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5ème Chronique

Pense-Bush : irakien chaos ! Amen.

Kritix, le Monday 28 April 2003 - 2309 consultations - Commenter la chronique

Que c'est drôle ! Saddam Hussein est l'as de pique dans un très ludique jeu de 55 cartes mettant en scène les leaders du régime irakien les "most wanted", ou plus activement recherchés, du gouvernement américain. Le commandement US veut que les membres de la liste soient "poursuivis, tués ou capturés" ...selon Vincent Brooks le 11 avril 2003, responsable US des opérations en Irak. "Morts ou vifs, les boys ! – Yes, Sir !" Les soldats présents sur le "champ de bataille" recevront ainsi ce jeu de cartes, présentant les images de chacun des 52 leaders, afin "d'aider leur identification si un contact se produit" ... Le jeu comprend deux cartes jokers listant les rangs militaires et titres, et une autre présentant le logo de l'agence l'ayant conçu (agence qui en a vendu plusieurs centaines de milliers d'exemplaires aux USA, à ce jour. L'agence publicitaire des républicains US fait merveille, à l'heure ou les artistes US anti-Bush, comme Madonna, sont mis sur des listes noires de l'axe du Mal, par les durs de la White House).

Drapeau irakien
© kritix.com

L'unilatéralisme Blairo-Bush (ce qui signifie en français: le blaireau du buisson) déclare la guerre à l'ONU ! Bagdad a sombré le 11 avril 2003 dans l'anarchie. Des hommes en armes errent dans les rues de la capitale irakienne, devenue la proie de pillages généralisés. Deux jours après l'entrée des chars US au coeur de la métropole de cinq millions d'habitants, la situation est désormais incontrôlable. "Ça a empiré. C'est l'anarchie", témoigne un envoyé spécial, Khaled Yacoub Oweis. Le CICR (Comité international de la Croix-Rouge), qui tente de venir en aide aux populations civiles, a déclaré douter qu'un seul hôpital soit encore en état de fonctionner en raison des saccages et de l'absence d'un personnel médical effrayé. Une équipe du CICR s'est aventurée dans les rues mais n'a pas été en mesure de visiter tous les établissements médicaux de la ville, a déclaré à Genève une porte-parole de l'organisation qui venait de prendre contact avec le représentant du CICR à Bagdad, Roland Huguenin-Benjamin. Des petites cliniques ont fermé leurs portes et les grands hôpitaux sont inaccessibles. Les employés du CICR ont seulement pu se rendre à la Cité médicale, où ils n'ont vu qu'une poignée de personnes. Les salles d'opération sont vides, a rapporté la porte-parole. Nada Doumani a rappelé fermement aux États-Unis qu'en vertu des conventions de Genève, "c'est aux forces d'occupation d'imposer l'ordre public".

