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Thursday  19 October  2017
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1ère Chronique

Jaune Chine rouge ancré !

Kritix, le Monday 25 November 2002 - 3381 consultations - Commenter la chronique

Chine jaune…mais rouge surtout et toujours…? Ces chinois ne sachant plus chiner le petit livre rouge de père MAO, s'en vont par les ornières occidentales braver les puissants sur leurs terres…

Chine s'échine ? Observez comment cette Chine rejeta l'omnipotence de la firme Microsoft et comment elle modèle une partie de l'Internet, en censurant toute contenu médiatique portant préjudice à l'intégrité du régime de Pékin.

A ce formidable balancier scandant un rythme nouveau à la mondialisation, la Chine reste belle et bien communiste contre vents et marées, mettant au pas le président américain Bush en lui donnant des marchés économiques et lui garantissant son aide pour surveiller le programme nucléaire de la Corée du Nord qui reste communiste.

Drapeau chinois
© kritix.com

Ainsi, Jiang Zemin déroule-t-il le tapis rouge aux capitalistes… Le président chinois a esquissé le 8 novembre, dans son discours d'ouverture du XVIe congrès du PCC, un projet visant à pérenniser le pouvoir du Parti communiste grâce à l'absorption dans ses rangs de capitalistes jadis honnis par le régime. La grand-messe du communisme chinois, à laquelle ont participé pendant six jours 2.114 délégués, a débouché sur une passation du pouvoir à une génération de nouveaux dirigeants chargés de piloter le parti dans le XXIe siècle. Ces assises consacreront notamment le retrait de la tête du parti de Jiang, secrétaire général du PCC, au profit du vice-président de la Chine Hu Jintao, un "jeune" âgé de 59 ans. Prenant la parole au Palais du peuple sur fond d'une bannière décorée du marteau et de la faucille, Jiang a toutefois exclu l'instauration d'une démocratie pluraliste à l'occidentale. Il a également affirmé que les paysans et les ouvriers, qui furent les artisans de la Révolution maoïste de 1949, ne seront oubliés par le parti. Aux délégués, il a souligné que le PCC devait s'adapter aux mutations économiques qui ont provoqué l'émergence d'une classe moyenne exigeante et le licenciement de millions de salariés et accentué la fracture socio-économique entre les villes et les campagnes. "Il faut que nous allions de l'avant, faute de quoi nous serons à la traîne", a lancé l'orateur, vêtu d'un costume sombre agrémenté d'une cravate rouge et flanqué de la hiérarchie chinoise, dont son successeur probable à la tête du parti. "Être en phase avec l'époque" et "innovation" furent les maîtres-mots de l'intervention de Jiang. "Notre capacité à réaliser ou non cela pèsera sur l'avenir et les destinées du parti et de l'État", a-t-il souligné. "Il s'agit d'une plate-forme solide pour mettre en oeuvre des réformes économiques et continuer à élargir les assises et l'appel au parti", a commenté un diplomate occidental à propos de ce discours. Jiang, qui est âgé de 76 ans, devrait continuer à tirer les ficelles en coulisses une fois qu'il aura passé la main à Hu ainsi qu'à la "quatrième génération" de dirigeants chinois après le président Mao Zedong, Deng Xiaoping et lui-même.

La nouvelle direction a été formée dans le plus grand secret mais selon des sources chinoises, Jiang a placé des alliés sûrs aux postes-clés et prendra place au panthéon communiste grâce à l'inclusion de sa théorie sur la réforme du parti dans les statuts de ce dernier. Rompant avec la tradition, il a fait le bilan de ses 13 années de pouvoir, à partir de la répression du "printemps de Pékin" de juin 1989, au lieu de l'inventaire des cinq dernières années depuis le dernier congrès. Et l'orateur, dont on disait il y a quelques mois qu'il traînait les pieds à l'idée de passer la main, n'a pas lu la totalité du texte de son intervention - un aveu, d'après certains journalistes chinois, de son état de santé déclinant. "Prononcer un discours de trois heures debout à la tribune est éprouvant, y compris pour un jeune", a expliqué un journaliste.

