Travailler plus pour perdre plus ! Selon l'INSEE, le Sarkozysme c'est 435 milliards d'euros de dettes publiques nouvelles sans réindustrialisation ! Soit moins de souveraineté par une dilapidation record en moins de 5 ans imposant 6700 euros de dettes « Nicolas Sarközy de Nagy-Bocsa » par français ! Bonne année 2012 !
vendredi  10 février  2012
Bonne lecture !
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29ème Chronique

Les coopératives ouvrières : l'Emploi autrement en Poitou-Charentes

Kritix, le lundi 15 février 2010 - 879 consultations - Commenter la chronique

Les politiques de l'emploi tournent depuis bien longtemps en rond. La fatalité de la globalisation pèse toujours plus sur les mines abattues des élus... Et pourtant, c'est bien en Poitou-Charentes, région rurale, région de l'argent difficile, région ingrate tant les temps modernes n'ont de cesse de se moquer des villes moyennes... et pourtant, c'est en ces contrées lointaines que l'innovation submerge les peurs et trouble l'apathie du privilège des ans.

En Poitou-Charentes, l'emploi sera porté aussi par les coopératives ouvrières. Citoyens, L'Emploi, c'est vous ! Nous tous, par vous et en nous ! Les grands systèmes vous rejètent ? Et bien prenez vos laborieuses antiennes et investissez les cœurs et le travail. Ne laissez plus aux puissants vos libertés fondamentales ! Citoyens, puisque tout se ligue contre vous, n'attendez plus rien des esclavagistes et ménagez-vous pour un train de vie modeste. Affranchissez-vous pour vos familles !


Les coopératives ouvrières soutenues par Ségolène Royal
envoyé par kritixTV.
La présidente-candidate Ségolène Royal réaffirme son soutien aux coopératives ouvrières. Extrait de la séance publique du conseil régional Poitou-Charentes du 18 janvier 2010.

Ce 18 janvier 2010 lors de la séance du conseil régional de Poitou-Charentes (voir chronique précédente), la présidente Ségolène Royal ne s'enflamma pas, mais donna au peuple les clés de l'Emploi. Demain ne meurt jamais : demain, c'est nous ! Décidée, la présidente porta cette politique de l'Emploi au Mérite :
       « Nous passons au soutien à la création des coopératives ouvrières. Vous savez que notre région a été traditionnellement le berceau de la coopération et de la mutualité. Je vous propose de poursuivre cet effort en donnant à ce secteur toute sa place. Il s'agit de faire émerger un nouveau modèle de développement économique [...].
       Déjà en février 2007, nous avons soutenu la création et la reprise d'entreprises sous forme de coopératives, avec un engagement sur trois ans entre l'union régionale des coopératives et la région. Cet accord a permis la création de 325 emplois dans 25 coopératives ouvrières. Cette action de la région a contribué aussi à suscité un mouvement entre décembre 2004 et décembre 2008 ; et est deux fois plus dynamique en Poitou-Charentes qu'au niveau national, illustrant la capacité des acteurs régionaux à s'investir dans ce modèle coopératif et à y prendre une place de plus en plus importante. En effet, le nombre de sociétés coopératives a augmenté de 44 % en Poitou-Charentes contre 23 % au niveau national. Et le nombre d'emplois de ces coopérations ouvrières a augmenté de 27 % contre 14 % au niveau national. Et donc une véritable volonté [...] et puis aussi, un phénomène de mutualisation et d'exemption : c'est à dire certains ouvriers vont en parler aux autres, parce qu'ils ont réussi à reprendre des coopératives ouvrières. Je pense en particulier dans le secteur textile aux femmes [...].
       Il s'agit donc de renforcer les SCOP existantes, de faire leur promotion, de développer leur nombre sous la forme de reprise d'activité avec un accompagnement sous la forme de tutorat. De même, en intégrant les composantes environnementales, sociales et de gestion humaine. »

la présidente Ségolène Royal, lors du Conseil régional Poitou-Charentes du 18 janvier 2010.
© kritix.com

« Voilà. En complément de la bourse régionale "désirs d'entreprendre", qui permet de doubler l'apport des salariés, cette convention avec l'union régionale permettra la mise en place d'outils de gestion des risques au bénéfice des entreprises coopératives adhérentes. Bien évidemment, les principaux freins pour les ouvriers sont les risques qu'ils prennent et aussi ils n'arrivent pas à réaliser leurs projets.
       Donc pour permettre la reprise d'entreprises dans de bonnes conditions, l'union régionale des SCOP pourra faire appel à des conseils extérieurs, en particulier dans le domaine du marketing et du développement stratégique et commercial. Et nous pourrons mettre ces personnes-ressources à la disposition de plusieurs SCOP, dans le même secteur.
       Donc il est absolument fondamental d'accompagner les salariés licenciés qui veulent reprendre leur entreprise. Et qui souvent hésitent à s'engager dans cette voie, même si nous avons de belles réussites au niveau régional. J'ajoute d'ailleurs qu'au prochain salon de la créativité textile, nous emmènerons, la région financera un stand pour les SCOP de femmes — je dis de femmes parce que sont essentiellement des ouvrières qui ont repris des SCOP textiles ; il y en a plusieurs maintenant dans la région — et nous les accompagnerons au salon des créateurs pour qu'elles bénéficient de commandes de la part de jeunes créateurs qui voudrons ainsi faire fabriquer leurs collections dans des SCOP tenues par les ouvrières ! »