Drapeau des États Unis d'Amériques (USA)
© kritix.com

En attendant, les reporters présents dans le centre-ville assistent à des scènes chaotiques. Armé d'une Kalashnikov, affublé d'une casquette de base-ball rouge, un jeune homme a tiré sur le conducteur d'une camionnette, qu'il a traîné hors du véhicule dont il s'est emparé. Il est impossible de dire si la victime est morte ou seulement blessée. Un caméraman de Reuters a filmé des volontaires arabes tirant sur des civils en pleine rue. Ils se sont tournés vers lui, ont pointé leurs armes sur son visage en lui intimant de cesser de tourner. A la clinique pour enfants de Mansour, l'ancien quartier administratif et huppé dans l'ouest de la ville, des hommes ont envahi les salles, se livrant semble-t-il à des pillages. "Les pillards sont armés et tirent sur les gens. Il y a énormément d'armes à feu dans les rues", raconte un autre journaliste de Reuters, Hassan Hafidh, qui s'est rendu dans plusieurs quartiers. A Kadhimiah, dans le nord-ouest, des centaines d'habitants ont pris d'assaut le QG des services de renseignement militaires à la recherche de leurs proches disparus sous le régime de Saddam Hussein. Ils réclament l'aide des soldats US pour secourir des gens qu'ils disent emprisonnés dans les cellules au sous-sol. Certains creusent le sol à main nue. Par la suite, l'armée US est intervenue pour occuper le bâtiment, aux dires d'un correspondant de Reuters sur place. Le bâtiment situé près de la grande mosquée de Kadhimiah, vénérée par les chiites, était l'un des sites les plus redoutés sous le régime de Saddam Hussein. "Je cherche trois de mes frères qu'ils ont arrêtés dans les années 1980", déclare un homme parmi la foule, Fayed Assour. A Saddam City, gigantesque quartier pauvre abritant une population à majorité chiite dans le nord-est de la ville, des combats auraient opposé des habitants chiites à des fedayine, la milice fidèle à Saddam Hussein, d'après des sources militaires. Dans les quartiers où sont déployées les troupes US, qui s'emploient à sécuriser des bases temporaires, la situation est plus calme. Mais les soldats et les Marines sont nerveux. Un attentat suicide contre l'un des check points qu'ils ont érigés dans la capitale a tué plusieurs d'entre eux le 11 avril au soir. Dans la deuxième ville du pays, Bassorah, le CICR déclare que les pillards ont endommagé un aqueduc récemment réparé qui fournit un approvisionnement en eau potable vital pour 1,5 million d'habitants. "Les pillards s'attaquent même aux services publics de base. Nos délégués ont parlé au directeur d'un hôpital à Bassorah qui a dit qu'ils avaient réussi à défendre les entrées du bâtiment. Mais nous ne savons rien des autres établissements", a indiqué Nada Doumani. Dans un message adressé aux Irakiens le 11 au soir, le président G.W.Bush a promis que l'armée US assurerait le maintien de l'ordre. Mais un porte-parole a souligné qu'il faudrait du temps avant que la situation se stabilise. Ce qui n'engage que la version officielle de la propagande des US faucons...

Asie
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Il est en effet assourdissant qu'aucun État ne crie au triomphalisme US qui n'est autre qu'un règlement de comptes économiques et peut-être politiques...Solde de tous comptes ? La plupart des médias feignent de croire que les USA n'ont pas mené l'opération pour les champs pétrolifères... Soyons sérieux, imaginez l'Irak sans pétrole, imaginez l'Afghanistan sans sa position stratégique pour le passage de ressources pétrolières et gaz, et vous constaterez que le motif est bien là. Là où il y a à piller, il y aura guerre préventive US... Pour une grande part les médias traditionnels se sont laissés emporté par l'euphorie de la fin d'un régime, le marquage historique d'une guerre. Pourtant, reste indélébile le goût amer de la Victoire... avortée ? Le chaos est là, le monde arabe humilié, l'ONU piétiné, pour le plus grand malheur des USA ! La Politique n'a jamais puisé ses grandes réformes dans le creuset du monde financier ! La chose militaire oeuvre sur son domaine de compétence: ultime recours eu égard au droit de la guerre et celui du droit international... Espérons que la responsabilité des forces occupantes n'occulte pas l'aide humanitaire, victime de l'insécurité des pillages, orchestrée dans l'antique cité babylonienne... Alors prions, tout comme le fait le très dévot Bush: celui qui admire Jésus Christ et ne peut l'imprimer sur son tee-shirt !

