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Wednesday  18 October  2017
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4ème Chronique

Nouvelle de Nagy-Bocsa : entre Guéant et Guaino, s'agite le croquemitaine

Kritix, le Thursday 10 September 2009 - 2131 consultations - Commenter la chronique

Henri Guaino, depuis Marigny, sert la dimension gaullienne de l'appareillage élyséen... pour le panache. Claude Guéant, secrétaire général de l'Élysée, second couteau lors de la campagne présidentielle de 2007, grand serviteur de l'État, haut fonctionnaire, sait rappeler au président sa dignité. Dignitaire du sarkozysme, ce proche du ministre Charles Pasqua sert la magnificence régalienne... pour la stratégie politique du château.

A réaction, la fusée Sarkozy loue ce triumvirat de l'Ouverture du Pouvoir. L'intelligence du Prince est de s'entourer du jeu des apparences de la complexité française.

Allégorie des origines de la République française.
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Henri Guaino est un homme de culture, de raffinement, d'élégance, de conversation. C'est le panache du palais de Marigny. Il est l'honneur de son Excellence ; sa plume des boudoirs et des champs de bataille. Il donne à penser le fondamental français. Dans une France vieillissante et qui doute ; qui croit son identité vulnérable.

Claude Guéant est un homme de l'appareil d'état. Il est ce bon Richelieu personnifié et corrige avec latitude les turpitudes du Prince. Notre homme, en grand stratège, phagocyte la raison d'état : il appartient à la France, l'Élysée lui appartient. Rien ne lui échappe : ni la France, ni son puéril président Nicolas Sarközy de Nagy-Bocsa. A la différence de Machiavel, il gouverne tout en faisant croire qu'il obéit ; et calme, à la manière d'un Talleyrand, les ardeurs les plus juvéniles de son petit maître.

Le président sait, au-delà des turbulences politiques, garder à ses côtés et une armée de conseillers et ses deux conseillers rapprochés : Guaino à l'oreille gauche, Guéant à l'oreille droite. La posture de son Excellence n'est autre qu'une logique réaction à ce vieux trauma soviétique dont sa famille ne peut s'affranchir. Voici le secret de l'ouverture sarkozyste : l'usurpateur s'emploie, par l'habit de ses deux éminences, à construire son monde libéral dans une France malheureuse dupée par des français égarés, eux-mêmes dupés par la publicité d'un tout petit qui joue, comme tous les petits, à faire peur ! Prenons garde que les adultes ne se réveillent ! Le peuple vote toujours bien, tant que le mensonge d'état n'est pas la dominante politique du moment.

La politique d'ouverture, mode Sarkozy, n'est en définitive destinée qu'a contrecarrer une ambition réellement dangereuse pour la Sarkozie : celle du député et président François Bayrou. Or, l'écueil, c'est que la politique d'Ouverture est vécue comme une trahison à gauche où les opportunistes trahissent à la volée ! Les français votent donc autrement et se détournent du parti socialiste.

Pour mener à bien sa politique d'Ouverture, l'Élysée use et abuse de la langue de bois, cet atavisme, ce signe de reconnaissance classique du personnel politique. Les parlers cash de Ségolène Royal et de Nicolas Sarkozy, ces parlers vrais, sortes d'expressifs collèges de bonimenteurs, observent le grotesque du simplisme, mais répondent chacun de fondements contradictoires. Voilà ce qui les sépare, voilà ce qui lisse par le bas la classe politique française : le suivisme de la sociale démocratie européenne face au suivisme atlantiste !

La France, prend garde ! Depuis la crise mondiale de 2008, les suivismes face à l'économie libérale de marché se sont montrés bien funestes. Les français prendront conscience de la mascarade et là, feront de cette singerie le catafalque des marchands de rêves ; illusions où l'on peut se tuer pour un travail chimérique ! L'opération kamikaze de la financiarisation du monde a sonné : le président Nicolas Sarkozy tente de s'en extirper à petites foulées, fait un malaise ; c'est bien normal, le contre-coup sûrement !

Répartition des richesses.
"Je sais tout", février 1905

Les certitudes sarkozyste sombrent, la raison d'État reste. La qualification secret-défense est élargie pour se complaire avec les frasques passées, en s'attirant les bonnes grâces de l'affaire des frégates de Taïwan, où personnalités socialistes et UMP sont mêlées, selon les rumeurs, à un dossier classifié. Du président Sarkozy au premier ministre Fabius, le mutisme se fait assourdissant ! Et pschiiiit va faire la bombinette qui aurait dû neutraliser de respectables notables...

Notable impertinent, Julien Coupat, haut diplômé, est l'effroyable grain de sable dans les rouages élitistes du libéralisme économique. L'affaire Coupat, c'est d'abord une supputation de terrorisme. L'affaire Coupat, c'est la psychose du terrorisme. L'affaire Coupat, c'est la paranoïa de la révolution, de l'insurrection. L'affaire Coupat, c'est l'élite qui tourne le dos à la marchandisation du monde. En somme, l'affaire Coupat, c'est le cauchemar du modèle américain, c'est la phobie d'une France suiviste, c'est la migraine du petit croquemitaine qui ne comprend rien de ses contemporains ; et qui les redoute.