Jiang s'est appesanti sur son discours prononcé le 1er juillet 2001 à l'occasion du 80e anniversaire du PCC à l'occasion duquel il avait proposé d'admettre en son sein des chefs d'entreprises privées - une suggestion qui lui avait valu à l'époque des critiques de la "vieille garde" du parti. "Nous devrions admettre dans les rangs du parti des éléments avancés venant d'autres strates sociales qui acceptent le programme et les statuts du PCC", a-t-il lancé. Il a précisé que ces nouvelles "strates sociales" comprenaient des entrepreneurs privés, des salariés de sociétés à capitaux étrangers ainsi que des membres des professions libérales et des travailleurs indépendants. Jiang a également repris le slogan du Grand timonier invitant, dans un geste apparent d'ouverture politique, à "laisser cent fleurs s'épanouir et cent écoles de pensée s'affronter". Il a exhorté les délégués à observer la théorie des "trois représentativités" autorisant pour la première fois des capitalistes à adhérer au parti dans un pays où le secteur privé prend une place de plus en plus importante. Le PCC doit principalement recruter ses membres "parmi les travailleurs, les paysans, les intellectuels, les militaires et les cadres", a souligné Jiang. Il a également averti que si les membres du parti ne sévissaient pas contre la corruption, les liens étroits entre le PCC et les Chinois en pâtiraient "et le parti risquerait de perdre sa position dirigeante et pourrait courir à l'autodestruction". Jiang a par ailleurs appelé à la modernisation des forces armées. "Nous soutenons le combat contre le terrorisme sous toutes ses formes", a-t-il ajouté. "Il est impératif de renforcer la coopération internationale à cet égard, de s'attaquer à la fois aux aspects et aux racines du terrorisme, d'empêcher et de combattre les activités terroristes et de travailler dur pour éliminer le terrorisme à sa racine". Le président chinois a notamment promis d'éradiquer les "cultes malveillants", une formule généralement utilisée pour qualifier la secte du Falun Gong (Roue de la loi), interdite. Au plan international, il a estimé que la Chine et Taïwan devaient mettre de côté leurs divergences idéologiques pour reprendre les discussions, tout en défendant le droit de Pékin à recourir à la force contre l'île que Pékin considère comme une province rebelle. A Taipeh, les autorités se sont déclarées disposées à engager des discussions avec Pékin, tout en rejetant toute condition préalable à d'éventuels pourparlers.

Asie
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La Chine a confirmé le 14 novembre que le président Jiang Zemin abandonnait le secrétariat général du Parti communiste chinois (PCC), passant le flambeau à une nouvelle génération menée par le vice-président Hu Jintao. "La direction centrale du parti a réalisé avec succès la transformation de l'ancien en nouveau", a dit Jiang dans un discours clôturant le congrès. L'agence Chine nouvelle a précisé que Hu, 59 ans, était le seul des sept membres du Comité permanent actuel à avoir été réélu au Comité central au terme d'un congrès historique marquant la première succession ordonnée du PCC depuis sa prise du pouvoir en 1949. Seuls les membres du Comité central peuvent prétendre siéger au Comité permanent du Bureau politique, l'organe suprême du pouvoir en Chine. La dépêche de l'agence Chine nouvelle est la première confirmation officielle de la passation de pouvoir entre Jiang, qui doit se retirer de la présidence du pays en mars, et une nouvelle équipe. Mais selon des sources chinoises proches du parti, Jiang, 76 ans, a placé au moins quatre de ses protégés dans le nouveau Comité permanent, qui passera de sept à neuf membres, dont six de son bord. Le choix des élus, décidé à huis clos par les sortants, est un secret farouchement gardé et qui fait donc l'objet de toutes les conjectures des mois durant par les membres du parti, par les observateurs et les diplomates.

Hu conservera son siège au Comité permanent et succédera à Jiang en tant que secrétaire général, le poste à responsabilités le plus important en Chine. Il apparaissait comme le successeur désigné de Jiang lorsqu'il devint le membre le plus jeune du Comité permanent en 1992. Jiang s'est assuré un siège pour son principal protégé et homme-lige, Zeng Qinghong, qui avait démissionné d'une division du parti le mois dernier, disent des sources chinoises et des analystes. Il est probable que Zeng, 63 ans, prendra la tête du Secrétariat, qui gère les affaires courantes du parti. Le vice-Premier ministre Wen Jiabao, 60 ans, est assuré de siéger au Comité permanent, appuyé par le Premier ministre Zhu Rongji, 74 ans. Le président du Parlement Li Peng, 74 ans, a négocié un siège pour son propre protégé, le chef de la sécurité intérieure Luo Gan, 67 ans, qui dirigera sans doute la Commission centrale d'inspection de la discipline, l'organisme chargé de combattre la corruption. Les autres candidats pour le Comité permanent, qu'ils soient de sept ou neuf membres, nourrissent tous des liens étroits avec Jiang, soit par amitié personnelle ou en tant que membres du "Gang de Shanghaï", nés dans le centre financier de la Chine ou y ayant exercé des responsabilités. Huang Ju, 64 ans, qui a démissionné de la représentation du parti à Shanghaï en octobre, devrait rejoindre la nouvelle équipe pour présider le Congrès national populaire, le Parlement chinois, en 2003. L'ex-chef du PCC à Pékin, Jia Qinglin, 62 ans, devrait lui aussi siéger au Comité permanent, bien qu'éclaboussé par un scandale de contrebande dévoilé dans la province du sud-est de Fujian. Il est probable qu'il occupera une responsabilité de second ordre, comme président de la Conférence consultative qui conseille le Parlement. Autre élu probable au Comité permanent, le vice-Premier ministre Wu Bangguo, 61 ans, dont la candidature est également évoquée à la présidence du Parlement. Si le Comité permanent passe à neuf membres, les deux postes supplémentaires pourraient être occupés par deux autres proches de Jiang: Li Changchun, 58 ans, chef du parti dans la province méridionale de Canton, et Wu Guanzheng, 64 ans, patron du PCC dans la province orientale de Shandong. Au vu du nombre impressionnant d'alliés qu'il a placés aux plus hautes instances dirigeantes du pays, Jiang peut être assuré de pouvoir conserver son pouvoir en coulisses et de protéger ses intérêts familiaux après son départ, disent les sources.

