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1ère Chronique

Micro...procès...soft !

Kritix, le Monday 18 November 2002 - 2034 consultations - Commenter la chronique

Microsoft ne connaît pas la crise ! Le Bush - Gates fait merveille de l'impérialisme américain ! Avec l'arrogance qu'on lui connaît, Microsoft a annoncé le 18 octobre dernier, avoir plus que doublé son bénéfice net au premier trimestre, dépassant les prévisions prudentes de Wall Sreet, à la faveur d'un nouveau programme de licences et des ventes des distributeurs.

Cependant, Bill Gates jète l'éponge sur la préservation de sa position monopolistique dans les systèmes d'exploitation. Le logiciel libre "Linux" gagne des parts de marché et devient une concurrence réelle pour le système d'exploitation "Windows".

Le premier éditeur mondial de logiciels a également revu en hausse ses prévisions de chiffre d'affaires et de bénéfices pour l'exercice plein au vu de ses performances du premier trimestre. Microsoft fait état d'un bénéfice net de 2,73 milliards de dollars, soit 50 cents par action, au trimestre clos le 30 septembre, contre 1,28 milliard (23 cents) sur la période correspondante de 2001 au cours de laquelle il avait passé une charge de 20 cents pour des dépréciations d'investissements. Microsoft avait prévu il y a trois mois un bénéfice de 42 ou 43 cents par action pour son premier trimestre. "Les résultats du premier trimestre sont exceptionnellement bons et dépassent nos prévisions", fait valoir John Connors, directeur financier du groupe. "Au cours de ce trimestre, davantage de clients ont adopté nos programmes de licence que nous l'anticipions". Le chiffre d'affaires ressort à 7,75 milliards, contre 7,0-7,1 milliards prévu par Microsoft, et 6,13 milliards un an plus tôt.

Les analystes anticipaient en moyenne un bénéfice de 43 cents par action et au maximum de 46 cents, pour le premier trimestre, selon Thomson First Call. Pour son deuxième trimestre, Microsoft table sur un bénéfice de 45 ou 46 cents et sur un chiffre d'affaires compris entre 8,5 et 8,6 milliards de dollars. Pour l'exercice qui court jusqu'à juin 2003, le groupe anticipe un chiffre d'affaires de l'ordre de 32,2-32,6 milliards, avec un bénéfice par action de 1,89-1,95 dollar, contre 1,90 attendu en moyenne par les analystes. L'embellie des résultats provient d'un nouveau programme basé sur une sorte d'abonnement qui encourage les clients des entreprises à payer des frais annuels pour accéder au logiciel dernier cri, plutôt que de se demander s'ils doivent réactualiser une nouvelle version de Windows, Office, ou d'autres programmes de Microsoft.

La facturation a suscité des plaintes parmi les clients, car les logiciels reviendront en fin de compte plus cher à certains d'entre eux. Le directeur général de Microsoft Steve Ballmer a reconnu que le nouveau système dérangeait une partie des clients en particulier dans le difficile contexte actuel des dépenses des entreprises. Les analystes voulaient tout particulièrement voir l'évolution du chiffre d'affaires enregistré mais non encore comptabilisé à la suite de la nouvelle politique de licences. Microsoft affiche un chiffre d'affaires non encore comptabilisé de 9,1 milliards de dollars à la fin septembre contre 7,7 milliards fin juin. Au premier trimestre, 23% du total provient de la comptabilisation d'une partie du chiffre d'affaires qui ne l'avait pas encore été jusque-là. La trésorerie de Microsoft approchait de 40,5 milliards de dollars à la fin du trimestre. Microsoft a également donné un aperçu de sa santé financière en dehors de son métier de base des logiciels.

Toutes les branches du groupe affichent des taux de croissance à deux chiffres, en données ajustées après la cession cette année de l'activité de voyagiste de MSN, Expedia. La division-phare qui comprend le système d'exploitation de Windows pour les ordinateurs personnels de bureau a vu son chiffre d'affaires augmenter de 33% à 2,85 milliards de dollars. MSN, la gamme de produits et de services liés au web et destinés au grand public, a réalisé un chiffre d'affaires de 427 millions de dollars contre 430 millions un an plus tôt, mais en hausse de 23% après avoir pris en compte la vente d'Expedia. Le chiffre d'affaires du pôle de divertissement, dont la console de jeux Xbox est le produit phare, a augmenté de 82% à 485 milliards de dollars.

