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Saturday  16 December  2017
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3ème Chronique

Tyrannie en Algérie !

Kritix, le Friday 7 February 2003 - 3880 consultations - Commenter la chronique

Je sens venir qu’en Algérie, il est un beau pays qui se meurtrie... qu’il est possible de tous les contenir... les bonnes âmes... et celles quelque peu esseulées, égarées, perdues perdues !

Sans remonter trop loin, voilà quelques mois, un 19 juillet 2002, des islamistes armés présumés avaient massacré 10 personnes le soir dans un hameau de la wilaya de Chlef (ex-El Asnam), à 160 km à l'ouest d'Alger, d’après un rapport de l'agence Algérie Presse Service (APS), citant des sources proches de services de sécurité. Ce nouveau et énième drame portait à 51 le nombre de personnes tuées en une semaine en Algérie, où la lutte armée déclenchée en 1992 par des islamistes privés par le pouvoir en place d'une victoire électorale programmée avaient déjà fait entre 100.000 et 150.000 morts.

L’engrenage lancé, rien ne semble contrer les extrémistes, les autorités algériennes incompétentes dans la lutte anti-terroriste ! Le 13 septembre 2002, des rebelles islamistes présumés ont tué onze civils le soir dans l'ouest de l'Algérie, a rapporté l'agence officielle APS. D'après une source gouvernementale citée par l'agence, les victimes ont été "lâchement" assassinées à 21h00 (20h00 GMT) sur la route de Sidi Lakhdar, dans la région d'Aïn Defla, à 115 km environ à l'ouest d'Alger. Les médias officiels parlent souvent de lâcheté lorsqu'il est question de personnes brûlées vives ou égorgées. Plus de mille Algériens ont été tués au cours de raids de la guérilla et d'opérations militaires contre des repaires d'insurgés depuis le début de l'année 2002.

Le mois suivant, au 2 octobre, 13 personnes ont été tuées par des islamistes présumés le soir dans l'ouest de l'Algérie, signalait l’agence APS. Un enfant a également été blessé lors de cette attaque contre le village de Djebailia, dans la province d'Ain Defla, à quelque 130 kilomètres à l'ouest d'Alger, ajoutait APS citant des sources de sécurité gouvernementales. Des forces gouvernementales se sont lancées à la poursuite des assaillants qui ont aussi enlevé une femme, précisait APS. Sept personnes avaient déjà été tuées dans une attaque similaire dans la nuit précédente de samedi à dimanche, à quelque 250 kilomètres à l'ouest d'Alger. Rappelons encore une fois que ces dernières attaques portent à plus d'un millier le nombre de personnes tuées par dans des raids de la rébellion islamiste ou dans des opérations militaires ou policières contre les insurgés.

Le 16 octobre, 13 personnes ont été tuées dans un raid mené par des rebelles islamistes présumés dans l'ouest de l'Algérie, toujours selon APS. L'opération, qui a également fait un blessé, a été lancée le soir à Boukaat el Hadjadj, village de la province de Chlef situé à 160 km à l'ouest d'Alger, ajoutait APS, citant une source proche des services de sécurité. Il s'agissait des premières violences depuis les élections locales qui se sont déroulées quelques jours plus tôt et sur lesquelles le gouvernement tablait pour ramener l'ordre. Et comme un leitmotiv, que la mémoire ne soit plus courte, et que l’on scande à l’entour sans relâche, sans vaine résistance, qu’au cours des neuf derniers mois, un millier d'Algériens ont été tués dans des massacres attribués aux GIA et dans des opérations de l'armée et de la police.

