Travailler plus pour perdre plus ! Selon l'INSEE, le Sarkozysme c'est 435 milliards d'euros de dettes publiques nouvelles sans réindustrialisation ! Soit moins de souveraineté par une dilapidation record en moins de 5 ans imposant 6700 euros de dettes « Nicolas Sarközy de Nagy-Bocsa » par français ! Bonne année 2012 !
vendredi  10 février  2012
Bonne lecture !
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21ème Chronique

Monsieur 49-3 est en cure !

Kritix, le lundi 17 mars 2003 - 1036 consultations - Commenter la chronique

Amaigrissement en vue ! Gouffre du déficit publique français , impose à notre sorcier de Matignon, d'élaborer de nouvelles raffarinades, que les Dieux du mont Bruxellois scrutent avec force grosse commission ! Oui, oui, oui, on prépare un plan de rigueur et Francis Mer (ministre français de l'Economie et des finances) de vouloir un meilleur service publique en diminuant par coupes drastiques le nombre de fonctionnaires en ne remplaçant pas les départs en retraite. Fonctionnaires devant une carotte mirifique: recevez une augmentation salariale si les départs en retraite ne sont pas remplacés... BOOM ! Le sorcier de la rue de Varennes à trouver la formule ! Et d'annoncer en guise d'oracle que les prochaines baisses d'impôts (issues du démagogiques programme présidentiel de la présidence Chirac) seront opérées suivant une croissance minimale de 2,5 %... Autant vous dire, jamais... Ne jurez pas ! Ne soyez pas confus, matignonesques gouapes ! A moins que la France du sous-sol ne fasse séisme parmi la France d'en bas, jusqu'à celle d'en haut !

Jean-Pierre Raffarin s'est dit préoccupé par l'évolution du chômage en France et veut faire de la conférence sur l'emploi du 16 mars 2003 un "appel à la mobilisation générale" sur ce sujet. "Nous savons que l'année 2003 sera difficile. Notre objectif, c'est d'enrayer la hausse du chômage", déclare le Premier ministre dans une interview parue le 17 mars dans le quotidien économique Les Echos. Le rendez-vous de demain avec les partenaires sociaux, "est pour moi un appel à la mobilisation générale sur l'emploi", souligne-t-il. "C'est une invitation ferme à activer les négociations sociales, notamment sur la formation professionnelle."

J.P. Raffarin devrait participer à une partie de cette conférence, si la crise irakienne ne vient pas bousculer ses projets. Il a annoncé la semaine passée qu'il soumettrait alors aux partenaires sociaux des "initiatives" visant à faire face aux conséquences économiques et sociales de cette crise et à la multiplication des plans sociaux. "La création d'emplois par les entreprises (...) reste évidemment le socle de notre politique", explique-t-il. "Mais il va de soi qu'à partir du moment où le tissu social peut se déchirer, il faut aussi éviter que les plus fragiles soient les premières victimes du ralentissement économique." Le gouvernement entend ainsi mobiliser tous les dispositifs d'emplois aidés, indique-t-il. "Je pense notamment à de nouvelles formes de contrats emploi-solidarité (CES) et de contrats emploi-consolidé, à la création du revenu minimum d'activité à partir du RMI et à celle du contrat d'insertion dans la vie sociale (CIVIS)." Il précise que le gouvernement espère pouvoir faire bénéficier à terme 25.000 jeunes de ces CIVIS dans les associations. "Nous allons aussi redonner de la puissance au contrat intiative-emploi en entreprise, qui avait été créé en 1995 par le gouvernement Juppé", ajoute-t-il.

Il se dit attentif à ne pas "provoquer des déchirures sociales". Il affirme ainsi que la décision d'augmenter les tarifs d'EDF de plus de 4% au 1er avril, comme le souhaite le groupe public, n'a pas encore été prise "à ce jour". Il invite d'autre part le patronat à avoir un discours "moins idéologique, moins politique et plus près des réalités du terrain" - "Les performances techniques des ouvriers et des ingénieurs français ne sont pas assez mises en valeur." Serait-ce une "fenêtre" pour de potentielles privatisations ? Il ne faudrait pas que la France d'en bas réalise que le gouvernement Raffarin roule, et désormais court pour la France d'en haut: Raffarin réforme la société en la fracturant...

Le bougre du Poitou confirme d'autre part son intention de boucler la réforme des retraites avant l'été. "La réforme des retraites est la réforme prioritaire du printemps et elle sera discutée par le Parlement en juin, avant la session extraordinaire qui a été envisagée pour juillet", dit-il. "Le projet de loi sera donc présenté en conseil des ministres à la mi-mai." Il affirme à ce propos que l'alignement de la durée de cotisation du secteur public sur le secteur privé n'a pas encore été arbitré et reste "ouvert à la discussion". "Qu'il n'y ait aucun doute : c'est la justice et l'équité qui primeront", ajoute-t-il cependant. Notre provincial souligne que la réforme des retraites des fonctionnaires s'inscrit dans une "perspective plus large" de réforme de la fonction publique et laisse entendre qu'il y aura bien à terme une diminution des effectifs. "A l'horizon de 10 ans, il est sûr que nous aurons moins de fonctionnaires en raison des évolutions démographiques et de la réorganisation de l'Etat", dit-il. Il donne également raison au ministre de l'Economie, qui affirme ne vouloir remplacer qu'un fonctionnaire sur deux à Bercy au fur et à mesure des départs en retraite. Francis Mer "s'inscrit dans une logique de réforme de son administration", dit le Premier ministre. "Dans ce cadre, cette évolution est possible."