Devant cette politique audacieuse et salutaire, l'opposant FN Alain Leroy stigmatisera le recul de la liberté d'entreprendre par l'encadrement des SCOP. L'élu frontiste fut oublieux sur les intentions en ce que ces SCOP répondent aux défaillances d'entrepreneurs dans l'économie dérégulée.
       Alain Leroy, moqueur, « Madame la présidente, là aussi, je ne vais pas dire des paraboles parce que ça serait considérer atteint par la grâce de la période de la nativité. Mais... au cours de ma carrière de professeur en classe de BTS de comptabilité de gestion, j'avais des étudiants qui venaient des Deux-Sèvres [...]. Deux de mes étudiants des Deux-Sèvres avaient fait un stage dans une coopérative ouvrière de production [...] et ils avaient fait une étude fort intéressante, de leur propre chef parce que je ne me serais pas permis d'imposer le thème. Et cette étude visait à établir la différence entre les anciens coopérateurs et les nouveaux. Et la conclusion de leur mémoire qui avait été primé par le jury, c'était qu'en fait les anciens coopérateurs, ouvriers-producteurs-coopérateurs, se comportaient vis à vis des nouveaux comme de véritables capitalistes ! C'est à dire avec l'exploitation, une hiérarchie, etc. Donc pour ma part, je ne cultive pas le mythe de la coopérative ouvrière de production sur le plan de la philosophie, qu'elle pouvait sous-tendre.
       Et puis deuxième chose, pour revenir à quelque chose de plus concret, [...] on va financer, on va aider ces organismes-là — qui à mon avis ne sont pas faits pour ça — à établir des tableaux de bords, des plans de financements, etc. Alors c'est vrai qu'ils peuvent faire appel à des prestations externes — on le voit dans le budget à la page 3 du dossier — à 1000 € TTC par jour. Mais [les services de la région] vont [donc] concurrencer les cabinets de comptabilité !
       Enfin, toutes ces petites entreprises individuelles qui se battent tous les jours pour essayer de vivre, de survivre [...], sont un véritables réseau d'aides. Donc la philosophie qui sous-tend ce dossier m'est totalement étrangère ; étant considéré que les SCOP ne peuvent survivre que parce qu'elles bénéficient d'avantages fiscaux. »

la présidente Ségolène Royal, lors du Conseil régional Poitou-Charentes du 18 janvier 2010.
© kritix.com

Pour répondre à son contradicteur, la présidente de région rendit hommage à la très grande compétence des personnels des SCOP :
       « Les maires sont à fond derrière ses actions là ! La population fait bloc autour des salariés ! [...] Les moyens de la région sont très bien utilisés par rapport à des enjeux urgentissimes dans le domaine de la disparition d'entreprise. Et donc... je ne comprend pas du tout votre intervention qui date peut-être d'un certain nombre d'années... mais là, on est à la bataille pour sauvegarder les emplois et je peux vous dire qu'à chaque fois qu'une entreprise disparait, ou risque de disparaitre, on proposera systématiquement aux salariés,la possibilité de faire une coopérative ouvrière ! »

Madame la conseillère Brigitte Tondusson évoquera l'expérience des salariés de la CAMIF. Quant à lui, le vice-président Alain Bodin ajouta :
       « Par rapport à ce type d'entreprises sur le champ de l'économie sociale, je voudrais dire d'une manière forte : c'est que l'esprit qui préside, c'est d'abord cette appartenance à l'entreprise, cette volonté effectivement de créer une véritable famille. Alors au départ, c'est vrai que les personnes qui composent les SCOP ont toutes des parts sociales et qu'en suite — et c'est très bien [...] — il y a des créations d'emplois ! [...] Et les personnes qui deviennent salariés de ces entreprises, pendant un certain temps sont salariés et ensuite peuvent faire le choix d'avoir aussi des parts sociales, au capital. C'est toute une école, entre guillemets, d'entreprise avec une démarche sous-jacente, derrière, d'appartenance qui me paraît très intéressante. »

[La suite du conseil régional : Apprentissage selon Daniel Opic : insulte sarkozyste]


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