L'attorney general John Ashcroft s'est dit "satisfait" de la décision de la juge Kollar-Kotelly d'entériner l'accord à l'amiable conclu en novembre 2001 entre Microsoft, le département de la Justice et neuf États américains dans le procès anti-trust contre le géant du logiciel, le 2 novembre 2002. La juge Colleen Kollar-Kotelly a entériné l'accord à l'amiable conclu en novembre 2001 entre Microsoft, le département de la Justice et neuf États américains dans le procès antitrust contre le géant du logiciel. La magistrate fédérale a rejeté les propositions de neuf autres États américains qui récusaient cet accord, l'estimant trop peu contraignant pour empêcher Microsoft de maintenir illégalement son monopole sur les systèmes d'exploitation Windows et d'utiliser sa position dominante dans d'autres secteurs informatiques. La Californie, le Connecticut, la Floride, l'Iowa, le Kansas, le Massachussetts, le Minnesota, l'Utah et la Virginie occidentale demandaient des sanctions plus sévères. La magistrate a estimé que les demandes des États plaignants "ne présentaient que peu, voire pas du tout, de justification légitime car ces sanctions, et dans la plupart ces cas ces propositions, ne sont fondés sur aucune analyse économique". "Microsoft a perdu toutes les batailles et il a gagné la guerre", commente Shane Greenstein, professeur spécialisée dans les entreprises technologiques à la Kellogg Graduate School of Management. "Il semblerait que tous les points litigieux aient trouvé leur solution dans un sens qui soit favorable à Microsoft (...) je pense que si l'on fait le bilan de cette affaire, Microsoft a gagné", ajoute Brendan Barnicle, analyste financier spécialisé dans les logiciels chez Pacific Crest Securities.

Cette décision marque la fin d'une action en justice entreprise en 1998, sous l'administration Clinton, à moins d'un appel des États plaignants qui n'ont pas fait part de leurs intentions. Le numéro un mondial des logiciels avait été reconnu coupable en appel, en juin 2001, d'abus de position dominante sur le marché des systèmes d'exploitation. Le juge avait alors demandé la scission en deux parties de la société, ce qui avait été annulé par une juridiction supérieure. Le dossier avait alors été transmis à la juge Colleen Kollar-Kotelly avec mission de décider des sanctions nécessaires. A la demande de la magistrate, un accord à l'amiable avait été conclu en novembre 2001 entre Microsoft, l'État fédéral et la moitié des États initialement plaignants.

L'accord signé alors permet aux constructeurs d'ordinateurs d'utiliser plus facilement des logiciels concurrents de ceux de Microsoft en leur donnant le droit de cacher des icônes Microsoft sur l'écran d'accueil du système d'exploitation Windows. Microsoft se voit interdire d'appliquer des mesures de rétorsion contre les fabricants de PC qui choisissent des logiciels concurrents et également interdire de conclure des accords d'exclusivité en faveur de ses logiciels. Selon les termes de l'accord, Microsoft devra vendre son système Windows au même prix à tous les constructeurs informatiques, mais des rabais pourront être consentis en fonction du volume d'achat de licences Windows. L'attorney general John Ashcroft s'est dit "satisfait" de la décision de la juge Kollar-Kotelly. "Le département (de la Justice) est satisfait de la décision du tribunal qui approuve l'accord du département avec Microsoft", a-t-il déclaré dans un communiqué publié quelques minutes après l'annonce de la décision. "Cette décision confirme que le jugement final sert l'intérêt public en résolvant pleinement et efficacement la conduite illégale de Microsoft et en rétablissant les conditions de la concurrence dans le secteur du logiciel informatique", a-t-il ajouté.

Le département de la Justice s'engage à s'assurer que Microsoft applique les conditions de l'accord et continuera à surveiller son application, a-t-il poursuivi. Microsoft a annoncé pour sa part prendre le temps d'examiner la décision de justice et n'avoir aucun commentaire à faire dans l'immédiat. Une porte-parole de l'éditeur, Stacy Drake, a déclaré que la société préparait une réponse complète à la décision.


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