Enfin, en matière de privatisations, J.P.Raffarin affirme qu'elles reprendront dès que le gouvernement aura pour ce faire une "fenêtre économique". "Dès que nous aurons une fenêtre économique, nous reprendrons les ouvertures de capital", dit-il. "Avec Air France en priorité ; ce dossier avance bien. Sur EDF, nous ne sommes par prêts pour l'instant sur le statut mais nous travaillons pour réformer dans l'année qui vient."

J.P.Raffarin évalue désormais à 1,3% seulement la croissance de l'économie française en 2003, mais juge possible de ramener les déficits publics sous la barre des 3% du PIB en 2004. "Pour le moment nos estimations sont articulées autour de quatre chiffres", déclare le Premier ministre dans une interview à paraître lundi dans Les Echos: "Une croissance de 1,3%, une prévision de déficit public égal à 3,4% du PIB sur l'année 2003 et de 2,9% en 2004 et un volume d'économies budgétaires de 1,4 milliards d'euros." Il précise qu'il a signé vendredi le décret annulant 1,4 milliards d'euros de crédits, annulation qui avait été annoncée par le ministre des Finances, Francis Mer. Le gouvernement avait initialement bâti son budget 2003 sur l'hypothèse d'une croissance de 2,5% du PIB. "L'accélération de l'effondrement de la Bourse, à l'automne, a été pour nous le signal que nous étions entrés en situation de crise et qu'il fallait déclencher un processus de précaution, semestre par semestre, pour essayer de maintenir malgré tout une certaine lisibilité", explique le Premier ministre. "Nous verrons dans six mois." Il souligne que le chiffre de 1,3% de croissance est un "chiffre très prudent". Parce qu'il ne l'était pas avant ?

"Beaucoup de phénomènes peuvent l'affecter, notamment l'évolution de la parité euro/dollar, qui sera un des éléments clefs de la situation d'un éventuel après-guerre", ajoute-t-il en faisant allusion à la crise irakienne. La question est notamment de savoir si une intervention militaire américaine contre l'Irak fera flamber le dollar. "En réalité, il y aurait autant de raisons, aujourd'hui, de tabler sur une prévision de croissance de 1,5% mais nous avons voulu être prudents car nous tenons à la sincérité de notre politique", explique notre bon samaritain UMP.

Il assure que le gouvernement ne cherche pas à "utiliser" la probable guerre contre l'Irak "à des fin intérieures, ni sur le plan économique, ni sur le plan politique". "Il y a aujourd'hui une incertitude réelle, un attentisme fort, même si les industriels ne sont pas catastrophistes", dit-il. "Tant que nous n'aurons pas levé les hypothèques internationales, nous devons veiller à la crédibilité de notre position économique."

Notre bonhomme assure également que, malgré l'Irak et cette situation, les réformes continueront. "Nous ne changeons pas de ligne économique; je dirais même que moins nous avons de marges financières, plus nous avons d'exigences en matière de réformes", dit-il. "Je veux aller puiser dans toutes les réserves de croissance en développant la formation, l'innovation, en lançant la décentralisation et la réforme de l'Etat." Il promet que l'impôt sur le revenu diminuera en 2003 comme prévu et que les baisses fiscales seront poursuivies ensuite en fonction de la croissance, selon que celle-ci sera "autour" de 2,5% ou inférieure. Il exclut en revanche une hausse de la contribution sociale généralisée (CSG) pour enrayer la dérive des déficits. "Je peux vous assurer que la hausse de la CSG ne fait pas partie de nos intentions", déclare J.P.Raffarin. "Quant aux baisses d'impôts, l'évolution de la croissance sera évidemment déterminante." "Si elle tourne autour d'un rythme de 2,5%, nous continuerons notre programme d'allègement fiscal tel que nous l'avions envisagé, en poursuivant la baisse de l'impôt sur le revenu", explique-t-il. "Si en revanche la crise devait être plus longue, nous ferions en sorte que les allègements d'impôts soient ciblés encore davantage sur nos objectifs économiques et sociaux." Il cite à cet égard l'emploi, la création d'entreprises, l'investissement, le soutien aux secteurs du bâtiment et de la restauration. "En tout état de cause, nous garderons l'objectif de baisser globalement le niveau des charges et des impôts parce que c'est nécessaire pour l'emploi durable", souligne le Premier ministre. Pourvu que l'actuelle et extraordinaire popularité chiraquienne préserve quelque temps le fusible de Matignon, avant la prochaine bourrasque...


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