens. Il devait notamment évoquer avec ses interlocuteurs l'impact d'une guerre éventuelle sur la situation au Moyen-Orient et sur l'Asie du Sud, où vit une importante communauté musulmane. Le Golfe abrite par ailleurs une importante communauté indienne. Selon son entourage, le chef du gouvernement devait également examiner avec les responsables indiens les conséquences économiques d'un tel conflit. "La France n'a jamais dit que l'Irak était vierge de tout soupçon. Nous nous posons des questions mais nous pensons qu'on peut obtenir des réponses à ces questions par les inspections", dit-on de source proche de J.P.Raffarin. "Si cela aboutit à une impasse, on verra, mais il faut donner toute leur chance aux inspections", a-t-on ajouté de même source. Après le réquisitoire contre l'Irak prononcé au Conseil de sécurité de l'Onu par le secrétaire d'Etat américain Colin Powell, le président américain G.W.Bush a déclaré que "la partie (était) terminée" (Stop! Game is over !)pour le régime de Bagdad tandis que Londres et Washington annonçaient de nouveaux déploiements de troupes dans le Golfe. Les Etats-Unis accusent l'Irak de détenir des armes de destruction massive en violation de la résolution 1441 de l'Onu exigeant son désarmement et ont fait savoir qu'ils pourraient recourir à la force si Bagdad ne se plie pas à cette résolution.

La France et l'Inde sont au demeurant sur la même ligne face à la crise irakienne, réaffirmant ensemble leur hostilité à une action armée contre l'Irak décidée unilatéralement par les Etats-Unis. "It's not a game, its not over" ("Ce n'est pas un jeu, ce n'est pas terminé"), a lancé le 7 février J.P.Raffarin, à New Delhi, lors d'une conférence de presse, en reprenant des propos du Président américain. Stop game ! G.W.Bush laissa entendre que Washington s'orientait désormais vers une intervention militaire contre le régime de Saddam Hussein. "Il y a une autre alternative à la guerre et nous souhaitons que le processus engagé par la résolution 1441 (du Conseil de sécurité de l'ONU) aille jusqu'à son terme, telles que les choses ont été prévues", a ajouté J.P.Raffarin. Il a rappelé que les inspecteurs de l'ONU chargé de retrouver d'éventuelles armes de destruction massive en Irak remettraient leur prochain rapport le 14 février. "C'est seulement après ce rapport que le conseil de sécurité pourra apprécier la situation", a-t-il ajouté. Il a précisé que la position française était "la même" que celle de New Delhi, exprimée quelques instants plus tôt par son homologue indien, Atal Bihari Vajpayee, qui avait lui aussi dit: "Je ne pense pas que la partie soit terminée". Pour Atal Bihari Vajpayee, les "preuves" présentées au Conseil de sécurité par le secrétaire d'Etat américain, C.Powell, doivent être "soigneusement examinées" par les inspecteurs de l'ONU. Il en a appelé à la "sagesse" de l'ensemble des 15 membres du Conseil de sécurité pour trouver une solution. Les deux Premiers ministres n'en ont pas moins exhorté l'Irak à tout faire pour éviter une guerre. J.P.Raffarin a estimé qu'il était "encore temps" pour les dirigeants irakiens de passer d'une "contribution passive à une contribution active" et de fournir toutes les informations nécessaires. "J'espère sincèrement que l'Irak se conformera pleinement à la résolution 1441", a pour sa part déclaré Atal Bihari Vajpayee. Selon l'entourage du Premier ministre français, la crise irakienne et les conséquences éventuelles d'une guerre ont été "le sujet essentiel" de ses entretiens à New Delhi. Outre Atal Bihari Vajpayee, il a notamment rencontré le président indien, A.P.J Abdul Kalam. Il a aussi évoqué avec eux la lutte contre le terrorisme, sujet très sensible pour New Delhi qui accuse le Pakistan (allié américain) de soutenir les extrémistes islamistes en Inde et les séparatistes du Cachemire.

Il a insisté tout au long de la journée sur le fait qu'il n'y avait pas de "bon terrorisme" pour la France, déterminée à lutter contre "toutes les formes de terrorisme". Lors d'une rencontre avec des étudiants indiens, il a cependant renvoyé dos-à-dos la "pensée unique" américaine et les extrémistes du "camp du désespoir". "C'est notre devoir commun d'avoir confiance en l'avenir, de ne pas appartenir au camp de la pensée unique, le camp qui croit que le choc des civilisations nous donnera le bonheur pour l'éternité", a-t-il déclaré. "Mais il ne faut pas aussi appartenir au camp du désespoir, au camp de ceux qui ne croient plus en l'avenir." J.P.Raffarin, dont c'était le premier voyage hors d'Europe, a invité l'Inde à partager la vision française du monde, qu'il a décliné en quatre principes : solidarité, responsabilité, sécurité et démocratie. La crise irakienne a presque fait passer au deuxième plan le principal objectif de cette visite : relancer les relations économiques et commerciales franco-indiennes, dont les deux Premiers ministres ont reconnu qu'elles n'étaient pas "à la hauteur" de l'amitié entre les deux pays. Hormis la signature au salon Aero India de Bangalore, première étape de sa visite, d'un contrat de 320 millions d'euros de fourniture et de coproduction de 640 turbines d'hélicoptères, le bilan est à première vue assez mince. Atal Bihari Vajpayee n'a pas donné le feu vert attendu depuis des mois pour l'achat par Indian Airlines de 43 Airbus A320 pour deux milliards d'euros. Il s'est borné à dire que la décision serait définitivement prise "à bref délais". J.P.Raffarin, dont l'entourage affirme que le contrat pourrait être signé "fin mars", n'a pu que saluer le fait que le Premier ministre indien ait estimé que ce dossier allait "dans la bonne direction". Il a dit avoir "bien entendu" la demande des dirigeants indiens d'une coopération dans le domaine de l'énergie nucléaire civile. Cette demande se heurte cependant au refus de l'Inde de signer les traités d'interdiction totale des essais nucléaires et de non prolifération nucléaire. J.P.Raffarin a en revanche indiqué qu'un contrat entre le groupe français Alstom et les autorités indiennes pour la construction d'une centrale hydroélectrique serait "finalisé prochainement". Il a achevé le 8 février, sa visite par une rencontre avec la présidente du Parti du Congrès, Sonia Ghandi, chef de file de l'opposition, et une visite touristique privée au Taj Mahal, monument emblématique de l'Inde.

Terminons avec un baromètre significatif… pour Matignon. Une écrasante majorité de Français demeurent opposés à une intervention américaine en Irak et n'ont pas été convaincus par les arguments présentés au Conseil de sécurité des Nations unies par Colin Powell, selon un sondage CSA pour Aujourd'hui en France et Le Parisien. Selon cette enquête, réalisée le 7 février auprès de 1.000 personnes et parue le lendemain, 77% des Français sont opposés à une intervention américaine en Irak, contre 18% qui y sont favorables et 5% qui se disent sans opinion. Les sondés sont 74% à n'avoir pas été convaincus par les preuves sur l'armement irakien et les liens avec Al Qaïda présentées par l'administration Bush aux Nations unies. Ils sont 19% à se dire convaincus. Il y a 7% de sans opinion.


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