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Wednesday  20 September  2017
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7ème Chronique

Sarkophilie : syndrome « SECU efflanquée »

Kritix, le Friday 27 November 2009 - 2172 consultations - Commenter la chronique

De la sarcophilie, ne vous en laissez pas compter ! On ne tire pas du sang d'un caillou, comme dirait le visiteur du Poitou... La république d'opinion publique n'est plus acquise qu'aux sondagiers bretteurs : le marketing politique est de mise pour laisser l'économie bafouer les fondamentaux de nos libertés républicaines et promouvoir l'insécurité sociale du président Nicolas Sarkozy de Nagy-Bocsa !

Nicolas Sarközy de Nagy-Bocsa, président de la République française.
Kritix.com

En France, le déficit de l'assurance maladie s'accentue chaque année avec les retraités, les bénéficiaires de la CMU, les chômeurs, les soins démultipliés... et parallèlement, les recettes se sont effondrées du fait, entre autres raisons, de la crise. La solidarité nationale, dont le fondement est une solidarité inter-générationnelle, est bel et bien en train d'imploser ; avec la coupable complaisance de la majorité parlementaire.
       Au pied de ce psychodrame, les autorités de l'État vont quérir la contribution de tous, salariés et mutuelles, afin de prendre en charge ces débours qui mettent à bas la fraternité nationale. L'ensemble des mesures du gouvernement Fillon vont silencieusement prolonger le désengagement de l'État, afin d'infecter irrémédiablement l'égalité de tous, au sein du système de protection sociale français ; en espérant, officiellement, diminuer un déficit s'élevant à 12 milliards d'euros en 2009 et qui serait, en l'absence d'utiles réformes, de 30 milliards en 2015 !
       Officieusement, et le gouvernement ne s'en cache pas, c'est au nom de la liberté du plus fort qu'il enjoint les français à se désolidariser de leurs compatriotes, en finançant leur propre assistance médicale ! D'ailleurs, observez les publicités des mutuelles qui dramatisent la situation en disant qu'elles sont là pour vous protéger dans ce monde d'insécurités, infesté par la sarkophilie !

La Couverture Maladie Universelle, gloire discrète du jospinisme, a fraternisé l'accès aux soins des plus démunis, lesquels affluent en raison de politiques économiques défaillantes ; la crise n'étant que l'alibi de ceux qui n'ont plus de visions d'avenir. Hommes et femmes de progrès ont été intentionnellement écartés du pouvoir par le retour scabreux d'une irrationalité, élevée au rang de science ! Certains de nos politiques en viennent à vouloir introduire en France le venin du Créationnisme dispensé chez nos amis anglo-saxons ; quand la magie noire se pare de maïeutique, de maïeutoc !

Depuis 1999, la CMU de base garantit l'accès à la sécurité sociale aux personnes sans assurance maladie, et la CMU complémentaire (CMU-C) prodigue la santé gratuite pour les plus démunis. Ces mécanismes sociaux écartent toute avance financière : ils permettent aux miséreux de panser leurs plaies, leurs maux, au-delà des mots ! Près de 4,2 millions de personnes bénéficient de la CMU-C. La sarkophilie appauvrit les français en les faisant travailler plus : la flambée de la taxe CMU impacte les cotisations des mutuelles, souvent à près de 6 %...

Roselyne Bachelot-Narquin, ministre de la Santé et des Sports du gouvernement François Fillon II.
Montage kritix.com

Les déremboursements pratiqués par la ministre corporatiste de la santé Roselyne Bachelot-Narquin (docteure en pharmacie), continuent la politique de sape, de désengagement de l'assurance maladie en piquant et projetant la création d'un taux de remboursement de 15% en pharmacie ; et de faire basculer dans cette tranche à 15%, beaucoup de médicaments, anciennement remboursés à 35% ! Or, La majeure partie de ces remèdes sont dotés d'un intérêt thérapeutique reconnu, mais considéré comme faible par la Haute Autorité de Santé. Cette mesure devrait concerner près de 110 médicaments courants.

Le forfait journalier hospitalier participe aux frais d'hébergement et d'entretien de l'établissement de santé. Il est à acquitter si le patient y reste plus de 14 heures : soit un montant unique et payable par tout un chacun, dés la première nuit. Au 1er janvier 2010, par arrêté de la ministre Roselyne Bachelot-Narquin, le forfait hospitalier passera à 18 euros en clinique ou en hôpital ; il va passer à 13,50 euros dans les services psychiatrique de ces mêmes établissements. L'assurance maladie ne remboursant pas ce forfait, les mutuelles doivent le prendre en charge. Par voie de conséquence, toutes les 24 h, cela se traduira par 2 euros supplémentaires à rembourser par les mutuelles. Précisons que ce forfait a, depuis 2003, crû de 41 %...

Madame la ministre, toujours pétrie des intentions les meilleures, avisa les populations que les vaccins contre la grippe A-H1N1 étaient disponibles gracieusement, en novembre 2009, dans les centres de vaccination dédiés ; Pour la modique somme de 1 milliard d'euros, au minimum, qui ne prend pas en compte la mutation virale de cette grippe qui pourrait rendre le vaccin inopérant.
       La contribution des mutuelles et assurances santé privées se chiffrera en centaines de millions d'euros. Le gouvernement Fillon se moque du monde : l'État ne finance pas totalement cette campagne de vaccination, c'est tout bonnement la création d'un impôt exceptionnel ! Sachant que plus de 90% des français adhèrent à une mutuelle, le gouvernement Fillon augmente la fiscalité des sans-grades et soulage les nantis pour qui le coût fixe d'une mutuelle reste négligeable.
       L'impôt Bachelot-Narquin, c'est 35% du coût des vaccins déjà achetés par l'État, supporté par les adhérents des mutuelles...

Marianne, égérie de la république française.
© kritix.com

Et pour parfaire ce tableau de désolidarité nationale, le gouvernement Fillon veut à nouveau faire flamber les cotisations des adhérents des mutuelles, avec sa réforme des Affections Longues Durée, et celle sur les dépassements d'honoraires : français, ne craignez rien, avec la sarkophilie, on vous fiscalisera jusqu'à vous enlever toute liberté !
       Son Excellence Nicolas Sarkozy de Nagy-Bocsa est en train de mettre en pièce le gaullisme. Il cherche à essaimer l'insécurité partout où il le peut, en précarisant les français, étranglés peu ou prou par sa longique consumériste jusqu'au boutiste ! Que font nos parlementaires pendant que le garant de nos institutions viole la morale républicaine ?
       Dans le même temps, de respectables institutions comme les mutuelles intrinsèquement à but non lucratifs, cherchent équilibrer leurs comptes et à ne pas répercuter toutes les agressions de la sarkophilie.

Le très populaire président de la République Française Jacques Chirac disait de la France qu'elle était une grande dame à réformer avec circonspection ; fragile dans ses forces contradictoires que la géniale complexité de l'Histoire et des français protégea ; apportant au monde ce besoin d'universalisme qu'il lui manque trop souvent.

Si la patrie française avait été inexistante, il eût fallu l'inventer. Être patriote de France, c'est bien plus qu'une appartenance ; c'est une vision humaniste du monde, ouverte à toutes et à tous ceux déférents à l'égard des libre-arbitres et des sphères privées inaliénables.


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