En 2015, François Hollande c'est 900 euros de dette publique supplémentaire par français !
Thursday  24 August  2017
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3ème Chronique

Poitiers : Maryse Desbourdes dénonce la gestion de la dette voulue par Alain Claeys

Kritix, le Wednesday 15 September 2010 - 2706 consultations - Commenter la chronique

Le grand argentier Francis Chalard, par le ton et la manière, avait visiblement travaillé son expression et son verbe. De tout ce qu'il donna à entendre, le maire de Poitiers prit grand soin que la censure eut le plus beau des habits. L'officiel n'aura rien d'officieux. Pourtant, la dette menace le moyen terme du Grand Poitiers. Il faut tenir : l'édile Alain Claeys se raidit.
       Lors de la séance du conseil municipal de Poitiers du 29 mars 2010, le président député-maire Alain Claeys rendit hommage aux talents du gardien du trésor municipal, puis ouvrit le débat en donnant la parole à l'opposante de la gauche alternative.

Madame la conseillère Maryse Desbourdes :
       « Nous sommes pour une société appuyée sur un impôt plus progressif, où chacun contribue selon ses revenus pour assurer une redistribution égalitaire des richesses produites par tous, au bénéfice des besoins sociaux du plus grand nombre. Mais, nous sommes aussi opposés à l'injustice du mécanisme des impôts locaux qui ne tient aucun compte de l'évolution des revenus réels des ménages. Nous condamnons sans réserve les désengagements continus de l'État : les privatisations, les suppressions d'emplois publics, le bouclier fiscal et les exonérations de cotisations sociales en faveur des plus riches qui réduisent les recettes de l'État, accentuent les déficits publics. Et pour les collectivités locales, cela se traduit par une baisse des dotations et des transferts de charges non compensés. »

Les impôts locaux ont flambé de près de 10% en trois ans

« Le budget 2010 ne prend pas comme référence l'inflation moyenne annuelle de l'année écoulée, celle de 2009, contrairement aux budgets 2008 et 2009. Pour cette fois, il se contentera de la prévision d'inflation gouvernementale pour établir les besoins en recettes, notamment les impôts locaux. C'est dommageable pour le pouvoir d'achat des poitevins : des classes populaires moyennes... Parce que avec une inflation moyenne de 0,1% en 2009, on aurait pu ne pas augmenter le taux des impôts, voire même le baisser un peu. Rappelons que sur 2008-2009 et 2010, l'augmentation cumulée des impôts locaux — les bases plus les taux — aura atteint 9,8% ! Soit 5,7% de plus que l'inflation moyenne, qui elle était de 4,1% !
       Les salaires et les pensions de nos concitoyens des classes populaires et moyennes n'évoluent pas au rythme de l'inflation. Avec les pertes d'emplois, le chômage partiel, la précarité croissante, les déremboursements maladie, les franchises médicales, l'augmentation des cotisations des mutuelles... Pour ne citer que cela, leurs revenus ont même baissé ! On mesure donc pour leurs budgets, les conséquences de l'augmentation de l'impôt local. Ceci nous l'avions déjà exprimé en 2009. Puis lors des orientations budgétaires de 2010. Il n'était pas besoin d'être expert en économie pour anticiper les effets de la crise. »