Hu Jintao, désigné il y a dix ans pour prendre un jour les commandes de la Chine, a donc accédé le 15 novembre 2002, à la plus haute marche du régime communiste mais reste sous la surveillance étroite du président Jiang Zemin qui ne prend qu'une semi-retraite.Hu Jintao, 59 ans, apparatchik réputé brillant et peu connu du grand public, a été élu secrétaire général du parti communiste chinois (PCC), à la place de Jiang, 76 ans. Jiang Zemin et la vieille garde au pouvoir depuis une décennie s'étaient retirés de la direction communiste pour laisser la place à une nouvelle génération, à l'issue du 16ème congrès du parti. Campagne de rajeunissement en coupe réglée bien ordonnée à la baguette (chinoise !), menée par le PCC … La cérémonie de présentation des nouveaux membres du bureau politique du Parti communiste chinois (PCC) au Grand palais du peuple à Pekin: Hu Jintao, Wu Bangguo, Wen Jiabao, Jia Qinglin, Zeng Qinghong, Huang Ju, Wu Guanzheng, Li Changchun et Luo Gan. Le Politburo s'est élargie à 24 membres, contre 22 précédemment, et s'est quelque peu rajeuni à l'occasion du XVIe Congrès du Parti communiste chinois.

Géopolitique
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La nouvelle instance compte une femme, Wu Yi, une première depuis la nomination de la veuve de Chou En-lai en 1982. "Nous n'allons pas décevoir la confiance de l'ensemble du parti ni les espoirs du peuple à travers le pays", a déclaré Hu Jintao en présentant, un par un devant les caméras de télévision les huit autres membres de la nouvelle direction tout juste formellement élue. Une équipe visiblement concoctée par Jiang Zemin, toujours président de la république, et qui a par ailleurs été confirmé dans ses fonctions de chef des armées après avoir fait modifier la veille la charte du parti pour y faire entrer son "importante pensée". Au regard de cette forte influence de la part de l'homme qui a dirigé la Chine pendant les treize dernières années, la plupart des analystes ont immédiatement promis des jours difficiles à Hu Jintao, choisi en 1992 par le patriarche Deng Xiaoping."Tout cela n'est pas très bon. Jiang a promu nombre de ses protégés au comité permanent", a commenté Cheng Li, chercheur au Centre Woodrow Wilson de Washington DC. "Ce n'est pas Hu qui a composé l'équipe", affirme un diplomate, ajoutant : "c'est je te tiens par la barbichette". "Cette situation risque d'entraîner une lutte sérieuse pour le pouvoir. En plus, certains des nouveaux dirigeants ne sont pas populaires", estime même le le professeur Cheng."Beaucoup d'alliés de Jiang, cela signifie que les anciens vont conserver une influence", a commenté Paul Harris, politologue de l'Université Lingnan à Hong Kong, insistant sur le poids de la "clique de Shanghai", protégés de Jiang lui même ancien patron de la grande métropole de l'est, au sein du comité permanent. Jiang a réussi aussi à imposer dans le cénacle son plus fidèle conseiller, Zeng Qinhong.

La moyenne d'âge du nouveau comité permanent, 62 ans, n'a d'ailleurs baissé que de trois ans par rapport à celle du précédent comité formé en 1997.Derrière Hu, a été placé Wu Bangguo, ancien patron de Shanghai et futur président du parlement. Wen Jiabao, le nouveau numéro trois, est vice-premier ministre et devrait remplacer en mars l'actuel chef du gouvernement Zhu Rongji. A la quatrième place se trouve Jia Qinglin, un proche du président Jiang Zemin. A la cinquième place arrive Zeng Qinghong, suivi par Huang Ju, Wu Guanzheng, Li Changchun et Luo Gan. La précédente direction ne comportait que sept membres.

Sans enthousiasme, les habitants de Pékin semblaient plutôt satisfaits de l'arrivée de Hu Jintao au pouvoir, estimant que l'ancienne génération avait bien fait de se retirer, mais beaucoup admettaient ne pas bien le connaître.

Un clou chasse l'autre, le PCC semble se jouer des faux-semblants capitalistes et dans l'ambiguïté toute bridée d'un casse-tête chinois, l'Empire du Milieu commencent à s'établir comme la première puissance mondiale pour supplanter un occident qui semble avoir perdu de son éclat: autour de 2010 la Chine donnera au Monde ses instructions pour le meilleur et pour le pire !


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