En 2015, François Hollande c'est 900 euros de dette publique supplémentaire par français !
Saturday  16 December  2017
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7ème Chronique

Heuliez l'oeil ouvert, Ségolène Royal veille (acte 1)

Kritix, le Monday 11 May 2009 - 2775 consultations - Commenter la chronique
Commission permanente du conseil régional Poitou-Charentes, séance publique du 4 mai 2009. De gauche à droite : Jean Luc Fulachier (directeur général des services), Ségolène Royal (présidente) et Bernard Grasset (vice-président).
© kritix.com

La région s'est mise en embuscade... C'est à 14h50 le 4 mai 2009, que la séance publique du conseil de région Poitou-Charentes débuta. Après avoir réuni le chorum, madame la présidente Ségolène Royal se leva sobrement, invita la salle des séances Jean Monnet à la suivre dans son hommage posthume qu'elle rendit à l'illustre président René Monory... Lui qui présida une année la région Poitou-Charentes de 1985 à 1986. Dans un silence religieux, la salle écouta résonner la vie du « shérif », sobriquet local bien connu, puis la présidente demanda à son auditoire d'observer une minute de silence. Suspendu, le temps de l'action politique revint alors que madame la présidente signifiait que l'assistance pouvait se rasseoir. Puis, Ségolène Royal se tourna vers la conseillère et opposante Elisabeth Morin-Chartier, fille spirituelle de l'homme de Loudun, lui permettant à son tour de rendre l'hommage dû à cette grande figure de la vie politique française, « Sa politique éducative est un modèle pour nous tous... sa passion du futur [doit nous inspirer]... derrière l'homme politique, c'est bien ce leader des esprits, sa grande proximité. Même si il était d'apparence un peu rugueuse, c'était un homme de cœur ». La présidente de région lui rendit la politesse, « Merci madame ! »

Ségolène Royal aborda la séance publique par la délibération sur une prise de participation de la région dans l'équipementier Heuliez. L'automobiliste se lance dans la conception d'un véhicule électrique populaire. La région veut accompagner l'entreprise dans les parcours professionnels, via cette prise de participation. La présidente rappela quelques grands principes fondateurs de sa démarche politique en région : l'intérêt général, le respect de l'environnement, le guichet unique, le premier agro-combustible en France, le lancement d'un plan énergie solaire sans précédent au niveau européen. Selon Ségolène Royal, « l'intérêt de la collectivité est cohérent : il rejoint le Grenelle de l'Environnement initié par le gouvernement. La région recherchera la rentabilité économique dans sa participation dans Heuliez : critère de la loi. Heuliez fait des recherches sur les structures des nouveaux matériaux », à la différence de la concurrence qui s'attarde sur les modes de propulsions. Volontaire, elle poursuivit, « En repensant le véhicule, plus personne ne doute ! J'ai contacté Fiat après qu'elle se soit intéressé à Chrysler [...] Il faut que l'usine reste en région. Les industriels doivent financer la majorité du projet, c'est bien leur rôle. La région abonde à hauteur de 5 millions d'euros, l'État via le FSI à hauteur de 10 millions d'euros... Nous devons terminer le bouclage du tour de table financier. Nous devons chercher la sécurisation des parcours professionnels. Bernard Grasset était en discussion ce matin sur Heuliez... Nous souhaitions obtenir un siège au conseil d'administration ».

La présidente de région Poitou-Charentes Ségolène Royal, lors de la séance publique du 4 mai 2009.
© kritix.com