Des contreparties sociales facultatives

Conseil municipal de Poitiers du 29 mars 2010.
© kritix.com

« Ce changement de référence budgétaire, mais aussi le changement de présentation, sont en soi tout à fait éclairants des choix politiques faits par la majorité municipale. La politique "contrat-cyclique" qui se caractérise par une augmentation permanente de l'épargne brute pour prioriser les investissements, aboutie à favoriser la trésorerie des entreprises privées au nom d'une très hypothétique sauvegarde de l'emploi ! Nous ne savons même pas si la mairie formule quelques exigences sur la situation de l'emploi et des salaires des entreprises auxquelles elle confie les travaux...
       Cette politique est forcément contradictoire avec celle d'une relance du pouvoir d'achat, des salaires et des pensions, la sauvegarde immédiate de l'emploi, la lutte contre l'explosion de la précarité et du chômage. Elle n'est pas en phase avec les revendications exprimées par le mouvement social et ses organisations syndicales tout au long de l'année 2009 et puis dernièrement, de nouveau, le 23 mars. Toutes celles et ceux qui subissent le plus le poids du désengagement de l'État seront de nouveau pénalisés par les augmentations d'impôt local, mais aussi par l'augmentation des prix des services municipaux. Cette double, voire triple peine, sera accentuée par les augmentations votées par la CAP et le Conseil Général. Car nous avons bien vu que pour le produit des ventes et services, la restauration scolaire augmentera de 10,8%, les centres de loisirs de 21,1%. Ces augmentations qui sont un coût pour les familles, ne sont-elles que la conséquence d'une fréquentation en hausse ? Et il en va de même pour les secteurs de l'eau, des transports, la taxe d'enlèvement des ordures ménagères.
       Monsieur le maire, vous êtes aussi président de la CAP, et je vous demande : peut-on qualifier cet ensemble de politique de gauche ? Lors des orientations budgétaires 2009, nous avions proposé, pour alléger la pression sur le budget de fonctionnement, de ne pas augmenter les impôts locaux [et] de rééchelonner la dette sur une période plus longue, d'allonger la durée de remboursement des emprunts et de distinguer dans les investissements, ceux nécessaires de ceux n'ayant pas un caractère urgent, absolu. Nous avons souvenir de votre refus pour ne pas reporter la dette sur les générations futures...
       Nous constatons cependant, que vous n'hésitez pas à recourir à l'emprunt supplémentaire pour acquérir "Les Feuillants" et couvrir le programme d'investissement dit "de relance", le tout pour 16 millions d'euros. Cela se traduit aussi par un budget serré en dépenses avec, comme caractéristique, l'instabilité des dépenses pour l'intervention dans le social et la santé, l'enseignement et la formation, la culture et le personnel. Mais pas pour tous les postes... Par exemple, pas pour le poste "jeunesse et sport"
[Il s'agit ici d'une mesure de maintien de l'ordre, NDLR] et l'augmentation de 6,5%... Et là on voudrait intervenir un peu sur cette politique du sport. Le gymnase de Saint Eloi a été construit essentiellement pour les besoins de "Poitiers Basket". Cette spécialisation des espaces de pratiques physiques et leurs réservations a, de fait, pénalisé les activités physiques des scolaires. [...] Nous ne pensons pas que la population poitevine approuverait massivement vos choix si elle était consultée dans le cadre d'un débat démocratique. »

Une gauche de compromis qui étonne

La conseillère "Alternative à Gauche" Maryse DESBOURDES, lors du conseil municipal de Poitiers du 28 juin 2010.
© kritix.com

« Cela n'a pas été le cas non plus du budget serré pour le poste location : il y a une augmentation de 59,4%... Nous ne dirons presque rien ou rien du gigantesque succès de l'espace Toumaï et des coûts induits qui vont être supportés par nos concitoyens, par la location de bureaux pour les agents de la ville ; et qui font augmenter ce poste de location de 59% au profit d'un propriétaire privé !
       Et puis, contre toute attente, alors qu'indirectement l'achat des Feuillants par la ville, pour le donner gratuitement à l'État, a financé — indirectement je le répète — le lycée privé Isaac de l'Étoile, la ville va verser 70 000 euros à la construction du centre de loisirs du patronage Saint Joseph... J'aimerais qu'on m'explique quelle politique la ville, la majorité municipale, a pour la jeunesse dans cette ville ? Est-ce une politique publique ou privée-publique ?
       Nous notons enfin l'absence de projets pour élargir l'offre d'accueil des crèches collectives, alors que la ville a accueillie plus de 3800 naissances en 2009 ! Il nous semble que ces services répondraient aux besoins de la population. À ce sujet, nous souhaiterions connaître le nombre de demande en liste d'attente, la durée moyenne d'attente pour accéder à ce mode de garde en général privilégié, à juste titre, au plan éducatif pour les familles. »

« De toute évidence, ce budget ne répond pas aux besoins sociaux du plus grand nombre. Pour nous, il est urgent de consacrer une grande part du budget, par exemple, aux associations — plus que ce qu'il n'est fait aujourd'hui — qui agissent contre la pauvreté et la précarité, pour l'aide aux sans-papiers, aux sans abris, aux plus démunis. [Il est urgent de consacrer une grande part du budget] à l'emploi municipal plutôt qu'à l'orientation principale de l'investissement concourant à la reprise économique ; à la mise en place de services municipaux peu onéreux pour les usagers, voire gratuits pour les personnes en difficultés sociales. Pour toutes ces raisons, nous ne voterons pas ce budget... Et nous serons très vigilants sur les subventions que vous soumettrez au Conseil en 2010. »

Par la géographie, la majorité municipale inscrit ses choix dans le contexte catastrophique des comptes de la Nation

Alain Claeys d'une voix rentrée, tenté par l'ironie :
       « Merci pour la concision de votre intervention. »