Le 26 octobre, 11 personnes, des maquisards islamistes ainsi que des gardes communaux, ont été tués dans divers accrochages ces précédents jours, selon la presse algérienne du jour. Dans la localité de Ouanougha, située à 200 km au sud d'Alger, trois islamistes armés ont été tués dans une embuscade tendue par les forces de sécurité qui ont agi, selon les mêmes sources, sur la base d'informations livrées par des gens de la région. En outre, un accrochage a eu lieu dans la nuit entre une patrouille de l'armée algérienne en opération à Oued El Kebir, dans la région de Tipaza, à 80km à l'ouest d'Alger, et un groupe de maquisards, indiquait le quotidien francophone El Watan qui précisant que l'opération s'était soldée par la mort de deux islamistes armés dont les corps avaient été transférés à l'hôpital de Gouraya. Une des victimes, ajouta le journal, connue comme étant originaire de Gouraya, travaillait auparavant comme agent dans le centre de formation de cette localité réputée pour être un fief des Groupes islamiques armés (GIA).La presse algérienne fait état également de la mort de trois autres combattants islamistes dans la région de Boumerdès, à l'est d'Alger. Selon le quotidien Liberté qui donne davantage de détails, les trois islamistes ont été mis hors de combat, suite à une filature organisée par une patrouille de l'armée agissant sur renseignements. Par ailleurs, le quotidien arabophone El Khabar rapporte que trois gardes communaux ont été assassinés dans la nuit dans le département de Batna, dans l'est du pays. Les trois victimes, selon les même sources, sont tombées dans une embuscade tendue par un groupe armé au lieu dit Ali Ouyahia, au moment elles quittaient leur cantonnement à bord d'une voiture banalisée pour rentrer chez elles. Depuis le début du mois d'octobre, environ une centaine de personnes - islamistes armés, militaires et civils - ont été tuées dans des violences politiques, selon un décompte établi sur la base des chiffres rapportés par la presse algérienne. Cette ritournelle macabre ne fait plus verser une larme du froid minois du président Bouteflika qui crache sur la Kabylie, comme sur le sort des plus humbles algériens, victimes d’aveugles atrocités : rappelons que ce même président s’était ému des victimes du 11 septembre 2001...

Il semble que ce président accorde plus de prix à une vie américaine qu’à celles des siens... Cet odieux et vil personnage que le peuple d’Algérie devrait renverser lui et sa clique militaire et mafieuse (qui possède l’essentiel des richesses d’Algérie), sans tomber dans les fondamentalistes religieux ou islamistes fanatiques qui puisent leur légitimité populaire dans le chaos moral de sieur Bouteflika (marionnette de la classe dirigeante à l’image de G.W.Bush).

Le 20 novembre, l'explosion d'une bonbonne de gaz propane dans une boulangerie a tué au moins 13 personnes en Algérie, rapportaient les personnels de secours. L'explosion, qui s'était produite à Sebdou, dans la province de Tlemcen, à 400 km d'Alger, a également blessé 12 personnes. Un responsable de l'hôpital de Sebdou, où ont été transportées les victimes, a dit que quatre enfants et trois femmes figuraient parmi les personnes tuées. "Quelques-unes des victimes étaient des passants, touchés lorsqu'ils marchaient dans les environs, et d'autres ont été tuées ou blessées lorsqu'elles achetaient leur pain ou travaillaient à l'intérieur", a déclaré ce responsable.

Le lendemain,neuf personnes, dont deux fillettes de trois et cinq ans, ont trouvé la mort dans deux attaques distinctes attribuées à des rebelles islamistes au cours des dernières 36 heures en Algérie, selon APS. Six personnes ont été tuées dans le sud du pays à bord d'un taxi qui a sauté sur une bombe posée par des rebelles islamistes présumés, précisait l'agence. Deux passagers ont également été blessés, ajoutait APS, citant une source gouvernementale qui avait dénoncé un acte de lâcheté. Cette attaque, qui s'est produite sur une route près de Ain Rich, à 250 kilomètres au sud d'Alger, était le premier attentat à la bombe visant des civils depuis le début du mois de jeûne du ramadan il y a seize jours. Les rebelles islamistes ont pour habitude de multiplier les attaques pendant cette période. Dans la province orientale de Djidjel, à 240 km à l'est d'Alger, des rebelles présumés ont par ailleurs pénétré le soir dans la maison d'un milicien pro-gouvernemental, tuant cet homme de 39 ans et ses deux filles âgées de trois et cinq ans, ajoutait APS. Les assaillants avaient grièvement blessé la femme de ce milicien, précisait APS, citant des membres des services de secours officiels locaux. On ne répètera jamais assez que 100.000 personnes sont mortes en Algérie, selon le gouvernement, depuis l'annulation en 1992 des élections législatives qu'était en passe de remporter le Front islamique du salut (FIS). Selon des sources indépendantes, ce bilan atteindrait 150.000 morts.

