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Friday  23 June  2017
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1ère Chronique

I don't have a dream !

Kritix, le Monday 14 October 2002 - 1903 consultations - Commenter la chronique

Je suis américain et je vous emmerde ! Tels seraient les propos de cette rustre bouche de Georges à la vulgarité dégoulinante…crève-cœur est cette baveuse vulgate ! Les Bush-er washingtonien dans ses œuvres n'en manque pas une, pour congédier la morale publique ! Morale publique qui sonne la tocsin depuis la Suède rejetant le Bush-er des séniles républicains, flattant l'aura du démocrate et ancien président américain Jimmy Carter qui observe la voie pacifique de la diplomatie outre-atlantique. Autant dire que ça gueule à la Maison blanche. Ceci dit, Bushitor a le feu vert du congrès et du Sénat US, pour renverser le régime de Saddam Hussein si nécessaire… Ouvrez tout grand les yeux, Bush junior joue à la console, seul contre tous, qui plus est immunisé contre la CPI: Bush se veut le maître du Monde sans contreparties aucunes ! Le candidat malheureux à la présidentielle Al Gore, exprime ses craintes pour la respectabilité des USA dans le Monde: l'anti-américanisme omniprésent est en réaction d'une politique conservatrice dont une majorité d'américains ne veulent pas ! Rappelez vous que Al Gore était majoritaire en voix, si il eût été élu au suffrage universel direct, la majorité des américains auraient vu un président conforme à leurs vœux: la justice n'a pas de place entre le peuple et le renouvellement de son chef, tant il est commode d'abuser de sa légitimité !

Jimmy CarterLe 30/09/2002, l'UE a accepté que les citoyens US ne soient pas jugés pour crimes de guerre devant la Cour pénale internationale (CPI).Les ministres des Affaires étrangères des Quinze ont convenu entre eux de renoncer à extrader vers la CPI des soldats ou responsables gouvernementaux US à condition que Washington garantisse que tout Américain soupçonné de crime de guerre serait jugé aux USA. L'administration Bush exigeait une telle mesure, craignant que des citoyens US ne fassent l'objet de poursuites aux motivations politiques à la suite des opérations militaires dans les régions en crise. Le chef de la diplomatie danoise, Per Stig Moeller, qui présidait la réunion à Bruxelles, a déclaré que les accords d'extradition seraient appliqués strictement et s'est défendu d'avoir cédé à la pression de Washington. "Il n'y a pas de concession", a-t-il assuré. L'UE a déclaré qu'il n'y aurait pas d'exemption pour les mercenaires. Les ministres européens des Affaires étrangères ont convenu de laisser les pays signer des accords bilatéraux avec les USA, s'ils le souhaitent. La Grande-Bretagne et l'Italie ont déclaré qu'elles pourraient le faire mais d'autres, comme l'Allemagne, souhaitent des conditions plus strictes. Les ministres des Quinze ont déclaré qu'ils n'exempteraient aucun de leurs ressortissants d'un procès devant la CPI, premier tribunal international permanent créé pour juger les personnes soupçonnées de crimes de guerre. Il a été installé en juillet dernier à La Haye, aux Pays-Bas.

Les USA ont refusé de signer le traité qui a permis la création, en juillet, de cette Cour habilitée à juger des particuliers pour crimes graves ou contre l'humanité. Washington, qui a obtenu en juillet une exemption de poursuites d'un an en faveur des militaires US engagés dans des opérations de maintien de la paix, veut utiliser l'article 98 du traité instituant la Cour, qui permet selon les USA de conclure des accords bilatéraux leur accordant l'immunité. Quelques pays, dont la Roumanie, Israël, le Timor oriental et la Micronésie, ont accepté de conclure de tels accords. Mais le Parlement européen, les organisations de défense des droits de l'Homme et plusieurs pays de l'UE ont protesté, même si l'Italie et le Royaume-Uni font bande à part. Les chefs de la diplomatie européenne doivent donc trouver un terrain d'entente et, selon des diplomates, ils devaient accepter en grande partie les demandes US sur la CPI en leur accordant une relative immunité dans le cadre d'accords bilatéraux, tout en préservant une unité de façade. "La chose la plus importante maintenant, c'est d'avoir une position commune de l'UE parce qu'autrement, il sera très difficile d'avoir une politique étrangère commune", a déclaré la ministre suédoise, Anna Lindh, à son arrivée à Bruxelles. Les Quinze devraient se replier sur une position médiane en arrêtant trois critères à respecter par les pays qui concluent des accords bilatéraux avec les USA. L'immunité ne doit pas s'appliquer aux ressortissants de l'UE (clause de non-réciprocité), elle ne peut, comme le demandent les USA, bénéficier à tous leurs ressortissants mais seulement à leurs diplomates et à leurs soldats participant à des opérations de terrain et il ne peut y avoir impunité.