Yves Jean, conseiller municipal délégué à la prospective urbaine :
       « Merci monsieur le maire, mes chers collègues... J'ai été conduit, suite au débat sur les orientations budgétaires, à regarder d'un peu plus près ce que nous a dit notre collègue Stéphane Braconnier. Puisque, rappelez vous, il nous avait expliqué en long et en large que la situation économique de la France était moins catastrophique que ce que la majorité municipale évoquait lorsque l'on présentait le contexte national... [Voir, entre autres, la chronique Poitiers, une héritière un peu gauche] C'est ce qui m'a conduit à regarder, à partir des comptes de la Nation, à partir d'Eurostat, à regarder l'état des lieux de ce pays. Et j'ai retenu 5 indicateurs. [...]
       Premier indicateur, c'est la dette des administrations publiques. Un simple rappel... Au quatrième trimètre 2007, 1200 milliards d'euros de déficit, soit 63,8% du PIB. Au troisième trimestre 2009, 75,8% du PIB. Donc un endettement sans précédent de ce pays !
       Deuxième indicateur, la balance commerciale. [...] Un excédent en 2002 de 1,82 milliards d'euros. Un déficit en 2007 de 52 milliards d'euros. Un déficit en 2008 de 67,50 milliards d'euros. [...]
       Troisième indicateur, le taux d'emploi européen en 2008. La France est à 65,2%, un faible taux d'emplois. La moyenne de l'UE est à 65,9% ! Et le taux d'emplois en Allemagne est de 70,7%. Au Royaume-Uni, 71,5%. En Suède, 74,3%. Un faible taux d'emploi, en particulier pour les plus de 55 ans dans ce pays qui, très souvent, sont mis au chômage parce qu'ils ne sont pas assez rentables. Ce qui n'est pas tout à fait la même position dans d'autres pays européens...
       Quatrième indicateur, c'est la valeur ajoutée par salarié : c'est à dire la productivité, la main d'œuvre par personne. La France — et çà c'est une bonne nouvelle — pour une moyenne de 100 dans l'UE, on est à 124,3. Largement au-dessus de l'Allemagne 105,7 : donc une productivité élevée par salarié. Le royaume-Uni 108,8.
       Cette très bonne productivité se traduit — et c'est le cinquième indicateur — par de faibles salaires dans l'industrie et dans les services. Je vous donne les dernières données d'Eurostat : le salaire moyen des salariés dans l'industrie et les services est de 31 400 euros en France... Contre 42 000 en Allemagne... 44 000 au Royaume-Uni. Cela signifie que la redistribution de la valeur ajoutée ne se fait pas en direction du facteur humain, mais se fait en direction du Capital.
       Donc c'est une France en grande difficulté, et c'est dans ce contexte-là qu'est mis en place le budget de cette commune. »

Le maire Alain CLAEYS lors du conseil municipal de Poitiers du 29 mars 2010.
© kritix.com

« Deuxième élément, une société de plus en plus injuste ! [...] C'est à dire des inégalités qui sont inexplicables. [...] Henri Proglio, patron d'EDF : 2 millions d'euros par an ! Franck Ribou, le patron de Danone : 4,3 millions d'euros en 2008 !
       — Lamentable, lamentable ! Et combien de petites entreprises qui ne gagnent pas plus de 1000 euros par mois ?
s'écria une opposante n'y tenant plus, exaspérée.
       — On s'écoute !
éclata Alain Claeys, cinglant.
       — Je suis d'accord, je ne mélange pas les entreprises du CAC40 et les PME qui font le tissu de cette région Poitou-Charentes. On est bien d'accord là-dessus... Mais je rappèle que les groupes du CAC40 ont réussi, cette année, à distribuer 35 milliards d'euros aux actionnaires ! Comment voulez-vous expliquer à des jeunes en formation, à des salariés, à des retraités, que ces inégalités de salaires sont justifiables ? Au-delà, il y a une injustice profonde ! Et c'est particulièrement choquant en 2010 que BNP Paribas a redistribué des dividendes qui ont augmenté de 50% par rapport à l'année précédente, alors qu'il y a eu une crise financière sans précédent. »

Poitiers n'échappe pas à l'appauvrissement de la France qui ne sait pas remettre en cause son train de vie par la réforme

Le conseiller UMP Stéphane Braconnier s'étonna des digressions nationales pour débattre sur des choix de politique locale. Alain Claeys, sur les nerfs, tendu, fâcha le conseiller et son intervention jugée intempestive par la police de l'assemblée :
       « Monsieur, si vous voulez parler, vous aurez la parole ! Mais on est dans une séance où l'on délibère : chacun prend la parole à son tour. Je vous demande de vous taire ! Tu continues, Yves...
       — On ne se connait pas, mais je vous ai dit que je vous écouterai avec beaucoup de respect : je vous demanderai d'en faire autant ! Notre ami Stéphane Braconnier nous a expliqué en long et en large que le pays n'était pas en si mauvais état que cela, et je me permets de regarder de façon objective cette question. »

Ignorer son contexte, c'est ignorer qui l'on devient...