Le 25 novembre, les services gouvernementaux algériens avaient identifié un homme abattu le 12 septembre par les forces de sécurité dans une embuscade comme le représentant du réseau islamiste Al Qaïda pour le Maghreb et l'Afrique sahélienne, rapportait l'agence officielle APS. Il s'agit d'Emad Abdelouahid Ahmed Alouane, alias Abou Mohamed, un Yéménite de 37 ans, selon des sources proches des services de sécurité gouvernementaux cités par APS. L'agence précisa qu'il a été tué dans une embuscade près du secteur de Merouna, dans la province de Batna, à 320 km à l'est d'Alger, mais qu'il n'a été identifié que récemment après une longue enquête. Mais un responsable américain a déclaré, sous couvert de l'anonymat, que la mort d'Alouane - qualifié de "figure importante" du réseau Al Qaïda - n'avait pas été confirmée de source indépendante. "Si c'est vrai, le monde est plus sûr à présent. C'est une figure importante, mais ce n'est pas un dirigeant", avait-t-il dit. Selon APS, Alouane a aidé des combattants d'Al Qaïda originaires d'Algérie, d'Egypte, de Libye, du Maroc et de Tunisie à s'établir au Yémen après la perte de leurs bases en Afghanistan, l'an dernier. Il a ensuite circulé dans plusieurs pays du Maghreb avant de se rendre en Algérie pour y rallier un soutien à Al Qaïda. Alouane se trouvait dans la région Sahel-Maghreb depuis juin 2001 et avait voyagé d'Addis Abeba au Niger via Khartoum, ajouta APS. L'agence ne donna pas davantage de précisions sur les circonstances de sa mort mais a dit qu'il s'était rendu dans des bases algériennes du Groupe salafiste de prédication et de combat (GSPC), l'une des deux principales factions combattant le gouvernement algérien, pour en rencontrer les dirigeants. "Le Yéménite avait pour mission d'évaluer la puissance du GSPC et de ses chefs et de jauger le rôle que cette organisation terroriste peut jouer dans la stratégie globale d'Al Qaïda", poursuivit APS. Laissant entendre qu'Al Qaïda cherchait à enrôler des rebelles algériens pour des attentats à l'étranger, APS écrivit que "le rôle du GSPC dans la stratégie d'Al Qaïda dépasse les frontières algériennes". APS ne précise pas dans quels pays ces attentats sont envisagés. Al Qaïda a revendiqué un attentat suicide contre une synagogue de l'île tunisienne de Djerba, qui a fait 21 morts en avril. Le Maroc a annoncé l'arrestation cette année de membres présumés d'Al Qaïda soupçonnés de complot contre des navires américains et britanniques en Méditerranée. Des responsables algériens de la sécurité affirment que le GSPC entretient des liens étroits avec Al Qaïda, qui s'en sert pour recruter de nouveaux membres parmi une jeunesse désoeuvrée, démunie et sans espoir, cherchant à émigrer vers les richesses de l’Union Européenne et surtout la nébuleuse islamiste cherche à étendre son influence. Ils ajoutent qu'avant les attentats du 11 septembre aux Etats-Unis, Oussama ben Laden (ex-agent double de la CIA ; peut-on dire qu’il travaille pour une certaine Amérique d’intégristes chrétiens ? Remarquez que l’ennemi n°1 est introuvable malgré la super-puissance US : cette incapacité à le savoir vivant ou mort montre que cela ne trouble pas trop les projets fallacieux de la « white house »), soupçonné d'en être l'instigateur, s'était entretenu à plusieurs reprises par téléphone avec Hassan Hattab, chef du GSPC.