Un soldat américain soupçonné de crimes contre l'humanité en Bosnie devrait donc être jugé par un tribunal US. Les USA n'ont pas accepté toutes ces conditions, refusant notamment de n'accorder l'immunité qu'à une partie seulement de leurs ressortissants. Selon des diplomates, Washington ne veut pas qu'un de ses anciens secrétaires d'État soit un jour arrêté en Europe et envoyé devant la CPI. D'autres sujets de divergences transatlantiques avec les USA seront également évoqués par les Quinze.

Richard Boucher Le 02/10/2002, les USA ont jugé que la décision de l'UE d'autoriser des accords sur l'immunité des diplomates et militaires US devant la CPI était "positive", mais Washington va continuer de réclamer que tous ses ressortissants soient exemptés."L'approche que les ministres (des Affaires étrangères de l'UE) ont prise, autorisant les pays à titre individuel à négocier des accords, constitue une voie positive et constructive", a déclaré le porte-parole du département d'Etat, Richard Boucher (qui porte bien son nom pour sa sale besogne). M. Boucher a toutefois ajouté que Washington "n'était pas d'accord avec certains éléments" contenus dans le document adopté par les chefs de la diplomatie de l'UE. Les USA, a-t-il déclaré, vont notamment continuer de réclamer, lors de négociations pays par pays, que l'immunité soit accordée à tous les ressortissants US, et pas seulement, comme mentionné dans la décision européenne, aux militaires et aux diplomates. M. Boucher a également estimé que le modèle d'accord de dérogation que les USA proposent partout dans le monde, et qu'une douzaine de pays ont déjà signé, était parfaitement compatible avec les statuts de la CPI.

Washington est donc un adversaire résolu de la CPI, dont il n'a pas ratifié le traité, à l'inverse de l'UE qui en est l'un des principaux partisans. Le compromis auquel les Quinze sont parvenus à Bruxelles vise à ne pas fermer la porte à Washington, sans toutefois céder à toutes les demandes US pour éviter de fragiliser la CPI. Les ministres des Affaires étrangères de l'UE ont également préservé une façade unitaire pour permettre à la Grande-Bretagne et l'Italie de signer de tels accords, comme ces deux pays en ont exprimé le souhait. Cette position des Quinze ne représente "pas une concession et ne mine pas l'esprit de la CPI", tout en "tenant compte autant que possible des préoccupations américaines", a affirmé le chef de la diplomatie danoise, Per Stig Moeller, dont le pays assure la présidence tournante de l'UE. Les Berlusconi & Bushinstructions de l'UE prévoient notamment qu'une éventuelle immunité ne couvrira qu'aux titulaires d'un "statut diplomatique" ou "des personnes présentes sur le territoire d'un État" où elles auraient été envoyées par leur pays d'origine, par exemple des militaires participant à des opération de paix.

Les Quinze ont en revanche rejeté le principe d'impunité, en demandant que tout accord avec les USA ou un autre pays prévoie que l'auteur d'un crime puisse faire l'objet de "poursuites adéquates" dans son pays s'il ne comparaît pas devant la CPI. Douze pays seulement ont signé des accords d'immunité avec Washington en deux mois d'intense campagne diplomatique US sur ce sujet: Afghanistan, République dominicaine, Timor oriental, Honduras, Israël, les îles Marshall, Mauritanie, Micronésie, Palau, Roumanie, Tadjikistan et Ouzbékistan.


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