Le conseiller Yves Jean poursuivit :
       « Autre élément et qui ne réjouit personne dans cette salle... Le nombre de pauvres progresse chaque année dans ce pays ! 8 millions de pauvres en 2007, c'est à dire 13,4% de la population !
       Dernier indicateur : la fédération française des banques alimentaires a distribué, en 2009, 113 millions de repas contre 110 millions en 1999 ! Le président de la fédération française de la banque alimentaire, sur France Inter, a expliqué que bien sûr ils servent des repas à des personnes qui sont en difficulté, mais aussi à des jeunes salariés, mais aussi à des retraités qui ont de très faibles retraites... Donc un pays où la pauvreté s'accroît et, dans le même temps, des richesses qui seront inexplicables !
       Et face à cela, une politique nationale — et je pense que cela ne vous fera pas plaisir, mais c'est un vrai révélateur de cette injustice — une politique nationale qui fait le mauvais choix ! [...] Le maintien du bouclier fiscal : 755 ménages possédant un patrimoine de 15 milliards d'euros se sont vus rembourser, en 2008, 288 millions d'euros soit 368 000 euros par ménage ! Je rappèle que ces 288 millions d'euros, c'est à peu près la moitié du coût de la RGPP, c'est à dire de la suppression d'un fonctionnaire sur deux ! Peut-être que l'on pourrait lever ce bouclier fiscal et avoir une autre politique au niveau national. [...] Donc, non monsieur Braconnier, la France ne va pas bien ! »

Toits de Poitiers en juillet 2009.
© kritix.com

« Et face à cela, [...] me semble-t-il que ce budget a 3 qualités. [...]
       Un : c'est un budget élaboré avec une grande rigueur, avec une grande méthode. La présentation qui a été faite lors du débat des orientations budgétaires montre bien cette rigueur, cette méthode.
       Deux : c'est un budget d'investissement : 62 millions d'euros d'investissement sur 2 ans, c'est essentiel pour une ville en terme de dynamisme, en terme de développement.
       Et puis trois : c'est un budget de solidarité. [...] Dans un contexte où [...] les impôts locaux flambent dans les grandes villes. [...] C'est dans ce contexte-là que la ville de Poitiers essaye de conduire une politique solidaire, de justice sociale, dans un contexte qui est pour le moins difficile.
       Et puis je termine, Stéphane, par un point qui m'a froissé, qui a froissé un certain nombre d'universitaires... c'est [votre] déclaration dans Le Point du 4 mars 2010 [...]. Il est de notre responsabilité, en tant qu'élu, de mettre l'accent sur les atouts de notre Université, plutôt que sur tel ou tel handicap. »

Si la démonstration de l'élu Yves Jean est en tout point honorable, il n'en demeure pas moins qu'une ville s'enrichit par une politique de l'emploi équilibrée sur le secteur privé et public. Qu'elle prenne garde à ne pas instrumentaliser l'opportune LGV à dessein, au risque de se compromettre...

Depuis l'élection du maire Alain Claeys, il semble que la majorité en soit enfin pleinement consciente... Il était grand temps ! En attendant, il faudra enrichir Poitiers en soutenant la création de tous les emplois : l'assistance devant rester l'exception dans toute bonne politique. On ne conduit pas une politique de gauche dans une ville de Pauvres ! Et cela, le maire de Poitiers semble en avoir tenu compte dans son budget. Demain, Poitiers devra donner de l'ambition à toutes ses Intelligences, plutôt que de s'enfermer dans le "tout subvention" sans que les ayants droits n'aient de devoirs ou fiscaux, ou civiques !

[La suite du Conseil Municipal du 29 mars 2010 : Patrick Coronas ne veut plus d'un CCAS opaque]


Trombinoscope de la municipalité de Poitiers (2014-...) [pdf]
Trombinoscope de la Communauté d'Agglomération de Poitiers (2014-...) [externe]
Trombinoscope de la municipalité de Poitiers (2008-2014) [pdf]
Trombinoscope de la Communauté d'Agglomération de Poitiers (2008-2014) [pdf]

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