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2ème Chronique

Bush acier sa branche-UE !

Kritix, le Monday 16 September 2002 - 1635 consultations - Commenter la chronique

La mer océane n'est plus le pacifique vecteur économique du G8, depuis une semaine. Mais revenons d'abord sur ce qui se passa autour du 15/03/2002.
       L'Union Européenne riposta à la décision américaine sur l'acier, suite à l'annonce péremptoire de Bush, décidant de surtaxer l'acier importé ! Les USA imposèrent des droits allant jusqu'à 30% sur l'acier . L'UE y a vivement réagit le 05/03/ 2002. Les principaux pays producteurs d'acier, réunis à Paris dans le cadre de l'OCDE, ont annoncé leur intention de réduire de 124 à 128 millions de tonnes, d'ici 2005, les capacités de production mondiales annuelles. Cette nouvelle avancée dans les négociations représente un bond de 14 % par rapport aux objectifs précédemment fixés. Cette décision fut entérinée les 18 et 19 avril, lors de la réunion suivante, de ces pays. Cette concertation, entamée l'année dernière, se poursuivit alors que les États-Unis, qui estimaient de leur côté à quelque 200 millions de tonnes les surcapacités mondiales, ont pris voici une semaine la décision d'imposer des taxes allant jusqu'à 30 % sur les importations d'acier. Ces mesures ont provoqué une réaction en chaîne de la part des pays producteurs, qui déposèrent tour à tour des plaintes devant l'OMC. Après l'UE, la Chine a saisi à son tour l'Organisation Mondiale du Commerce, dont elle est membre depuis dix mois, en demandant une consultation rapide avec les USA, afin d 'exiger des compensations.
       La mise en place de ces nouveaux tarifs douaniers américains devint effective le 4 avril 2002. Et ce, sans autres mesures de rétorsions étrangères, pour le moment…

Depuis le 13/09/2002, la Commission européenne a publié la liste des produits américains que l'UE pourrait frapper de droits de douanes prohibitifs si Washington ne met pas fin à un mécanisme de subvention à l'exportation jugé illégal par l'Organisation mondiale du commerce (OMC). L'OMC a définitivement condamné le 3O août dernier les "Foreign sales corporation" (FSC), un système discriminatoire de détaxation des entreprises exportatrices américaines.
       Les juges de Genève ont donné à l'UE le droit de prendre des sanctions pour un montant de 4,043 milliards de dollars par an sous la forme de droits de douanes de 100% sur des produits américains de son choix tant que les États-Unis n'auront pas mis leur législation en conformité avec ce jugement.
       L'administration Bush a annoncé qu'elle entendait se plier aux injonctions de l'OMC, mais le Congrès se montre réticent et certaines entreprises bénéficiaires des FSC, dont Boeing, ont annoncé qu'elles licencieraient du personnel si ces avantages fiscaux disparaissaient du jour au lendemain.
       Même si l'UE et les États-Unis veulent éviter une guerre commerciale aux conséquences incalculables en période de morosité économique, la publication par l'UE de la liste de sanctions possibles permet de maintenir la pression sur les États-Unis et de préparer le terrain dans l'Union. "Il est évident, toutefois, que si le processus de mise en conformité ne donne pas de résultats à brefs délais, la Commission n'hésitera pas à proposer l'adoption de contre-mesures," a déclaré dans un communiqué le commissaire européen au Commerce extérieur, Pascal Lamy.
       La liste publiée au journal officiel de l'UE concerne toute une série de produits, de la viande aux agrumes en passant par le charbon de bois, le coton, les perles naturelles et les métaux. Elle est beaucoup plus large que le montant des sanctions autorisé par l'OMC, puisqu'elle couvre 14 milliards de dollars. Cela permettra aux industriels européens d'introduire dans les 60 jours, soit avant le 12 novembre, des demandes d'exclusion afin de retirer certains produits de la liste.
       L'objectif est d'éviter une rupture d'approvisionnement de certaines entreprises européennes dépendantes des produits importés des États-Unis. "Il faut donner l'absolue priorité à la désescalade", a déclaré Xavier Durieu, président d'Eurocommerce, un groupe qui représente 4,5 millions de détaillants et qui emploie 22,5 millions de personnes dans l'UE.
       En outre, pour minimiser les effets négatifs que des sanctions pourraient causer à l'industrie européenne, la Commission n'a retenu que les produits pour lesquels les importations effectuées des USA pour chacun d'eux représentent 20% au maximum du total des importations de l'UE.
       Une fois le processus de sélection achevé et si les USA ne se sont toujours pas mis en conformité, la Commission consultera les Quinze avant de transmettre la liste à l'OMC et de déclencher les sanctions.

Ceci est donc l'histoire d'une Amérique qui ne targue de néo-libéralisme sans en user: faites ce que je dis, mais pas ce que je fais ! En attendant la suite, la balle est dans le camp américain…


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