Le conseiller régional et opposant Henri de Richemont signifia que « l'on parle de participation dans un montage financier qui n'existe pas encore ». Il s'inquiéta des futures décisions du conseil d'état: « Une décision prise en conseil d'état [préalable nécessaire dans le dossier Heuliez] peut toujours être attaquée ». Puis il entama un débat fleuve, « Je voudrais faire une remarque qui a une dichotomie entre ce qui est marqué sur l'écran et ce que vient de dire Bernard Grasset. […] Vous avez demandé la possibilité de donner à la région le droit de rentrer dans le capital de la nouvelle société. En fait, elle n'existe pas et c'est la raison pour laquelle nous avions convenu ce matin que la région s'engage dans le capital "devant porter" et non "portant" ! Et sur l'écran, on laisse entendre que la société existe, mais cette société "devant porter" est une société future qui doit être créée lorsqu'on aura trouver des partenaires industriels avec le FSI […]. Je crois qu'il est important de le préciser et que cette société pourra voir le jour lorsqu'on aura, madame la présidente,...
       - C'est dans le rapport de synthèse !
interrompit souriante et vigilante Ségolène Royal.
       - Il suffit que vous me le disiez pour que je vous crois
[Ségolène Royal est riante] et donc, plus sérieusement, je pense qu'il est important de souligner que c'est une société qui ne pourra être constituée que le jour où on aura trouver les partenaires financiers ; c'est à dire des industriels ou des fonds d'investissements qui seront majoritaires dans cette société. Tout le monde est mobilisé, tout le monde essaye de trouver des partenaires et j'espère qu'on les trouvera rapidement ; et là deux questions se posent. La première est qu'à partir du moment où nous créerons une société nouvelle dans laquelle nous nous engageons, ce qui peut peut-être sécuriser d'autres investisseurs futurs ; et c'est l'intérêt de la délibération d'aujourd'hui. […] C'est un signe auprès des investisseurs que nous sommes prêts à participer à cette nouvelle société.
       Finalement, nous sommes dans le début du démantèlement d'Heuliez parce que, pour que ça fonctionne, il faut que l'administrateur judiciaire accepte de céder une partie du fond de commerce d'Heuliez à une même société. Or, qu'est-ce qu'il y aura dans le fond de commerce apporté par l'administrateur à la nouvelle société et à quel prix ce fond de commerce sera cédé ? Avec les 40 millions de passif d'Heuliez, il est bien évident que le capital que nous mobilisons, certes il va payer le fond de commerce et non pas investir, on arriverait pas au but que nous cherchons. Qu'est-ce qu'il y aura dans le fond de commerce ? J'ai relu l'avis du conseil économique et social. Il pose une condition disant que la nouvelle société s'appuie sur le métier d'équipementier pour mieux assurer l'avenir de la filière des véhicules électriques.
       Donc, aujourd'hui, le secteur équipementier fonctionne convenablement : il a des clients, il a des marchés et donc il tourne ! Alors que la filière électrique est en promesse d'avenir... Est-ce que le risque ne serait qu'il y ait uniquement obsession de l'activité électrique qui n'existe pas et que de l'autre côté on vende à quelqu'un d'autre le secteur équipementier et vendre par compartiments Heuliez ? Est-ce qu'il ne serait pas souhaitable de rajouter comme condition, notre souhait d'éviter le démantèlement d'Heuliez en faisant en sorte que la nouvelle structure rachète le fond de commerce qui est dû à la voiture électrique mais également ce qui marche chez Heuliez, c'est à dire le secteur équipementier qui permettrait de conforter l'activité d'Heuliez de demain, à partir du moment où l'avenir d'Heuliez, en ce qui concerne l'assemblage automobile, est condamné ?
       Nous sommes d'accord sur l'engagement que vous nous demandiez de prendre, mais il ne suffit pas de le prendre, mais de savoir ce qui sera cédé avec le fond de commerce, à quel prix et quel est l'avenir des autres activités d'Heuliez. Je voudrai que l'on évite un démantèlement : qu'on cède la partie électrique et que le reste face l'objet d'une mutilation de biens et d'une vente à l'encan.

En ce qui concerne la formation, les rapports que vous nous avez proposé nous disent que le but est d'éviter les licenciements. Or nous avons un plan social annoncé de 200 ou 300 personnes et certains esprits parlent de 500 personnes, ce qui serait dramatique, gravissime, et aujourd'hui l'État a pris l'engagement d'assurer les salaires de personnels qui sera licencié par le biais du CTP, ce qui leur permettrait d'être payés à 100 %. L'État s'est mobilisé d'une manière très constructive pour assurer le paiement des salaires des personnes qui font l'objet du plan de licenciement.
       A partir du moment où les rapports qui ont été déposé l'on été avant l'annonce du plan social, est-ce que le nom du plan social change par rapport à ces propositions qui sont dans votre rapport ; à partir du moment où ce ne sera pas la région qui paiera les salaires mais l'État par la biais du CTP ; la région finançant la formation ; est-ce qu'il y aura suffisamment de travail pour ceux qui ne seront pas licenciés ?
       Madame la présidente, nous sommes d'accord pour donner ce signal fort, ces 5 millions que la région investira dans la future société qui sera constituée le jour prochain où, je l'espère, on aura trouver les futurs investisseurs.
       - Merci beaucoup...
dit une présidente très attentive à la longue intervention du chef de l'opposition UMP. »

La réponse de Ségolène Royal dans la vidéo ci-dessous :


       [La suite du conseil dans l'acte 2]


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