Travailler plus pour perdre plus ! Selon l'INSEE, le Sarkozysme c'est 435 milliards d'euros de dettes publiques nouvelles sans réindustrialisation ! Soit moins de souveraineté par une dilapidation record en moins de 5 ans imposant 6700 euros de dettes « Nicolas Sarközy de Nagy-Bocsa » par français ! Bonne année 2012 !
dimanche  12 février  2012
Bonne lecture !
Chronique 31 - samedi 4 février 2006 Pingres banlieues : Azouz Begag pourquoi te caches-tu ?
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31ème Chronique

Pingres banlieues : Azouz Begag pourquoi te caches-tu ?

Kritix, le samedi 4 février 2006 - 1000 consultations - Commenter la chronique

Viles...pingres banlieues françaises; bien mal avisés furent ils, ceux qui crurent voir la France en feu. A l'international la « dystrophie médiatique », oubliait un temps qu'il s'agissait de zones urbaines spécifiques, non d'un territoire national tout entier. Attention, un trouble peut en cacher un autre: celui qu'il conviendrait d'appeler trouble de l'intégration républicaine française.

La politique des experts des années quatre vingt dix a pris, d'un coup, un sacré coup de vi...ol...ence; ces tranquilles sociologues au dogme tellement seyant, peut-être trop, du « black, blanc, beur », corrélation du « délire tricolore footbalistique » de 1998, ont cette fois été confronté à la « force d'inertie » de leurs douces et aimables palabres et « chers collègues » avisés. L'actuel ministre de l'intégration et à l'égalité des chances Azouz Begag en est un « pur produit »: le comble de la « discrimination positive » (si chère au « sécuritariste » et actuel ministre de l'intérieur Nicolas Sarkozy). Enfant des banlieues, monsieur Begag est devenu sociologue au CNRS avant d'être nommé « ministre délégué » dans l'actuel gouvernement Villepin.

Tout est pour le mieux, sauf que monsieur le ministre délégué n'a pas de budget, de sorte que sa présence au gouvernement se réduit à simple conseiller du gouvernement, de ceux qui en toute « objectivité », compilent les faits, y ajoutent des lieux communs, pour aboutir à: « il n'y a pas de solutions toute faite » ! C'est bien connu, quand on gouverne, on n'apporte pas de solution ! Voyons, la politique, c'est vulgaire, c'est de la culture populaire, cela n'a pas le scientisme de compilations factuelles au langage abscons ! Ce qui n'est pas pour déplaire à notre mondain de premier ministre: quel lieu que cette rue de Varennes, au funeste présage, pour ce « poète du dimanche » 1792; « équipée de Varennes » pour 2007 ?

La « discrimination positive » anglo-saxone sur le marché de l'emploi plaidée par l'antlantiste et libéral monsieur le ministre d'état Nicolas sarkozy n'est qu'une discrimination de plus: certainement pas l'apaisement tant vanté par le gouvernement ces temps derniers. Les lois sont générales, non particulières: la République française est à ce prix.

Alors, que faire ? Peut-être commencer par « désarkoriser » les banlieues: donner à ces zones de non-droit une place égale à celles des zones de droit du territoire français. Autrement dit, rétablir l'ordre en situation de crise est une chose, mais cristalliser cette situation par le tout répressif à long terme en est une autre.

Ne cherchons pas à réprimer sans compensations, mais désintégrons la causalité urbanistique. Ces zones ne doivent pas être rénovées, mais rasées. La solution doit être radicale. Ces banlieues sont déshumanisées: une aberration française, une plaie ! Pour être franc, mettons sur la table républicaine, tous les budgets nécessaires pour créer des villes du troisième millénaire suivant une charte de mixité urbaine et critères environnementaux. Montrer au Monde combien la France, peut de ruines reconstruire un nouveau modèle social à la française !

Il ne faut pas s'y tromper, tout français, quel qu'il soit, n'aspire qu'à une seule et unique vue: vivre paisiblement. Pour ce faire, la république doit mettre ses territoires à la disposition de tous, pour que tous aient le sentiment de pouvoir construire et se construire dans cet espace national, cette identité nationale. La paix sociale a un prix: celui d'un effort de guerre: construire des villes nouvelles, non des zones périphériques paupérisées. Que les experts fassent leurs expertises, et que les politiques ne les laissent pas gouverner: l'expertise ne saurait suppléer le discernement de cette radicalité, qui aurait toujours dû avoir droit de cité. Sécuriser, c'est donner de la dignité, des territoires à taille humaine.


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