Mais revenons à la tourmente algérienne. Le 5 décembre dernier, 12 personnes, dont 6 soldats pris dans une embuscade, sont mortes dans l'ouest de l'Algérie lors d'une fusillade entre rebelles islamistes présumés et soldats gouvernementaux, a rapporté le quotidien indépendant Le Matin. Les rebelles ont tendu une embuscade la veille au soir à des soldats traquant des islamistes soupçonnés d'avoir tué quatre miliciens pro-gouvernementaux le samedi précédent, écrivait le journal. Six rebelles ont été tués au cours de la bataille de plusieurs heures qui a suivi cette embuscade dans la forêt de Stamboul, dans la région de Mascara, à environ 300 km à l'ouest d'Alger. Le Matin accuse le Groupe islamique armé (GIA) d'être à l'origine de cette attaque. Plus de 30 soldats ont été tués en Algérie depuis le mois de novembre. Et nous tous encore de crier que plus de 100.000 personnes, dont une majorité de civils, sont mortes en Algérie, depuis l'annulation par les autorités en 1992 des élections législatives que les islamistes étaient en passe de remporter !!! Selon des sources indépendantes, ce bilan s'élève à 150.000 morts !!!!!!!

Brusquement, l’Economie fit son entrée parmi l’horreur... Le 10 décembre 2002, le gouvernement américain a accepté de livrer pour la première fois à l'Algérie du matériel de lutte anti-terroriste pour aider Alger à combattre la rébellion islamiste. "Nous peaufinons un accord de vente sur la fourniture à l'Algérie d'équipements militaires de lutte contre le terrorisme", a révélé William Burns, assistant du secrétaire d'Etat pour l'Afrique du Nord, à l'issue d'une brève visite à Alger. Les Américains, tout comme leurs alliés européens, renâclaient jusqu'ici à fournir de tels armes au pouvoir algérien compte tenu des inquiétudes sur le respect des droits de l'Homme dans ce pays miné depuis dix ans par la violence islamiste. Mais le marché lucratif de l’armement a eu raison de la morale toute onusienne... chronique d’une époque où l’Amérique de Bush joue de la guerre comme de l’Economie mondiale ! De leur côté, les autorités algériennes se sont longtemps plaintes de l'insuffisance d'armes perfectionnées, comme des hélicoptères d'attaque et des équipements de vision de nuit à infra-rouge, dans leur lutte contre les maquis islamistes. Lors d'une conférence de presse, William Burns n'a donné aucune précision sur le type de matériels que Washington est désormais prêt à fournir aux Algériens. Il a en revanche annoncé que l'administration Bush allait soumettre au Congrès un projet de texte visant à renforcer l'aide militaire américaine à l'Algérie. "Washington a beaucoup à apprendre de l'Algérie sur la façon de combattre le terrorisme", a-t-il commenté. On ne sera donc jamais trop cyniques chez les barbares !

Le 12 décembre, une bombe a éclaté sur le marché de Boukadir, une petite ville du Chlef à environ 170 km à l'ouest d'Alger, faisant quatre morts et seize blessés, rapporta l'agence de presse algérienne APS. Il s'agit d'un attentat "terroriste", ajouta l'agence sans donner davantage de précisions.

