En 2013, François Hollande c'est 1200 euros de dette publique supplémentaire par français !
mardi  22 juillet  2014
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30ème Chronique

Apprentissage selon Daniel Opic : insulte sarkozyste

Kritix, le vendredi 19 février 2010 - 2171 consultations - Commenter la chronique

Sous les foudres de la République, l'intime des vautours du CAC40 Alain Minc sert à son Prince un plateau amoral ; et démérite en toute impunité. Le président de la République laisse insulter l'apprentissage, le travail au mérite ! Ce président français souille la valeur Travail ! Nicolas Sarkozy de Nagy-Bocsa laisse un énarque boiteux avilir l'apprentissage qui est « la voie de formation par excellence » selon le bon élu UMP Henri de Richemont...

Lors de la séance publique du 18 janvier 2010 (voir chronique précédente), la présidente de région Poitou-Charentes remit en place le président de la République, lui signifiant instamment que le mérite n'étaient pas forcément le privilège des Puissants. Harvard n'étant pas les Champs Élysées d'une République française si étrangère aux politiques du chiffre ; aux logiques déshumanisées. L'Humanité est la somme des valeurs, non l'extermination de la plupart pour la gloire d'une seule ! La France n'est pas communautariste : la France est une et indivisible. La France est laïque et républicaine : l'extermination idéologique n'y a pas sa place. L'extrapolation des compétitions en tous points d'une société, mènent immanquablement ladite société à perdre son identité nationale. Aussi, derrière le rideau de fumée sarkozyste, vous avez le trépas du socle républicain français : ces menées anglo-saxonnes tentent de détruire la fraternité nationale.


S. Royal: "j'ai considéré cette insulte comme un compliment"
envoyé par kritixTV.
La présidente-candidate Ségolène Royal réaffirme son soutien à l'apprentissage. Extrait de la séance publique du conseil régional Poitou-Charentes du 18 janvier 2010.

La présidente Ségolène Royal, le regard droit, brava la Sarkozie par ces mots :
       « Nous allons dés 2010 développer toutes les formations par l'apprentissage ; y compris dans l'enseignement supérieur — Avec notamment le plan de formation des apprentis à l'université de Poitiers. [Celle-ci constitue une école] de la réussite pour l'accès aux métiers. On voit que les jeunes qui sortent d'apprentissage, toutes les filières de formations par alternance ont beaucoup plus de chance d'accéder à un emploi : c'est donc une voie de réussite. Et nous avons veillé à augmenter la qualité des formations existantes, à diminuer aussi le nombre de ruptures des contrats d'apprentissage et à développer aussi l'apprentissage dans le secteur public.
       2500 nouvelles places ont été crées entre 2005 et 2009 : je vous propose de continuer cet effort. Les 40 projets-formations proposés comportent 629 nouvelles places qui ouvriront à la rentrée 2010 dans les formations de qualité ; 22% de ces places […] sont liées à la croissance verte. Nous mobilisons ainsi les outils de formation pour répondre aux besoins des salariés formés par les entreprises qui se développent dans les éco-industries et dans les domaines de la croissance verte, pour anticiper le développement de ces activités. Et c'est parce que l'apprentissage est une formation d'excellence aux métiers, avec des taux de sortie vers l'emploi — je le disais à l'instant — importants, que je souhaite que les formations post-bac puissent aussi être aussi assurées le plus souvent par alternance. Et donc dans l'enseignement supérieur, 35% de ces 629 places iront à l'apprentissage dans l'enseignement supérieur.
       Voilà j'ouvre le débat. Monsieur de Richemont ? »

Le conseiller UMP Henri de Richemont désavoua ostensiblement le président de la République :
       « Oui, madame la présidente. Bien entendu nous sommes favorables à ces propositions, puisque renforcer l'apprentissage ne peut avoir que notre soutien. Et il y a un véritable problème dans notre métier avec l'apprentissage ; quand on voit ce qui se passe en Allemagne où l'apprentissage est la voie de formation par excellence. Alors que aujourd'hui, malheureusement, l'apprentissage en France, tant au regard des familles que même au regard des proviseurs, l'apprentissage ça veut dire échec ! Et je crois que parallèlement à cette action qui est menée par la région et que nous soutenons, il faudrait essayer d'avoir une action de valorisation de l'apprentissage ; tant au niveau du corps enseignant qu'au niveau des familles. Je pense que c'est fondamental. »

» Alain Minc : un énarque qui a du mal à supporter une énarque

La présidente se fit piquante :
       « Merci monsieur de Richemont ! Vous direz alors au conseiller du président de la République, monsieur Minc, qui a cru pouvoir m'humilier en disant que je n'étais pas du niveau de l'université de Harvard mais du niveau du centre de formation des apprentis de Niort, que j'ai considéré cette insulte comme un compliment ! » Applaudissements de la majorité. Dépit de l'opposition.