Pour comprendre ses compatriotes, son Excellence s'inspire de sondages ! Pour aller vers ses compatriotes, son Excellence se choisit un public à sa mesure : les petits devant, les petits derrières ; ça discrimine à tout va ! Ne pas comprendre, c'est avoir peur ! Qui s'est servi du glaive, périra par le glaive ! Qui se sert de la marchandisation, s'oubliera dans la marchandisation : Hadopi, ce camouflet du conseil constitutionnel, donna des consignes de bonne conduite au Libéral Liberticide pour qu'il gagna son salut républicain.

Prenant le large, le libéral petit homme de Paris alla faire son marché brésilien le 7 septembre 2009. Il alla confier ses chagrins au grand syndicaliste-président Lula, lequel promit des commandes en rafale de rafales à l'issue d'une visite éclaire de 24 h. Le très populaire président Luiz Inácio Lula da Silva recevait chaleureusement la France pour les festivités nationales brésiliennes, serrant les petites mains d'un président français endolori par les termes du contrat et son mirifique transfert technologique. En Sarkozie, les alliances diplomatiques se monnayent par la dilapidation. Après la Sarkozie, le déluge ?

Partage ?
"Je sais tout", septembre 1907

Saint Pierre et Miquelon, je te vois ! En attendant le déluge, le président Sarkozy gaspille sur le modèle de son ami G. W. Bush. Le contre-exemple du Grenelle de l'Environnement est cinglant. Ces derniers temps, à l'ONU, la France dispute à Ottawa la canadienne, les champs pétrolifères d'une plaque sous-marine. Après épuisement de la morue de Terre-Neuve, on s'attaque au pétrole ! Gaspillez, tant qu'il y a à piller !

On dit qu'à gaspiller, il n'y aurait pas péril en la demeure. On dit aussi que la France aurait un petit homme qui l'immuniserait contre la Crise. Cependant depuis 2008, avec la fin de la financiarisation du monde, les obligations convertibles remplacent les actions, selon le consensus des banquiers d'affaires. Ce sont donc les États qui nourrissent la bête... Dégustez, il n'y a rien à voir ! L'emprunt d'état sarkozien et la taxe carbone parachèvent cette même veine de la précipitation, de l'improvisation. Claude Guéant déplore ces turpitudes ; Henri Guaino s'y perd en croyant voir revenir l'idylle de la France éternelle.

De geôles en geôles, Vendôme enjôle !

Madame la ministre Michelle Alliot-Marie, écartée de la Défense, évincée de l'Intérieur, fut flanquée place Vendôme à l'endroit où siègea la ministre révoquée Rachida Dati qui mit la Justice à l'envers ! Gardienne de la réforme des procureurs, louve de l'UMP, le petit maître la garde à bonne distance, ni trop près, ni trop loin des ors sacrés de la République, des fois qu'elle ambitionnerait de devenir présidente de la France, la vilaine !

Madame la gaulliste agace en Sarkozie. C'est pourquoi on lui donna avec cynisme les manettes d'un État de droit où les lois se modifient à l'idéale convenance de la ploutocratie. Sur les suicides en prison, sur la justice à deux vitesses, la bonne dame du sud-ouest n'a eu de cesse de clamer son innocence, asservie devant micros et caméras, d'une voix de métronome. L'État de droit, c'est souvent le siège des nantis, ceux qui peuvent financer leur défense ; parfois celui du plus grand nombre ; rarement celui des déshérités...

Nicolas Sarközy de Nagy-Bocsa, président de la République française.
Kritix.com

L'État de droit, c'est la vitrine ; l'État de droite c'est la boutique. Le ministre sarkozyste Jean Louis Borloo fut le brillant avocat, avisé, aux « idées claires », qui conseilla le sulfureux homme d'affaire et ministre mitterrandien Bernard Tapie. Bien en cour en Sarkozie, il permit au radical de gauche monsieur Tapie d'avoir ses entrées à l'Élysée. C'est avec peu de déférence que ce dernier semblerait s'être entiché des pressions qu'il voulu, pour avoir ce qu'il voulait ! Le petit maître eut la grandeur de lui demander un reçu pour le contribuable, après l'énorme compensation du Trésor de la République française, suite à l'affaire Adidas et du Crédit Lyonnais. Vous savez, la sympathique LCL où tout le monde sourit dans les publicités, depuis l'arnaque du contribuable ! A l'UMP, on sait ce que le mot convivialité veut dire ! Pour la gouverne, les radicaux de gauche ont présenté des listes européennes de connivence avec l'UMP, dans cet esprit de fraternelle ouverture et guillerette collaboration : à défaut d'une gauche française complètement acquise, les sarkozystes s'arrangent du personnel politique. La France, un mauvais casting pour l'UMP !

Malheureusement pour l'UMP, tout le monde n'est pas à vendre. Très remonté contre l'absence d'union sacrée en ces temps de crise, le président cherchant à pourfendre une présidente, une élue médiatique, le phénomène Ségolène Royal et la miraculeuse croissance verte, jalousée de tous... Mme Royal, prétendument inspiratrice du président Barack Obama, lequel répugne à supporter la compagnie du farfadet élyséen...

Mais tout va très bien monsieur le président, tout va très bien, tout va très bien ! Belle France, je te plumerai ! L'explosion de la dette française c'est la Berezina sarkozyste ; à verser aux archives du sarkozysme... Mais la France n'est pas à vendre ! Diablotin, retournes dans les bras de ta belle...


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