C'est pourquoi G.W.Bush a évoqué le 19 avril, la mémoire des militaires US morts en Irak à l'occasion de son discours radiophonique hebdomadaire au cours duquel il a déclaré que la volonté de Dieu n'était "pas toujours claire". Le président a estimé que les fêtes religieuses de la Pâque chrétienne et de la Pâque juive revêtaient une "signification particulière" cette année et salué la libération de sept prisonniers de guerre US retrouvés au nord de Bagdad (Comme quoi le raïs avait bien respecté la convention de Genève comme l'avait tant répété le fennec Tarek Aziz). "Cette année, la Pâques chrétienne et la Pâque juive ont une signification particulière pour les familles de nos hommes et de nos femmes en uniforme qui ressentent plus intensément encore l'absence de leurs proches", a déclaré Bush. "Cette période sainte nous rappelle la valeur de la liberté, et la puissance d'un amour plus fort que la mort", a-t-il déclaré dans son ranch de Crawford, au Texas, où il passe les fêtes. Il a même assisté à la messe de Pâques à Fort Hood, où se trouve une base militaire qu'ont rejoint les sept prisonniers libérés sept jours plus tôt. Le président y a d'ailleurs rencontré deux d'entre eux. G.W.Bush est un protestant méthodiste, de sensibilité évangélique, qui a embrassé la religion il y a environ 16 ans après avoir renoncé à la boisson. Et oui, c'est un délinquant avéré, un alcoolo notoire, Bush "le sanguinaire texan", celui qui encourage la peine de mort, puisque selon lui, mieux vaut tuer un innocent, que de laisser courir un coupable !

Amériques
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Mais sa foi très visible ont suscité de nombreuses questions, en Europe comme dans les médias US, sur l'importance que revêt le religieux dans ses choix politiques, dans la guerre contre le terrorisme et dans l'intervention en Irak. Les conseillers du président disent qu'il lit la Bible tous les jours, qu'il ouvre ses conseils de ministre par une prière, et qu'il lui arrive de prier dans le bureau ovale. C'est un saint homme, vous savez ! Il a la vraie vérité révélée ! Pendant la campagne présidentielle, il avait déclaré que Jésus Christ était le penseur ou le philosophe politique qu'il admirait le plus "parce qu'il a changé ma vie". Depuis les attentats du 11 septembre 2001, il ne cesse de dépeindre la carte géopolitique mondiale en termes de Bien et de Mal. Il a été jusqu'à déclarer la semaine dernière à des journalistes qu'il avait demandé conseil à Dieu dans le processus de décision de l'intervention militaire en Irak. En Grande-Bretagne, où la pratique religieuse du Premier ministre Tony Blair, pourtant plus discrète, est également l'objet de nombreux commentaires, les analystes politiques ont qualifié Bush d'"aumônier en chef", passant au crible ses plus petites évocations de la religion. "Les volontés (de Dieu) ne sont pas toujours claires pour nous, mais cette période nous amène une promesse: le bien peut émerger au dessus du mal, l'espoir se lever au dessus du désespoir", a déclaré Bush le 19 avril 2003. Oui, oui il est très spirituel... De nombreux dirigeants allemands et français ont joint leurs voix à celles des responsables religieux inquiets de l'importance du rôle politique de la religion aux États-Unis, où la communauté chrétienne conservatrice constitue un bastion de l'électorat conservateur.

Influence américaine...
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Hébétés, les peuples du Blairo-Bush... De l'active et sale créature, aucun d'eux ne se réjouissent. Il était une fois une victoire amère, laquelle mit KO les victorieux coalisés, Bush et son Blair(o),au firmament de l'impopularité ! On faisait croire à qui voulut bien l'entendre que le "fait d'arme" était une libération: la victoire de la démocratie sur la dictature. Seulement, la peuple d'Irak n'y voulut rien entendre et rejeta en bloc l'idée d'une occupation US politique, pour suppléer au défaut d'autorité publique. Or, pour les irakiens, si la démocratie venait à triompher en Irak, il adviendrait que la majorité chiite (60% de la population) propulserait à la tête de l'Irak, un islamiste et tout le corollaire de la Charia... Il a donc été chassé d'Irak, un tyran militaire, pour que le talent démocratique US place par défaut les soutiens du terrorisme international... On y est, la boucle est bouclée: la guerre préventive US est bien un acte terroriste torpillant la Pax Onusia ! Les fréroristes US disaient vouloir, pourtant, sauver le Monde...


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