Au 15 décembre, on pouvait dire que la violence islamiste qui a fait plus de 100.000 morts en Algérie en dix ans a fortement diminué mais le pays ne connaît toujours pas la paix civile. Le dernier ramadan, qui s'est achevé début décembre, a été le moins sanglant de la décennie écoulée alors que, traditionnellement, les attaques des rebelles islamistes se multipliaient pendant le mois de jeûne musulman. Selon les chiffres diffusés par les médias, moins de 90 meurtres ont été enregistrés contre des pics à 1.200 morts il y a quelques années. On estime que les effectifs des islamistes armés se situent entre un demi-millier et un millier d'hommes, bien loin des quelque 25.000 avancés dans les estimations au début des années 90. "Il y a eu une réduction significative des actes de terreur spectaculaires", nota H'Mida Ayachi, expert réputé des questions de terrorisme et rédacteur en chef du quotidien en langue arabe El Youm. "L'Algérie ne risque plus de devenir un Etat islamique", estime-t-il, ajoutant que les violences se produiront à l'avenir à une échelle considérablement moindre. Depuis l'annulation en 1992 d'élections législatives que le Front islamique du salut (Fis, désormais interdit) s'apprêtait à remporter, la violence islamiste fut extrême. Le gouvernement impute ces violences au GIA (Groupe islamique armé, au Groupe salafiste pour la prédication et le combat (GSPC) ou à d'autres groupuscules. En 2002, environ 1.500 Algériens, dont bon nombre de civils, ont été tués dans des raids rebelles et des opérations militaires contre la guérilla, indiquent les informations diffusées par les médias indépendants. Mais les experts estiment que les groupes islamistes armés ont perdu fortement le soutien des populations en raison surtout des attaques contre les civils. Les Algériens qui n'osaient pas voyager à l'intérieur du pays pour rendre visite à leurs familles à l'occasion de l'Aïd, la fête marquant la fin du ramadan, l'ont fait cette année. "C'est bon signe", commente-t-on à Alger. "Des signes d'un tournant dans la lutte contre le terrorisme sont là. Mais il y a toujours des groupes qui attaquent, il est donc trop tôt pour clamer victoire", note un diplomate. La nette diminution de la violence, que les autorités imputent aux opérations des forces de sécurité et à l'amnistie offerte en 1999 aux rebelles, est de plus en plus reconnue par la communauté internationale. Washington a donc félicité l'Algérie et a annoncé son intention de lui vendre de l'équipement militaire. "Ces rebelles sont maintenant isolés. Ils n'ont plus la même puissance qu'auparavant", estime Abdelmadjid Cherbal, rédacteur en chef d'El Moudjahid, quotidien pro-gouvernemental. Pourtant, certains experts redoutent que les diverses factions rebelles puissent se regrouper pour attaquer des cibles militaires. Selon H'Mida Ayachi, "les rebelles disent maintenant qu'ils sont avec le peuple et qu'ils ne s'en prendront pas à la population mais ils viseront l'armée". (l’armée étant le socle de l’actuel régime algérien, les mécontents du peuple pouvant à tout moment faire légitimer le GIA) Pour nombre d'observateurs et diplomates, le gouvernement devrait profiter de cette diminution de la violence pour se concentrer sur les problèmes économiques tout en poursuivant un dialogue avec les islamistes modérés. Mais un diplomate occidental prévient: "Un gros attentat à Alger ramènerait le pays un an en arrière."

En parallèle du gâchis humain et économique d’Algérie, pays au potentiel économique considérable, l’Union Européenne concourt à l’éradication des factions terroristes en luttant contre les bases arrières des terroristes. Ainsi, le 27 décembre dernier, La police espagnole a procédé à l'arrestation d'un Algérien, membre présumé des GIA (Groupes islamiques armés), soupçonné d'avoir suivi une formation dans un camp du réseau Al Qaïda en Afghanistan. Abdelkrim Hammad, alias Aldelnasa, a été appréhendé dans la région viticole de La Rioja, a indiqué le ministère de l'Intérieur dans un communiqué, précisant que le suspect, sous le coup d'un mandat d'arrêt international, était notamment recherché pour meurtre par Alger. "Le détenu est un individu très dangereux qui a été entraîné dans un camp contrôlé par Oussama ben Laden où il s'est spécialisé dans le maniement des explosifs", poursuit-il. "En plus de son activité terroriste en Algérie, il a pris part au Djihad (guerre sainte) en Afghanistan, en Bosnie et au Kosovo." Le ministère de l'intérieur affirme en outre qu'Hammad, présent en Europe depuis le milieu des années 90, recrutait et entraînait pour le Djihad et l'accuse de faire partie du réseau logistique des GIA algériens.

