En 2015, François Hollande c'est 900 euros de dette publique supplémentaire par français !
Wednesday  18 October  2017
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8ème Chronique

Train train Raffarin et viatique du code Vinci

Kritix, le Tuesday 23 November 2010 - 2627 consultations - Commenter la chronique

Du haut de ses talonnettes, garante de la Constitution, sa Grandeur, sa Majesté et Excellence Nicolas Sarközy de Nagy-Bocsa trembla devant son camp ; et, tourmentée au G20, puis désinvolte, snoba effrontément les dîners diplomatiques des Grands de ce Monde pour mieux corrompre ce qu'il reste de filiation gaulliste... au sein d'un gouvernement de détournement idéologique : user de l'étatisme pour mieux entériner les réformes ultra libérales !
       Et quelques jours plus avant, après avoir dérogé, sur le tarmac parisien, aux bienséances protocolaires en prenant, sur le tapis rouge, la place du président chinois Hu Jintao... sous le regard atterré du chef du protocole et de la garde républicaine !
       La risée des grandes puissances : voilà ce qu'il est advenu de la diplomatie française ! Pour ce qui est de la place de la France dans le Monde, on repassera... C'était à la veille d'un 16 novembre 2010 : date d'entrée en campagne présidentielle du président candidat ès Fouquet's. Dès le lendemain, la propagande atteinte de Sarkozyte aiguë, s'employa à dévoyer les principes républicains et la Mémoire française : voilà qui caractérise celui qui se sert.

Nicolas Sarközy de Nagy-Bocsa, président de la République française.
Kritix.com

Au sud de la Loire, durant des semaines et des semaines, quelque compromission sarkozyste fut élégamment portée par le préfet de région Poitou-Charentes. Un présent que le préfet Bernard Tomasini imposa « gentiment »... avec tout le tact, talent d'un Charles Pasqua ou d'un Claude Guéant. C'est que Grand Poitiers mendia auprès de l'État qui lui intima « gentiment » la décision — avec bonne police aux entournures démocratiques — de signer les contrats clair-obscurs du leader mondial du bâtiment français : Vinci.
       Et comme pourrait le faire remarquer les bien-pensants, ceci est un juste retour des choses que l'argent des contribuables satisfasse la concentration des Pouvoirs, après le cortège très formel des règles de concurrence ; après l'adroit entregent procédural de commissions forcément irréprochables, où les conflits d'intérêts ne pourraient être suspectés puisque la transparence de l'ombre des réseaux tient pour sûr du raffinement très comme il faut...
       Qui en douterait ?

Du gouvernement par l'unanimisme

La séance publique du Grand Poitiers du 12 juillet 2010 eut tout de l'expéditive manœuvre. Il s'agissait d'entériner le choix de maîtrise d'ouvrage en vue de la construction d'un viaduc des Rocs, devenu nécessaire pour la prochaine BHNS du Grand Poitiers. À l'unanimité, la commission de l'ombre jeta son dévolu sur la multinationale... Le projet serait pourvu de toutes les vertus : à tout le moins celles d'un compromis. Et pourquoi pas... Vinci a du génie !

« Le groupement comprenant GTM Bretagne, mandataire, EBL Centre (toutes deux filiales de VINCI Construction France) et Freyssinet, filiale de Soletanche Freyssinet (VINCI Construction), associés au bureau d’études de VINCI Construction France et à l’architecte RFR, s’est vu attribuer le marché de conception et réalisation du viaduc des Rocs à Poitiers (Vienne).
       L’ouvrage de 330 m de long et 15 m de large sera constitué d’une charpente métallique surmontée d’une dalle en béton armé. Il sera édifié à la place de l’actuelle passerelle des Rocs et permettra de relier Poitiers ouest au centre-ville.
       À sa livraison, prévue pour septembre 2013, le viaduc sera réservé à la circulation des bus, des vélos et des piétons.
       Montant du contrat : 21,5 M€. »

       (source : communiqué officiel de Vinci « nouveaux contrats réactualisés au 17 novembre 2010 »)

Jean-Pierre Raffarin, sénateur de la Vienne (2009), ancien président de la région Poitou-Charentes et ancien premier ministre.
© kritix.com