Daniel Opic, vice-président du conseil régional de Poitou-Charentes, lors de la séance du 18 janvier 2010.
© kritix.com

Le charentais Daniel Opic, socialiste discret et compétent, vice-président qui ne pratique pas la langue de bois, chose rare dans les travées du Conseil :
       « À l'issue de notre mandat, je crois, nous pouvons dire "mission accomplie" ! Et même qu'on va la dépasser, puisque le contrat d'objectifs et de moyens était de 2500 places : on dépassera les 3000 ! Je crois qu'on l'a rempli. On a réussi à convaincre des personnes qui n'étaient pas convaincues. Il y a eu un travail très important avec l'éducation nationale : on a dû débuter à 200 apprentis-Éducation-Nationale, on va terminer à 800. On a monté le niveau de façon très importante.
       J'ajouterais le caractère social qui permet à des jeunes qui n'auraient pas les moyens de faire des études, à travers le financement qu'apporte l'apprentissage, ils peuvent accéder au plus haut niveau. [...] Il reste encore beaucoup à faire, mais effectivement le concept lui-même reste à développer. Parce que ça reste un peu, peut-être, péjoratif. Donc au niveau de certains, ça n'est plus une voie de relégation ; je crois que ça ne l'a jamais été d'ailleurs mais ça a été vécu comme tel. Donc je crois que il y a encore du travail pour continuer, mais c'est un axe de formation qui méritait [toute l'attention]. Et je vous en remercie au nom de tous les apprentis, de tous les maîtres d'apprentissages et de toute l'économie de cette région qui s'appuie énormément sur ce type de formations. Je vous remercie madame la présidente. »

Le conseiller frontiste Alain Leroy questionna sur les publics, les équivalences, les cursus, les programmes, la CIFOP et la possible concurrence avec le BTS. Ségolène Royal n'apprécia pas les questions pointilleuses :
       « Monsieur Leroy, nous sommes dans l'assemblée régionale là. Ce sont des questions très pointues que vous posez et qui relèvent aussi de travaux techniques préparatoires à nos délibérations. Ce n'est pas vraiment le sujet dans l'assemblée. Je vais néanmoins passer la parole à monsieur Opic ». Énarque de formation, madame la présidente préfère l'esprit de synthèse qu'elle emploie avec dextérité.

la présidente Ségolène Royal, lors du Conseil régional Poitou-Charentes du 18 janvier 2010.
© kritix.com

Daniel Opic, comme à son habitude très professionnel et pédagogue :
       « Je n'ai pas la qualification de notre interlocuteur qui effectivement connaît la comptabilité à fond. Mais je veux le rassurer. Nous avons une démarche qui nous permet de border totalement le bien-fondé. Chaque fois que nous faisons un appel à projet, ça veut dire que l'organisme de formation, c'est lui qui est demandeur. Une fois que nous avons reçu cette demande : des services bien sûr l'examine. Puis nous le passons au rectorat où il y a des inspecteurs de la spécialité qui valident ou qui ne valident pas. Tout ces filtres successifs font que, à un certain moment, si le dossier n'est pas correct, il s'arrête.
       Le public : nous avons également la branche qui est concernée. Par exemple, les experts comptables. Quand un organisme de formation demande, il accompagne sa demande de lettres d'engagements d'entreprises professionnelles qui disent, "j'ai l'intention effectivement de prendre un apprenti". [...] Ensuite, nous nous assurons, grâce à la chambre régionale de formation, de la situation des métiers dits en tension ; à savoir, là où il y a de la demande. On travaille par GFE, le rectorat utilise de la même façon que nous ce dispositif. Et nous savons où il y a de la demande ; il y a des lettres d'engagements.
       La concurrence : nous avons dit qu'il était hors de question qu'il y ait de la concurrence, si il y a de la complémentarité. Très souvent, nous avons demandé par exemple, c'est un exemple de Charente où le lycée Charles Toulon travaille avec la CIFOP d'Angoulême sur une formation qui pourrait sembler assez proche. Donc, je ne pense pas qu'il y ait eu d'erreurs d'aiguillage.
       Le deuxième : en ce qui concerne le certificat d'entrepreneur. On parlait tout à l'heure des repreneurs.
[Une conseillère avait signalé que les repreneurs étaient toujours plus influents, NDLR] Pour être repreneur, si il faut obligatoirement être un spécialiste du métier que l'on veut reprendre, on peut être dans l'embarras ; et on en manque un petit peu, de ces spécialistes. Donc il y a des formations qui vont amener certains jeunes de bon niveau scolaire souvent, à envisager par une formation professionnelle et une formation commerciale, technique, de comptabilité et de gestion, de pouvoir reprendre de petites entreprises.
       Alors, moi, je me félicite que ce soit en Charente, parce que la chambre des métiers de la Charente a eu des difficultés et que c'est la première fois depuis 5 ans qu'ils demandent à relancer une formation. Et je crois que on a qu'à s'en réjouir. On fera ça à titre un peu expérimental, pour voir ce que ça va donner... Mais c'est encore une fois pour le développement de l'installation de la reprise d'entreprise. »

[La suite du Conseil : Pass'contraception : Ségolène Royal dans les pas de Michelle Bachelet]


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