En France le 03 janvier 2003, Brahim Chalabi, un Algérien condamné en 1999 pour "association de malfaiteurs en relation avec une entreprise terroriste", devrait être expulsé vers son pays malgré une injonction de la Cour européenne des droits de l'homme, a-t-on appris au ministère de l'Intérieur. Interrogé, un porte-parole du ministère a souligné que la justice administrative française avait "validé la reconduite à la frontière de Brahim Chalabi et la destination" et que l'asile politique lui avait été refusé. "Ça n'a rien à voir avec un cas de double peine, il s'agit d'une personne impliquée dans des faits de terrorisme", a dit le porte-parole. Le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy a promis une suppression, dans certains cas, de la "double peine" qui associe une condamnation pénale et une expulsion. Brahim Chalabi, 41 ans, a été transféré de la prison de Châteauroux (Indre) et conduit vers un centre de rétention administrative à Roissy d'où il devrait partir pour l'Algérie à une date indéterminée. Selon un porte-parole de la Cour européenne de Strasbourg, le gouvernement français a parallèlement annoncé à la juridiction qu'il répondrait dans "un bref délai" à ses demandes. Le président d'une section de la Cour de Strasbourg a demandé à Paris de suspendre l'expulsion et de produire les garanties que le requérant ne serait pas soumis à la torture ou à des traitements dégradants dans son pays. Brahim Chalabi vient d'achever de purger une peine de quatre ans de prison prononcée en 1999 par le tribunal de Paris, et confirmée en appel, pour sa participation à un réseau de soutien et d'approvisionnement en armes du Groupe islamique armé (GIA) algérien, dirigé par son frère Mohammed. Le tribunal ayant aussi prononcé une interdiction définitive du territoire, la France a décidé l'expulsion vers l'Algérie, conformément à une doctrine prônée par le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy et appliquée déjà à plusieurs autres membres du même réseau également condamnés. Mohammed Chalabi a été lui-même expulsé en novembre 2001 vers l'Algérie où il reste incarcéré aujourd'hui. Les avocats des militants islamistes expulsés estiment qu'ils ont fait l'objet d'arrestations arbitraires ou de mauvais traitements dans leurs pays.

Vers un regroupement des factions ? Le 5 janvier 2003, des rebelles islamistes ont tué 43 membres de l'armée algérienne lors d'une embuscade, rapporte le quotidien Le Matin, qui parle de bilan le plus lourd depuis six ans pour une opération unique. Outre les 43 tués, l'attaque menée à proximité du village de Theniel el Abed, à 320 km d'Alger, dans la province de Biskra, a fait 19 blessés graves, ajoute le journal, précisant que les assaillants avaient fait exploser des bouteilles d'acétylène. Citant des sources proche des services de sécurité, l'agence de presse APS indique pour sa part que 13 personnes appartenant à deux familles ont été tuées la nuit dernière lors d'un raid mené dans un village proche de Zabana, 50 km au sud de la capitale. Six militaires avaient été blessés par l'explosion de bombes artisanales dans le bastion rebelle de Sidi-Ali-Bounab, 90 km à l'est d'Alger, rapporte encore le Matin. Il semble donc que le GIA cherche à recouvrir la sympathie des algériens en ne visant plus les civils, mais les militaires à la solde d’un régime corrompu que le peuple exècre... les Kabyles étant les fers de lance de cette réprobation populaire algérienne.

Les objectifs terroristes ont donc changé, le gouvernement et l’actuel establishment est désormais l’unique cible. La situation est périlleuse pour la démocratie, surtout quand les extrémismes se placent en justicier en prétendant servir l’intérêt général... l’équilibre politique serait intenable... Pour son salut que l’Algérie choisisse la laïcité pour sillon constitutionnel ! In Challah !


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