De débat public, il n'y en eut que la portion congrue. En une demi-heure de temps seulement, chacun put formellement s'exprimer sans développer, les vifs débats ayant été circonscrits aux huis clos... Le seul mérite de cette méthode est d'éviter l'enlisement procédural et saisir les dotations, sorte de privilège de cour selon que vous ayez vos entrées ou non auprès des stratèges de l'UMP.
       La chose pliée, le vote entériné, séance levée... les élus se montrèrent très disciplinés et anormalement peu diserts. Si, sur le fond, la décision semble en tout point raisonnable, l'art et la manière par laquelle la décision fut rendue n'eut pas toute la tenue républicaine qu'il conviendrait à l'ami du Peuple. Les autres candidats n'ont certes pas des relations enviables, mais allouer de nombreux marchés publics, sur un même territoire, à un seul et même groupe industriel, mène immanquablement à des situations délicates, voire d'allégeance au pouvoir de l'argent. Le trouble Ryanair n'est jamais très loin... Le politique doit garder bonne mesure et diviser le pouvoir des acteurs économiques. Grand Poitiers a fait le choix de privilégier le groupe Vinci à ses dépens politiques.

Après le désengagement de l'État, après les outrances de la compétence générale dévolues complaisamment en proximité politicienne, après le renoncement à la souveraineté territoriale, Grand Poitiers, par sa soumission au groupe Vinci, fait allégeance aux lois de la financiarisation de l'Économie. Cette complicité tient en des délibérations souveraines, présentées comme incontournables, inaliénables et constructives... Laissons aux dépositaires de cet ordre le soin d'assumer leurs responsabilités.

L'affront de la LGV Raffarin et sa ronde

Lettre du sénateur Jean-Pierre Raffarin à son ami et ministre Dominique Bussereau. (Page 1/2)
source : www.carnetjpr.com

Lettre du sénateur Jean-Pierre Raffarin à son ami et ministre Dominique Bussereau. (Page 2/2)
source : www.carnetjpr.com

Le sénateur Jean-Pierre Raffarin, homme de goût, homme de terroir bien situé dans l'ordre des gentils du Fouquet's, si jaloux de sa liberté de ton, laisse son Prince, à juste raison, éructer à la Lanterne... Et de guerre lasse, au train où vont les choses, se compromet avec son cher Dominique B. pour mieux humilier Grand Poitiers. Caprice des Dieux despotiques, la LGV Poitiers-Limoges illustre sans pareille l'arbitraire des petites âmes. Tandis que Grand Poitiers dut payer le tribu de la bretelle au groupe Vinci, le petit prince de l'UMP demanda à l'État sarkozyste d'offrir gracieusement à sa baronnie tout ce que l'on refusa à Grand Poitiers : un quai ! Bien évidemment, le ministre fraichement débarqué Dominique Bussereau pratiqua les bonnes manœuvres claniques en exécuteur zélé... Dans ses Carnets, le sénateur Raffarin en témoigna avec ce sens aigu du clientélisme dévolu à certains grands électeurs... des indomptables sénatoriales. Le feu électoral embrase jusqu'au mou idéologique !
       Officiellement, l'État sarkozyste ne saurait être clientéliste : question de com'... Qu'il est triste de voir combien la politique politicienne se joue de la République ; combien les baronnies du carriérisme avilissent un premier ministre poitevin assumé ; lui qui œuvra honorablement pour son territoire, avec ce souci de ne pas souiller la gloire de l'ère Monory ; et d'apporter à la technopole toute son influence pour que l'emploi chinois s'y développe avec entrain. En cela, l'ancien Premier Ministre rend tous les honneurs à la mémoire du feu président Monory.

Le préfet de région Poitou-Charentes Bernard Tomasini lors du Conseil régional Poitou-Charentes du 19 octobre 2009.
© kritix.com

L'ami du souverainiste Philippe De Villiers, amitié forte de la préfectorale, Bernard Tomasini si jaloux des privilèges de corps, sait obéir sans défaillir... Cet ancien député RPR, d'obédience pasquaienne, rigoriste, de bonne société, a ses périodiques entrées, rue Saint-Honoré, auprès d'un gaullisme sur le déclin.
       Dans ce contexte, place Aristide Briand, Le président de la Vienne Claude Bertaud, si attaché à ses prévalences, signe perclus une fin de règne... Le président René Monory, lui, n'aurait sûrement pas renoncé à la reconquête de son électorat. Avec l'audace du bon sens populaire, un garagiste-président sait toujours bonne mesure garder.

Et pendant ce temps-là, un certain Alain Claeys joue du relationnel dans cette ronde qui n'en finit pas de tourner les têtes locales... Étourdissement assuré... Ivresse du défaitisme garantie. Habileté pour les uns, pondération pour certains, perdition pour d'autres : in fine ne reste que l'opportune décision qui engage la responsabilité politique, qui engage des valeurs républicaines... ramollies.

Élus de la République, ne systématisez pas l'habileté du pragmatisme dans l'intérêt général, au risque de le perdre ! La souveraineté du Peuple ne se marchande pas : en conscience, vous devrez en répondre devant l'Histoire... Riez ! Riez des grands mots ! Le jour viendra où les compromissions auront raison des apparences.

Concurrents directs de Vinci occis : encore des CACuineries...

Citoyens, regardez à l'entour : Poitiers est cerné. Le territoire Grand Poitiers est, années après années, l'obligé du groupe de BTP Vinci. Il semble que son lobbying ait quelque argument convaincant auprès de certains élus de la République. Lesquels se murent publiquement dans un mutisme qui n'a d'égal que l'appétence pour le pouvoir. La LGV SEA ne fit pas défaut à la règle de la complaisance thurifère.
       Grand Poitiers eut été bien avisé de ne pas abonder politiquement dans une concentration de l'essentiel des marchés publics entre les mains d'un seul ; ou plutôt, cynisme suprême, entre les tentacules d'une même multinationale filialisée à souhait pour mieux lutter, pour mieux servir le lobbying anti-concurrentiel. Se taire par opportunisme, c'est se vendre aux actionnaires de Vinci, lesquels manifestèrent publiquement leur mépris pour l'argent public en présence des grands élus !

Passerelle des Rocs à Poitiers. Septembre 2009.
© kritix.com

Lors d'une réunion le 31 aout 2010 à Poitiers, Hervé Tricot, directeur du projet LGV SEA chez Vinci : « Il faudra quinze ou vingt ans avant de toucher des dividendes ». Et le journaliste Olivier Sarazin dans le quotidien Sud Ouest du 1er septembre 2010, de conclure : « Pas moins de 58 collectivités ont été priées de verser leur obole. Elles régleront le quart de la facture. Cela n'a pas été rappelé hier au micro. D'aucuns ont d'ailleurs été froissés. »
       Avec la bénédiction de RFF et du préfet Tomasini, les envoyés de Vinci firent valoir le risque pris par leurs actionnaires : l'argent des contribuables est donc bien une offrande donnée souverainement aux actionnaires de Vinci ! Ce qui ne fait que confirmer, une fois de plus, les scandaleuses 'éconduites' de RFF...
       Voilà rien de moins que de la vacuité morale... Vous ne trouverez ici que de petits arrangements entre amis, disons, amis professionnels. Quand le secret des affaires privées négocie avec la chose publique sous le sceau d'une démocratie représentative égarée, c'est alors que la souveraineté du plus grand nombre n'est plus qu'un vœu pieu. La démocratie proclamée n'en est plus une lorsque ses principes fondateurs sont dévoyés. La légitimité juridique sans le concours de la légitimité populaire n'a pas de légitimité politique. Invoquer, crier à la démagogie, c'est déjà tendre, le plus souvent, vers l'abus de pouvoir.

Il n'est jamais trop tard...

Amender de tels errements consiste à se défaire de ses chaînes politiciennes. Ceux qui votèrent contre eux-mêmes doivent aujourd'hui relever la tête et défier l'injuste Sort contre lequel ils doivent s'élever ! Le reproche n'est là que pour contrarier les peurs... Citoyens, vous verrez sans tarder parmi les dépositaires de la chose publique, combien d'entre eux auront le courage de signifier au peuple tout le désastre des tractations iniques. Ils vous réveilleront. Résister peut aussi être une question d'opportunisme...

Que ceux qui abusent de la crédulité du plus grand nombre se méfient d'eux-mêmes : « un clou chasse l'autre ».


Trombinoscope de la municipalité de Poitiers (2014-...) [pdf]
Trombinoscope de la Communauté d'Agglomération de Poitiers (2014-...) [externe]
Trombinoscope de la municipalité de Poitiers (2008-2014) [pdf]
Trombinoscope de la Communauté d'Agglomération de Poitiers (2008-2014) [pdf]

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